Choses à faire

Présenté une première fois en 2021, Fierté littéraire récidive avec son deuxième Salon du livre queer les samedi 4 et dimanche 5 février au Théâtre La Comédie de Montréal, dans le Village. Sous le thème « Quand lire rime avec queer », ce Salon sera co-présidé par Dimani Mathieu Cassendo, artiste de la narration visuelle et Jonathan Bécotte, auteur.
Une trentaine d’auteurs, autrices et autaires de divers styles littéraires (poésie, roman, essai, etc.) sont attendu.e.s lors des deux jours lors de séances de dédicaces dans la salle, ainsi que lors de la programmation variée sur scène, explique Denis-Martin Chabot, qui est auteur et directeur général de Fierté littéraire.

Denis-Martin Chabot
Denis-Martin Chabot


En entrevue, Denis-Martin explique que « C’est une belle occasion de se réunir et de célébrer la littérature queer. C’est un salon qui est ouvert à tout le monde, les hétéros sont les bienvenus. On désire qu’ils découvrent, justement, la littérature queer, la BD, les romans, etc., et tout l’aspect de l’imaginaire de nos communautés. On veut que le public vienne à la rencontre des auteurs, autrices et autaires. Notre littérature va au-delà que de simplement raconter des histoires de coming out, elle parle de l’imaginaire et d’une variété de sujets. »
On y présentera des discussions sur l’univers du fantastique et de la science-fiction ainsi que sur les livres graphiques, deux thèmes jusque-là jamais abordés dans les activités de Fierté Littéraire, ajoute Denis-Martin. On pourra y assister en matinée, pour le volet enfants, aux Heures du conte, une avec Jessie Précieuse et l’autre avec RV Métal et Rock Bière. Des ateliers de dessin les attendent aussi avec Jade Armstrong, bédéiste. Des entrevues seront réalisées avec les co-présidences d’honneur et deux lectures publiques seront tenues en fin de journée (en français le samedi et en anglais le dimanche).
Il y aura également lancement du tout dernier recueil de textes du concours de Fierté littéraire de 2021, par Denis-Martin Chabot, intitulé Bas les masques, le 4 février, dès 14 h.
Les activités sur scène seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube @fiertelitteraire8239.
Il s’agit d’un événement gratuit, mais une contribution volontaire suggérée de 5 $ est appréciée.

Le Salon Fierté littéraire 2023 est présenté avec l’aide financière du Conseil des arts de Montréal.
Programmation complète : facebook.com/FierteLitteraire
Fierté littéraire est un OBNL culturel et communautaire qui organise des activités littéraires, notamment pendant le Festival Fierté Montréal. D’autres activités thématiques sont tenues pendant le reste de l'année.

Salon du livre de Fierté littéraire
4 et 5 février de 10 h à 17 h
Théâtre La Comédie de Montréal
1113, boul. de Maisonneuve Est, Montréal
Entrée gratuite (contribution volontaire suggérée)

Le MAI (Montréal, arts interculturels) donnera son coup d'envoi à l'année du 25 au 28 janvier avec « rock bottom », un spectacle inédit et franchement unique!

Atteindre le rock bottom, ça fait quoi sur le corps ? Pensant le mouvement par et à partir du cul, cette performance convie l’audience à explorer des zones enfouies de leur intériorité. Un désir de se raconter malgré l’humiliation, faire du fond du baril un espace de connexion. Une performance de mouvement qui forme un intestin des gut feelings d’Emile Pineault et de Gabriel Cholette.

Rock Bottom Cholette
Dans cette première collaboration entre danseur et chorégraphe Emile Pineault et l'auteur de Les carnets de l'underground, Gabriel Cholette, rock bottom associe texte, danse et performance pour explorer le concept de bottomness en lien avec la sexualité et le fait d’atteindre le fond du baril. Cette performance de découverte de soi est motivée par un désir de s'émanciper et d'explorer la libération qui surgit après avoir atteint le rock bottom. De l'intestin à l'anus, rock bottom est ancré dans une chorégraphie vulnérable qui explore notre propre intériorité et les sentiments qui émergent de l'intérieur.

« Comment conjuguer la chorégraphie et le texte ? Comment le langage du corps rencontre-t-il celui de l'esprit ? Après avoir travaillé pendant deux ans sur le matériel chorégraphique, j'ai pensé à faire de 'rock bottom' un spectacle solo sur scène, mais avec la voix de Gabriel figurant en filigrane, comme l'écho des hookups du passé et des rencontres personnelles. Cela a créé quelque chose d'unique que j'ai hâte de faire découvrir à tous. » écrit Emile Pineault.

À propos des créateurs:

• Emile Pineault fait ses premiers pas dans le cirque, à l'âge de 4 ans, pour ensuite étudier à l’École nationale du cirque et se produire sur la scène internationale.
• La précédente performance d'Emile, More-Than-Things, a bénéficié de résidences de création au fabrik Potsdam (Allemagne) et au Kunstencentrum BUDA (Belgique), entre autres
• « rock bottom » est la première grande collaboration performative de Gabriel Cholette
• Une voix essentielle de la littérature LGBTQ+ québécoise, Gabriel s'est fait remarquer avec son livre acclamé Les carnets de l'underground, qui constitue une chronique sans tabou de la scène des clubs queers à New York, Berlin et Montréal
• Titulaire d'un doctorat en littérature médiévale, Gabriel enseigne la création littéraire à l'Université de Montréal et publie des essais engagés dans la revue Liberté
• Une discussion avec les artistes suivra la performance du vendredi 27 janvier

Mis sur la glace pendant deux ans, pandémie oblige, le festival Igloofest est de retour en force en 2023 pour célébrer sa 15e édition, toujours avec deux scènes, dans le Vieux-Port de Montréal pendant quatre fins de semaine, du 19 janvier au 11 février. Les gens de Québec et de l’Est ne seront pas laissés pour compte puisque Igloofest y tiendra un premier week end de festivités les 2-3-4 mars à la place Jean-Béliveau, en plein cœur d’ExpoCité, devant le Centre Vidéotron.
À Montréal, pour l’occasion, l’événement de musique électronique propose plusieurs nouveautés, dont les soirées Après-ski, tout au chaud dans différents lieux montréalais. Le volet familial Igloofête sera aussi présenté sur quatre samedis. Mais d’abord et avant tout, Igloofest, ce sont 12 soirées extérieures festives avec plusieurs DJ d’ici et d’ailleurs.

Igloofest TigaIgloofest Tiesto

 Le volet Après-Ski risque d’intéresser les plus frileux qui préfèrent danser bien au chaud. Les gens de la communauté gaie seront certainement intéressés par ces partys « after » à l’Auberge Saint-Gabriel, au Centre PHI, au Francesco’s, au Soubois ou encore à la Société des arts technologiques (SAT). Les organisateurs ont mis à l’affiche pas moins de 27 soirées pour les vrai guerriers du froid. Du 20 janvier au 11 février 2023, les bons beats continueront à déferler toute la nuit de 23h à 3h !

Pour le volet extérieur au Vieux-Port, les soirées du 9 et du 10 février vont certainement plaire aux habitués des « circuit partys » gais alors que les djs TIGA et TIESTO seront parmi les performeurs invités. Pour TIESTO ce sera une première participation à Igloofest.


Une première pour Québec


Après le report de la première édition d’Igloofest Québec l’an dernier, ce sera un départ des plus brillants en 2023.
Dès le jeudi 2 mars, les igloosapiens n’auront d’autres choix que de mettre fin à leur hibernation alors que la DJ et pilier montréalais Misstress Barbara s’emparera des platines afin de faire frissonner la foule. Il y a fort à parier que la communauté gaie de Québec s’y donnera rendez-vous pour voir et entendre une de leurs icônes des nuits de danse depuis plusieurs années.
Le vendredi 3 mars, les incontestés Paul Woolford, force omniprésente des pistes de danse, et X-Coast, instigateur de soirées épiques sur tous les continents, briseront la glace avant de laisser place à la tête d’affiche Diplo ; DJ et producteur de musique house, récemment nominé aux grammy pour une 8e fois et parmi les plus influents dans le monde.
Le party le plus hot de l’hiver se conclura sur une note électrisante le samedi 4 mars avec l’infaillible DJ BORING ainsi que la montréalaise Andrea de Tour, avant le passage attendu de Claptone. Impossible de rester de glace devant ces artistes illustres qui s’alterneront pendant les trois jours de festivités !
Encore une fois, les organisateurs d’Igloofest ont mis le paquet pour satisfaire même les plus exigeants des amateurs de musique électronique avec des artistes provenant de partout dans le monde.


Pour plus de détails sur la programmation et pour la billetterie :
Montréal - https://igloofest.ca/fr
Québec - https://igloofest.ca/fr/quebec/programmation


Récemment, un nouveau concept d’événement a vu le jour à La Marche à côté sur le Plateau : les soirées « Open Mic », une scène ouverte à tous, avec ou sans inscription, qu'il s'agisse d'une performance humoristique, musicale ou poétique. Certaines de ces soirées sont dirigées par un animateur, présent sur scène, comme celles orchestrées par Danny Durand, à tous les 2e samedis et 4e jeudis de chaque mois, de 19 heures à 21 heures.

Open Mic

Danny Durand est d’abord et avant tout un auteur-compositeur-interprète cumulant plus de vingt-sept ans d’expérience dans le milieu de la musique. Son répertoire est varié mais comme il le dit si bien lui-même, il a toujours éprouvé « un fort penchant pour la pop accrocheuse et surprenante qui devient vite un vers d’oreille ». Plusieurs s’entendent pour dire que son style musical se situe quelque part entre le piano rock alternatif de Tori Amos et le pop rock R&B d’Elton John.

L’institution culturelle de quartier chaleureuse et conviviale située en plein coeur du Plateau-Mont-Royal a été reprise depuis peu par une nouvelle équipe. L’institution s’est faite remarquer rapidement chez les musiciens et les amateurs de musique originale. L’établissement propose des événements variés tous les soirs de la semaine, notamment des concerts de musique, des récitals de poésie et des sessions d’improvisation musicale. La salle de spectacle, dotée d’un bar, peut accueillir une cinquantaine de personnes.

Danny a rejoint la scène de La Marche pour deux raisons : pour accroître sa visibilité dans le paysage de la musique québécoise, et pour encourager d’autres artistes d’ici, comme lui, à se faire connaître auprès du grand public.

Open Mic

Lors de chacune de ses soirées, Danny ouvre le bal avec une chanson, seul au piano, avec ou sans musique en surjeu. Puis c’est à main levée qu’il choisit celui ou celle qui montera sur scène pour offrir son talent. Évidemment, cela ne se fait pas toujours sans gêne du côté des volontaires, mais Danny trouve toujours le moyen de faciliter leur entrée sur scène : ils se dégourdissent rapidement et s’emparent du micro!

La soirée se poursuit comme elle a commencé : Danny revient au micro pour une autre prestation, puis il laisse sa place à d’autres, en boucle. L’ambiance devient alors si détendue que cela incite parfois certains artistes à monter plus d’une fois sur scène! La soirée se termine généralement par une jam-session festive ouverte à tous.

Open Mic

Danny en est à sa 4e soirée « Open Mic » qui aura lieu le jeudi 22 décembre, à partir de 19 heures. À l’instar de tous les autres événements organisés par La Marche, l’entrée est gratuite puisqu’il s’agit d’un spectacle à contribution volontaire, en espérant que cette façon de faire puisse faciliter l’accès en salle au plus grand nombre. La Marche à côté est située au 5043, rue St-Denis, Montréal.

La Marche à côté
lamarcheacote.ca
5043, rue St-Denis,
Montréal (Qc) H2J 2L8
514 742-0442

Le festival de film LGBTQ Image+Nation présente du 17 au 27 novembre 2022 plus 50 films, en présentiel et en ligne, pour souligner son 35e anniversaire. Pendant 11 jours, le festival présente sur écran et en ligne des films primés, des documentaires marquants et des courts métrages remarqués de partout sur la planète. Il y a donc de tout pour tous les goûts, des comédies romantiques aux drames, en passant par les enjeux d’ordre social.
Maintenant âgé de 35 ans, image+nation prend une nouvelle direction et devient image+nation Culture Queer : créations LGBT2SQ+ stories, mais continuera de présenter du cinéma queer par l’entremise de son festival principal et de I+N FCQSFF. « Cette expansion nous permet de créer des initiatives novatrices, dont I+N StoryLab qui souhaite aider les créateur·trice·s à raconter leurs histoires et I+N E/space LGBT2SQ+, une banque de données et salle d’exposition virtuelle en phase de développement. Le recentrage de notre mission élargit donc notre rôle au sein du paysage culturel canadien et nous offrons désormais des occasions de mentorat aux artistes queers, principalement celleux issu·e·s de communautés sous-représentées », écris la directrice de la programmation, Katerine Setzer, en page de bienvenue.

Pionnier du cinéma LGBTQ+ depuis au pays, image+nation culture queer s’engage à diffuser, promouvoir et faire découvrir les histoires et expériences de vies LGBTQ+ via les films et les productions médiatiques. « La mission d’image+nation est de représenter, de protéger et de préparer les générations contemporaines et futures des artistes queer en partageant leurs histoires aux publics d’ici, au Canada et de partout ailleurs grâce à nos initiatives en ligne », insiste Charlie Boudreau, qui occupe la direction générale du festival.
Ses créateurs se réjouissent que pendant des décennies, les cinéastes canadien.nes LGBT2SQ+ ont créé certains des films les plus intelligents et les plus inspirés du cinéma queer. « Made au Canada » met en lumière leurs talents et leurs visions. Cette année détient un nombre record de longs métrages canadiens, dont la majorité sont des premiers longs métrages. Grâce aux groupes donateurs canadiens qui reconnaissent et soutiennent la diversité de leurs programmes, 2022 voit un assaut de talents canadiens.
Dès jeudi le 17 novembre, quarante longs métrages de fiction et documentaires ainsi que 13 programmes de courts métrages présentant des œuvres de 28 pays différents seront à l’affiche dans quatre salles : Cinéma Impérial, Cinéma Moderne, Cinéma de Sève et Centre PHI. La programmation d’Image+Nation35 (I+N35) se déploie aussi en ligne partout au Québec, via la plateforme virtuelle de l’événement, une formule qui a été déployée en 2020 et 2021, pandémie oblige, et qui a connu un vif succès.


Image + Nation 2022
En ouverture, la scénariste, réalisatrice et actrice Gail Maurice présente Rosie, un premier film réconfortant qui nous mène dans la marge du Montréal des années 80 à travers le regard d’une fille autochtone devenue orpheline et de sa nouvelle famille choisie (le 18 novembre, 19h, Cinéma Impérial).

Image + Nation 2022
En clôture, Cop Secret, du cinéaste islandais Hannes Þór Halldórsson, est une comédie policière à la sauce hollywoodienne. Lorsque Reykjavik est victime d’une vague de crime, un superpolicier dans le placard et un justicier pansexuel s’unissent pour s’y attaquer, non sans se rapprocher l’un de l’autre (le 27 novembre, 19h, Cinéma Impérial). La bande-annonce ici : https://youtu.be/S6Ukq4eVyIE
Pour la programmation complète, on consulte le e-catalogue : https://issuu.com/imagenation2/docs/cat_in35_2022_hyperlinks


The Musée national des Beaux-Arts in Québec City will be presenting this fall the long-awaited retrospective of the seminal Canadian artist Evergon, born Albert Jay Lunt in 1946 in Niagara Falls, Ontario. This major exhibition will span his entire career, from 1971 to the present, with a view to shedding contemporary light on the artist’s long-term output. More than 200 works will be assembled for the first time to highlight this colourful individual and his multifaceted work.

Evergon is regarded as a genuine cultural icon in Canada. He is an artistic and social pioneer who focuses on contemporary questions concerning cultural and body diversity and diversity of identity. For nearly 50 years, the artist’s career has centred on bold photographic, technological, and aesthetic research. His always moving and occasionally irreverent striking imagery is often an extension of classical painting. The simultaneously political and sensualistic nature of his work raises questions on sexual orientation. He revisits with rare vitality genres such as portraits, landscapes, or nudes. Through collages, the art of photocopy and an entire array of exploratory photographic approaches, including the Polaroid, Evergon deepens the terms of queer masculine and feminine identity, thereby shaking up fixed ideas.

Numerous striking works underpin Evergon’s career, in particular the immense colour Polaroids from the 1980s, for which he is internationally recognized. Critics and several artistic institutions in the world have also paid tribute to his award-winning work in holography. His series devoted to his mother Margaret renews the representation of the ageing body as few artists have done and has received widespread recognition. Evergon is an immense creative force: identity, body diversity, love, desire, and ageing are at the root of his work. Like death and life, it is the latter in all its facets that the artist celebrates. Evergon grafts on to life notions of autobiographical fiction and extimity, a revelation of the intimate in the public sphere that is common today but that he explored early in his career. The artist deems all his works to be love letters.

Evergon’s concerns encompass social and artistic issues that go beyond the body’s socially constructed limitations. He thus abandons clichés by representing atypical bodies and goes beyond the canons of standardized beauty while relying on the seductive powers of photography, capable of inventing fictional worlds or theatres as is true of another major series in his career, in which he imagines the life of an entire community, that of the characters the Ramboys. Evergon continues to be in perfect synchronicity with the emancipatory challenges of photography: he has forcefully called into question the notion of the author by creating various alter egos. He disrupts the foundations of the photographic image through an astonishing baroque aesthetic and brushes aside the conventional canons of beauty by representing atypical bodies that he invests with panache.

Cumulant 50 années de carrière et plus de 1 000 expositions personnelles et collectives, Evergon est une figure qui apparaissait incontournable au sein de la programmation du MNBAQ, aux dires même de son directeur, Jean-Luc Murray..
Le mercredi 19 octobre, en conférence de presse, le commissaire de l’expo Evergon, qui sera présentée du 20 octobre 2022 au 23 avril 2023, au magnifique Pavillon Pierre-Lassonde, Bernard Lamarche, conservateur de l’art actuel (2000 à ce jour) au MNBAQ, a indiqué que qu’il était fier d’offrir une rétrospective d’Evergon, artiste photographe phare du Canada.
Le directeur général de l’institution, communément surnommée « le Musée des Plaines », parle de cette exposition comme d’une « aventure culturelle exceptionnelle et un grand privilège ». Cette exposition majeure couvrira l’ensemble de la carrière d’Evergon, de 1971 à aujourd’hui, plaçant sous une lumière contemporaine cette production au long cours. « Ce sont plus de 230 œuvres qui sont réunies pour la première fois afin de présenter ce personnage haut en couleur et son travail à plusieurs visages », a-t-il ajouté.

Evergon
Considéré comme une véritable icône de la culture au Canada, Evergon (un surnom adopté en 1975) est né Albert Jay Lunt en 1946 à Niagara Falls, en Ontario, et s’est établi au Québec il y a plus de 20 ans. Reconnu pour sa contribution singulière à l’art contemporain québécois et canadien, il s’est illustré dans la photographie mise en scène et fait figure de pionnier dans plusieurs domaines, notamment sur les plans artistique et social, en croisant des enjeux actuels concernant la diversité culturelle, corporelle et identitaire.
L’artiste maintenant âgé de 76 ans, a mené depuis près de 50 ans une carrière marquée par une recherche photographique, technologique et esthétique audacieuse. Il a produit une imagerie forte, toujours émouvante, parfois irrévérencieuse, souvent dans le prolongement de la peinture classique.


LA vérité queer en pleine face

Evergon
Evergon est une force créatrice immense : on en est saisi violemment dès l’entrée dans les salles. L’identité, la diversité corporelle, l’amour, le désir, le vieillissement sont au cœur de son travail. Il fut un militant de la première heure des droits des personnes gaies. Très tôt dans sa carrière, il a porté haut et fort la voix d’une culture homosexuelle reléguée à l’invisibilité, par l’expression d’une masculinité différente des stéréotypes habituels définis par les conventions.
Il célèbre toutes les facettes de la vie, souvent avec humour. Evergon y greffe des notions d’autofiction et d’extimité, une révélation de l’intime dans la sphère publique, courantes aujourd’hui, mais qu’il a explorées tôt dans sa carrière.
À travers le collage, l’art de la photocopie et toute une série d’approches photographiques exploratoires, dont le Polaroïd, Evergon approfondit les termes d’une identité masculine et féminine queer, secouant les perceptions trop arrêtées. Il va même inventer des personnages, comme les Ramboys, une société masculine, secrète, crééé de toutes pièces par lui. L’exposition s’ouvre d’ailleurs sur une immense photo d’un représentant de cette société aux cornes de boucm « Ramboy Offering Polaroid Of Self Exposed in Hiding ». (photo avec le Commissaire et l’artiste)
EvergonLe visiteur découvrira avec surprise une section de l’exposition présentant des images proposant des sujets plus osés, plus sexuellement explicites, qui lui rappellera une époque pas si lointaine des fameux clubs vidéos. Un beau clin d’œil des concepteurs.
La carrière d’Evergon a été portée par nombre d’œuvres saisissantes, notamment les immenses Polaroïds en couleurs des années 1980, pour lesquels il a été mondialement reconnu. Primés, ses travaux en holographie ont aussi été salués par la critique et plusieurs institutions artistiques dans le monde.
En parallèle à sa carrière artistique, il a longuement enseigné la photographie à l’Université d’Ottawa et à l’Université Concordia, à Montréal.
Une escapade au MNBAQ est un « must » pour découvrir ou encore revisiter Evergon, le photographe pour qui les œuvres sont des lettres d’amour, adressées à ses collaborateurs, amants, amoureux et modèles, à sa mère Margaret, ainsi qu’à toute personne qui regarde.

Evergon. Théâtres de l’intime.
Du 20 octobre 2022 au 23 avril 2023
Pavillon Pierre-Lassonde du MNBAQ
Québec

Invité au Salon du livre de la Péninsule Acadienne à Shippagan durant la fin de semaine de l'Action de grâce, l'historien André-Carl Vachon n'était pas peu fier de dévoiler une surprise pour le lancement de son nouveau livre qui se fera conjointement pour l'occasion avec un nouveau produit de la Distillerie Fils du Roy de Paquetville dans l'environnement inspirant du Cielo Glamping.

"Voilà! Dévoilement de la surprise! L'année dernière, j'ai approché la Distillerie Fils du Roy afin de savoir s’il avait un intérêt à commercialiser un produit alcoolisé en lien avec la sortie de mon nouveau livre "La colonisation de l’Acadie. 1632-1654".... Nous sommes très heureux de vous partager cette collaboration qui sera dévoilé au Cielo – Glamping Maritime le 8 octobre." A-t-il annoncé sur les réseaux sociaux.

Pour l'occasion, la Distillerie lancera un nouveau whisky, le "Port-Royal II".

Sébastien Roy

"Nous avons tous travaillé à créer la première œuvre de ce qui illustre la deuxième habitation de Port-Royal vers 1650" explique Sébastien Roy

Détenteur d'une maîtrise en histoire acadienne, André-Carl Vachon est auteur de plusieurs essais sur l'histoire de l'Acadie. Il est l’auteur de l’essai Les déportations des Acadiens et de leur arrivée au Québec, publié en 2014 aux éditions La Grande Marée. En 2015, M. Vachon a reçu entre autres le prix intergouvernemental Acadie-Québec, ainsi qu’une mention du jury du prix international France-Acadie 2015. En 2016, M. Vachon publie deux essais aux éditions La Grande Marée qui se sont vus décerner le prix Robert-Prévost 2018. Le premier, Les Acadiens déportés qui acceptèrent l’offre de Murray, l’auteur a reçu la bourse de création des Écrivains francophones d’Amérique 2016, le prix Percy-W.-Foy 2016 et le prix France-Acadie 2018. Le deuxième, Une petite Cadie en Martinique, l’auteur a reçu la médaille de la ville du Morne Rouge, Martinique. En 2018, l’auteur a publié un livre publié également aux éditions La Grande Marée : Histoire des Acadiens de la fondation aux déportations, tome 1 (1603-1710). En 2019, il a publié son premier récit, Raconte-moi la Déportation des Acadiens, dans la collection jeunesse des éditions Le petit homme.

Cielo GlampingLe Cielo Glamping à Shippagan, hôte du lancement

Dans le cadre des Journées de la culture, en collaboration avec l’Institut Tshakapesh, le Musée régional de la Côte-Nord convie la population à une causerie pour clôturer l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit. L’événement se tiendra le 2 octobre, de 15h à 17h, en présence des deux commissaires, soient Mme Naomi Fontaine (en présentiel) et M. Charles Binamé (en visioconférence).

Nutshimit
L’exposition offre un regard inédit sur une quarantaine d'œuvres de la Collection Loto-Québec. C’est à travers de riches échanges entre les commissaires autour du thème de la frontière que s’est construit Les pays intérieurs - Nutshimit. Ce dialogue a engendré des textes poétiques qui accompagnent les oeuvres sélectionnées et qui explorent une série de sujets liés à l’exposition : le lieu, le territoire, le sentiment d’appartenance, l’altérité.
« Cette rencontre avec Naomi Fontaine, que je ne connaissais pas, fut une expérience particulièrement heureuse par sa spontanéité sincère résultant d’une confiance tout aussi simple et directe. Un mouvement naturel s’est engagé, curieux, profond et mû par le désir conscient ou non, d’une transgression de nos frontières humaines. »
– Charles Binamé, cinéaste et co-commissaire de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit
Lorsque Charles m'a parlé du territoire, j'ai su qu'on parlait le même langage. Le territoire de l'intime, avec ses fonctions, ses limites, le territoire de l'autre, ses accès, ses formes. J'ai dit oui à Charles, je lui ai fait confiance, parce qu'au-delà de nos différences, une chose nous unissait: le rêve d'abattre des frontières.
« Naomi Fontaine, romancière et co-commissaire de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit
»
« L’art contemporain est sans frontières et libre de circuler d’un endroit à l’autre afin d’être apprécié par le plus de gens possible. La présentation de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit au Musée régional de la Côte-Nord illustre non seulement la volonté de Loto-Québec de rendre l’art accessible à tous, mais également de mettre en relief le talent des artistes québécois et celui des deux commissaires. Grâce à la plume de la poète Joséphine Bacon, qui a adapté les textes dans sa langue natale, la passion qui a animé Charles et Naomi au cours du processus de création trouve désormais écho auprès de la communauté innue. »
– Éric Meunier, directeur du jeu responsable et de l’engagement sociétal
D’abord présentée en Estrie (Frelighsburg, 2021), l’exposition a été adaptée du français vers l’innu pour sa présentation sur la Côte-Nord (Sept-Îles - Uashat, 2022). Un feuillet est également disponible pour les visiteurs anglophones. C’est la seconde fois que le Musée régional de la Côte-Nord a l’occasion de présenter un corpus de la collection de Loto-Québec (Nomade, la Collection Loto-Québec en mouvement, 2009).
Le Musée régional de la Côte-Nord est une institution muséale accréditée et reconnue par le MCC. Situé à mi- chemin entre la Haute et la Basse Côte-Nord, et au coeur de la vie culturelle de Sept-Îles, le Musée régional de la Côte-Nord se consacre à la conservation, à l’étude et la mise en valeur du patrimoine régional. En ses murs, ce sont près de 10 000 objets qui composent ses collections archéologiques, ethnologiques, scientifiques et artistiques. Ses actions : Valoriser le patrimoine nord-côtier par une muséologie d’intervention à l’échelle régionale | Protéger, conserver, étudier et présenter le patrimoine nord-côtier dans les domaines de l'ethnohistoire, de l'archéologie et des sciences naturelles | Promouvoir l’art en diffusant des oeuvres des artistes locaux, tout en présentant des expositions variées venues de l’extérieur.

 Le Musée régional de la Côte-Nord, en collaboration avec l’Âtre et madame Andrée Landry, propose de vivre une expérience unique afin de souligner les Journées de la culture et Hop la Ville. La population est conviée à un vernissage, suivi d’une création collective. Plusieurs artistes des Ateliers pARTage seront présents à l’événement du samedi 1er octobre, offert en formule 5 à 7. L’exposition se poursuit jusqu’au 13 novembre 2022 inclusivement et l’accès à cette salle est gratuit.
Vernissage : œuvres et témoignages
Prenez part au vernissage des œuvres de la quinzaine d’artistes des Ateliers pARTage dans lesquelles l’expression des émotions à travers l’art étaient mises de l’avant via la peinture, l’écriture et la musique. De courts témoignages laisseront place à une prestation musicale de monsieur Kevin Lemay que vous pourrez apprécier en savourant un vin d’honneur et des petites bouchées.
Toile collective :
En deuxième heure, participez à un atelier unique de création d’une toile collective. Tour à tour, vous pourrez vous inspirer de l’ambiance sonore créée par notre musicien vedette et ainsi ajouter votre propre couleur au canevas en place !

Lieu : Musée régional de la Côte-Nord 500, boulevard Laure, Sept-Îles
Coût et horaire : Activité gratuite, formule 5 à 7 (1er octobre)

HISTORIQUE : Initiés par madame Andrée Landry, éducatrice spécialisée à la retraite, les Ateliers pARTage ont d’abord été proposés à la population par l’entremise de L’Âtre de Sept-Îles, en 2021. Ces ateliers avaient pour but de permettre à chacun de s’exprimer via la peinture, l’écriture et le dessin.