Destination

À l’entrée de la Péninsule de Manicouagan, au début du chemin Principal de Pointe-aux-Outardes, il faut visiter la boutique de cosmétiques Argile Eau Mer qui met en valeur l’argile marine sensible extraite sous la tourbière en bordure du Saint-Laurent, un produit unique au monde qui aide à maintenir la santé de la peau.

Manicouagan
Du côté de Pointe-Lebel, aller faire un tour à l’improbable Ferme Manicouagan. Inattendue au milieu de la forêt boréale, la ferme est un nouveau chef de file dans la production de la camerise. Répondant mieux aux aléas des climats nordiques, les terres agricoles de la Côte-Nord sont un lieu idéal pour sa culture, grâce à ses températures plus fraîches donnant un fruit plus sucré. Il faut goûter à la mousse de camerise, un véritable délice. Le domaine se spécialise également dans la production de la fraise, de la framboise et du maïs. Son kiosque vous offre une foule de légumes fraîchement cueillis et une large gamme de produits transformés en plus de ce que vous pourrez obtenir en auto-cueillette.

Du côté de Hauterive, la Boucherie les trois p’tits cochons offre des produits de grandes qualités. Le bar à tartare est un incontournable dans la région. Pour vos casse-croutes, vous y trouverez toute une gamme de prêts à manger : des salades, du sushi frais du jour, des produits fumés maison, des jerky. Plusieurs sortes de saucisses fraîches et plein d’autres produits transformés sur place sauront plaire à vos papilles gustatives. Ses produits sont aussi offerts au Marché des Dunes à proximité du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes.

Manicouagan
En arrivant au cœur de Baie-Comeau, visitez la boutique de la Manufacture de savon Borale et découvrez le raffinement des savons et produits de beauté fabriqués avec soin par le maître-savonnier. Évoquant le caractère de la forêt boréale, ses savons sont le résultat d’un procédé traditionnel de pleine cuisson en cuve, suivi d’un rinçage de la pâte, une méthode qui permet d’obtenir un savon de qualité supérieure

Les moments difficiles offrent souvent l’occasion de se remettre en question et de se réorienter. C’est ce qui est arrivé à Joseph St-Denis-Boulanger, un Caplinois et sa conjointe, Laurie-Anne Cloutier, une Montréalaise qui sont allés se réfugier en Gaspésie pour panser leurs blessures à la suite de la perte douloureuse de leur fille à la naissance en 2018.

Construire et ouvrir au public une distillerie entre la 132 et la mer, à Caplan : voilà l’ambitieux projet qu’ont entrepris de réaliser ce couple de nouveaux entrepreneurs. Whisky et gin sont ainsi confectionnés à la Distillerie des Marigots, qui a démarré sa production en 2020.

Ce Gaspésien d’origine et sa conjointe, Montréalaise tombée amoureuse de ce coin de pays, ont tous deux réalisé que c’était le moment ou jamais de vivre leur rêve : celui de s’installer à Caplan, d’une part, mais aussi de lancer leur entreprise de distillerie artisanale mettant en valeur les saveurs du terroir.
Marigots
Le nom choisi pour leur projet invite d’ailleurs les résidents et touristes à profiter de la vie. L’expression « courir ou aller au marigot » fait référence aux pêcheurs qui font « la pêche buissonnière » et se réfugient dans une anse, à l’abri des regards, pour se la couler douce.
Joseph a par ailleurs peaufiné ses connaissances grâce à une formation dispensée à Seattle par la distillerie Copperworks pour lui permettre de mettre au point un produit aimé du grand public qui sera également reconnu par les connaisseurs. C’est ainsi qu’est né le Récif, un gin de bord de mer. Un whisky créé à partir d’orge maltée est actuellement en voie de mûrissement pour être prêt à la vente en 2025.
Distillerie des Marigots
Un alambic charentais est devenu la pièce maîtresse de la confection de ces nouveaux spiritueux gaspésiens. « Mon but, c’était de focuser sur l’arôme, sur la complexité du goût, tant pour mon gin que pour mon whisky. Je voulais que ce soit riche, long en bouche et très caractéristique, donc je suis allé chercher l’équipement parfait pour ça », explique M. St-Denis Boulanger.

Le couple avait dès le départ une idée du bâtiment qu’il désirait pour abriter leur distillerie. La beauté et la noblesse du bois étaient au cœur de cette vision. « Ma conjointe et moi on tripe sur l’architecture et on savait déjà qu’on aimait ce genre de bâtiment au design épuré et aux lignes géométriques rendu chaleureux par l’utilisation du bois », explique Joseph. De l’aveu même du propriétaire, l’option en bois a été la seule envisagée.
Distillerie des Marigots
La façade abondamment vitrée, véritable signature du bâtiment, est d’ailleurs au cœur du logo de l’entreprise, devenant du même coup l’emblème de la marque. « L’idée, c’est que peu importe où on se trouve dans la distillerie, on puisse voir d’un côté la Baie-des-Chaleurs et de l’autre l’alambic », précise le propriétaire, qui n’est pas peu fier de son bâtiment niché sur une falaise avec vue sur la mer.

Le maître distillateur de la Distillerie des Marigots trouve son inspiration pour la conception de ses spiritueux dans le décor gaspésien et prend soin de faire ressortir la qualité exceptionnelle des ingrédients qui s’y trouvent. Sa démarche consiste à mettre à l’avant-plan les arômes et les parfums que lui offrent son environnement et le savoir-faire agricole gaspésien. Enfin, à travers la production des deux produits vedettes – le gin Récif et le whisky –, on prend plaisir à élaborer de petits lots expérimentaux comme des eaux-de-vie, des liqueurs aux herbes ou des gins éphémères.


Distillerie des Marigots
300, Boul. Perron Est
Caplan, QC
distilleriedesmarigots.com
(418) 388-2008

La région de Manicouagan et sa ville majeure, Baie Comeau, ont développé une gastronomie qui sait plaire même aux plus exigeants. Nul besoin d'aller à Montréal ou à Québec pour se titiller les papilles gustatives.

Seul hôtel quatre étoiles à l’est de Tadoussac et adresse de renom, le Manoir de Baie-Comeau est une halte prisée en voyage sur la Côte-Nord, à quelques minutes du parc des Pionniers et de la plage Champlain. L’hôtel bâti sur un cap qui domine le Saint-Laurent offre une vue imprenable sur le fleuve et la baie dont profite pleinement le bistro La Marée haute qui vous donne accès à sa vaste terrasse en été. Pour un repas dans un site exceptionnel, c’est l’endroit tout désigné. C’est le chef Carl Beaulieu qui a opéré le restaurant L’Orange bleue dans le secteur Hauterive pendant une douzaine d’années qui est maintenant aux commandes du restaurant.

Carl Beaulieu a aussi choisi d’étendre son offre de restauration avec l’opération de deux camions-bouffe (food trucks), sous l’appellation La Poutinerie. Son menu propose poutines et frites, burgers, hot-dog et pogo, et autres spécialités. Depuis quatre ans, chaque été, on en trouve un en permanence, du mardi au dimanche, sur le terrain de stationnement voisin de l’hôtel, à proximité du parc des Pionniers. Quelques tables de pique-nique installées dans un coin permettent de consommer sur place ou d’apporter chez soi. L’autre camion est mobile et se trouve dans le secteur Mingan, au centre-ville, en plus de se déplacer dans divers événements et festivals durant l’été. Il offre le même menu que celui situé au Manoir de Baie-Comeau.

Juste en face de l’église Sainte-Amélie et à quelques centaines de mètres du Manoir de Baie-Comeau, le restaurant La Cache d’Amélie est une adresse emblématique de la gastronomie nord-côtière. Il offre aux visiteurs une table raffinée où la fine cuisine régionale est à l’honneur, en formule table d’hôte ou à la carte. Sa carte des vins soignée inclut une sélection d’importations privées.

On est ici à proximité de la Place Lasalle, le principal pôle de sorties au cœur de la ville qui s’anime l’été avec ses terrasses. C’est l’occasion d’aller faire un tour à la microbrasserie St-Pancrace pour y découvrir les meilleures bières de la région. Première microbrasserie en Côte- Nord, elle fabrique et vous propose ses bières artisanales à saveurs locales pour accompagner un menu composé de produits du  terroir ainsi que d’une grande collection de whisky et spiritueux québécois. On peut aussi déguster leurs bières directement à l’usine et en faire la visite.

Sur les rives du Saint-Laurent, près du quai du traversier, avec sa terrasse offrant une magnifique vue sur les alentours, même les baleines parfois,, le restaurant Saint-James au bar de l'eau propose divers menus du jour, tables d’hôtes et sélection de vins à prix compétitifs. On y trouve de savoureux fruits de mer, poissons et du crabe frais en saison. Aussi populaires auprès de la clientèle,  pâtes, pizzas, salades, sandwichs, grillades.

Née d’une vision d’ensemble et de l’amour de sa région, la distillerie Vent du Nord de Baie-Comeau est axée sur sa communauté. Soutenus par ses partenaires et les producteurs locaux, ses artisans continuent de créer des produits qui feront rayonner le savoir-faire et la solidarité des gens de la région. Les recettes des spiritueux et des prêts-à-boire sont inspirées de la Côte-Nord, de son terroir, de ses traditions ancestrales, de ses aromates, de ses paysages... et de l'avenir brillant qu'on lui souhaite.

L'Acadie propose plusieurs destinations charmantes au Nouveau-Brunswick. Celle de la Capitale mondiale du homard est particulièrement prisée par les touristes ainsi que par les gens des alentours.

À 25 kilomètres de Moncton, Shédiac est la destination balnéaire la plus populaire de la Côte acadienne. Le parc provincial de la plage Parlee est très couru l’été. C’est ici dans cette pointe d’Acadie aux limites de Moncton et de la Nouvelle-Écosse où le français est fortement concurrencé par l’anglais qu’a pris naissance le shiac, ce parler acadien mêlant le français acadien et l’anglais, une contraction du nom Shédiac, qu’on entend beaucoup moins dans le nord de la province.

Plus au sud, à une vingtaine de km, le Plage de l’Aboiteau à Cap-Pelé, vaste, profonde  et encore largement dans son état naturel, est l’une des plus belles plages de mer en  eau tiède du Nouveau-Brunswick.

Shédiac s’est déclaré la capitale mondiale du homard. La ville est reconnue internationalement pour la pêche au homard et célèbre au début juillet à la fin de la saison de pêche le Festival du homard qui célèbrait en 2024 ses 75 ans. Pour les amateurs du crustacé, c’est donc une destination incontournable. Depuis 1989, pour bien marquer son titre, la ville s’est dotée d’un monument qui fait le bonheur des milliers de visiteurs de passage dans la région, un homard géant qui trône au milieu de la ville où on aime se faire prendre en photo.

La ville compte plusieurs jolies auberges et bons restaurants. Pour un séjour  homosympa, le Gite Le Griffon sur la rue principale vous accueille dans une résidence  bourgeoise patrimoniale. La plongée dans l’univers d’Alice au pays des merveilles dont  les hôtes se sont inspirés, se poursuit au Moque-Tortue, un bistro ludique à quelques  pas où les soirées animées se prolongent l’été en terrasse. Ce pays des merveilles inclut  maintenant la chocolaterie et bistro Adorable Chocolat en face et les comptoirs alimentaires Morse & Marteaux à la Plage Parlee et au ciné-parc Neptune, opérés par les mêmes  entrepreneurs avec la même magie. 

Aux Monts-Valin, à Saint-David-de-Falardeau, il n’y a pas qu’une station de sports d’hiver qui rayonne partout et qui fait sa marque même ailleurs au Québec. Il y a aussi une distillerie fondée en 2016 qui y produit des spiritueux, la toute première micro-distillerie dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean.

Distillerie du Fjord
Distillerie du Fjord, c’est d’abord la passion qui se transmet d’une génération à l’autre alors que le projet a pris naissance avec les frères Jean-Philippe et Benoît, ainsi que leur père Serge Bouchard. C’est l’histoire et l’expérience des cinq générations d’amateurs de gin qui se traduit dans ce projet.


« Lorsque notre père nous a sorti le vieil alambic de notre grand-père, on se doutait que ça devait couler dans nos veines ! », explique Jean-Philippe.


Le projet a commencé par une simple idée, celle de fabriquer des spiritueux uniques qui offriraient une expérience de plaisir et de découverte. « Nous puisons toute notre inspiration à travers la richesse de l’environnement qui nous entoure. Que ce soit par la pureté de l’eau qui coule des Monts-Valin, l’immensité du Fjord du Saguenay ou encore plonger en plein cœur de la forêt boréale », ajoute-t-il.

Par exemple, les ingrédients de leur produit vedette, le KM12 : bourgeon de sapin baumier, Poivre des dunes, Nard des pinèdes, Feuille de framboisier sauvage et myrique baumier sont cueillis à la main dans l’environnement même de la distillerie. À ce savoureux mélange est ajouté une baie de genévrier biologique qui offre au gin km12 une belle complexité.

Distillerie du Fjord
Les autres produits de distillerie ont aussi leurs qualités spécifiques :
- Le KM12 aux concombres nordiques comprend les mêmes ingrédients de base que son frère, auxquels on a jouté la fraîcheur agréable du concombre nordique provenant des serres Toundra de Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean.
- Le 48 Chemin Price est un gin aux caractéristiques uniques au monde pour vivre le summum de l’expérience aromatique de la forêt boréale. râce à la fermentation de moût de bleuets régionaux, ce sont 48 plantes et fleurs cueillies à la main au nord du 48ième parallèle qui sont incorporées à cette eau-de-vie offrant à ce gin contemporain une personnalité intense et complexe.
- La Liqueur Lily crème de menthe, est un digestif classique mais réinventé à la manière de la Distillerie du Fjord. Fait à base de thé des bois et de menthe sauvage cueillis en plein coeur de la forêt boréale, la liqueur se présente dans une couleur dorée, naturelle, qui met en valeur le vrai caractère du mariage des ingrédients qui la composent.

- La Liqueur Lily thé du Labrador est un digestif unique qui offre une expérience qui ne laisse pas indifférent. Fait à base de thé du Labrador, une plante emblématique de la forêt boréale reconnue comme ingrédients de choix pour les infusions, elle dégage des notes légères de fruit et d’eucalyptus avec une légère amertume. D’autres épices sont incorporées au thé du Labrador tels que le bourgeon de peuplier baumier vanillé, les feuilles de framboisier sauvage ainsi que le vinaigrier pour offrir une expérience à la fois complexe et réconfortante.
- Enfin, quelques produits « prêts-à-boire » complètent le tout, soit les Gin fizz aux bleuets, Lilymonade, Cosmo et Smash, offerts en boutique seulement.


Les produits de distillerie sont offerts à la SAQ et aussi en ligne sur le site Web pour certains.


Le développement durable : un enjeu majeur
La famille Bouchard se fait un devoir d’appliquer les principes du développement durable dans la plupart des aspects de leur entreprise : bâtiment construit selon de hauts standards énergétiques, équipements de production électriques, cueillette responsable, revalorisation des résidus, etc.


La Distillerie du Fjord emploie 8 personnes en permanence, en plus de 6 autres occasionnels lors de la cueillette des plantes.
Trois matins par semaine, on peut faire une visite guidée, sur réservation, mettant en vedette les spiritueux de l’entreprise. Ces visites prennent la forme d’un parcours de découverte au coeur du processus de fabrication, de l'interprétation des ingrédients de la forêt boréale et la dégustation.


La Distillerie du Fjord, c’est une aventure entrepreneuriale familiale propulsée par la passion et la qualité avec un seul objectif, celui de faire vivre une expérience unique aux amateurs de ces produits originaux.
Vivement l’été pour la terrasse à cocktails


En entrevue avec la responsable du marketing, Frédérique Folly, on apprend que les visiteurs pourront profiter d’une terrasse attenante à la distillerie dès l’été 2023. L’espace en boutique est trop restreint pour permettre d’y offrir cet agréable service. On pourra y déguster les cocktails concoctés à partir des produits de la distillerie.


Plusieurs recettes de cocktails sont disponibles sur le site Web pour qui veut expérimenter et découvrir de nouvelles saveurs.

Distillerie du Fjord
distilleriedufjord.com
48, chemin de Price
Saint-David-de-Falardeau
Québec G0V 1C0
418 673-1012

 Pendant plus de 25 ans, Magella Landry, autrefois pêcheur commercial de crabe avec plusieurs bateaux, qui passait alors ses hivers à Montréal, s’est impliqué dans le développement touristique de Natashquan et de la Côte-Nord. Aujourd’hui, il retrouve une vie un peu moins mouvementée en veillant à la gestion et à la promotion de l’Auberge Port d’Attache qu’il a construite et qu’il opère depuis 1995.


Située à l’entrée ouest du village, directement au bord des eaux du Golfe St-Laurent, l’auberge offre huit chambres personnalisées offrant téléphone et télévision. On peut aussi s’y détendre dans le salon de lecture ou simplement admirer la magnifique vue. Au matin, on y prend le petit-déjeuner avec les autres voyageurs dans la salle à manger, amoureusement préparé par le chef qui se fait un plaisir de servir des oeufs, des crêpes ou du pain doré. Le tout inclus dans le tarif d’hébergement.

Natashquan Natashquan
Comme de nombreux autres villages de la région, l’offre d’hébergement touristique est plutôt limitée à Natashquan. On s’est d’ailleurs penché sur la question au cours des dernières années en vue de pouvoir offrir des logements pour les travailleurs et les nouveaux arrivants. Le séjour au Port d’Attache est rempli de beaux souvenirs alors que l’endroit est superbement décoré de meubles anciens, d’images historiques, de tableaux illustrant des scènes locales, entre autres.

Natashquan
Magella Landry demeure une figure importante dans le paysage Macacain *, ayant été vice-président de Tourisme Côte-Nord et président de l’organisme de développement touristique et culturel qui est devenu récemment Destination Natashquan.

 Natashquan
Il s’est aussi impliqué et a coordonné au milieu des années 2010, avec une centaine d’autres citoyens, un mouvement voué à la sauvegarde et à la promotion du site patrimonial Gilles Vigneault à Natashquan ou, en d'autres mots, pour assurer la survie de « La Source ». On souhaitait ainsi éviter la vente de ce site au privé qui dénaturerait ces lieux débordant d'histoire et stopper la dégradation des bâtiments de ce lieu qui sera bientôt irréversible.

Natashquan
Les gens de Natashquan désiraient sauver ces bâtiments - deux maisons et trois dépendances - pour en faire un lieu de mémoire vivante, un lieu de partage de la source d'inspiration du poète, d'accueil, de création et de résidence d'artistes. On avait ainsi initié une collecte de fonds nationale en vue d’amasser 500 000 $ dans le Fonds Natashquan pour la sauvegarde de la Source. « Une bien petite somme considérant l'envergure de l'acte de mémoire et de transmission de la source que les gens de ce tout petit village s'engagent à réaliser pour l'ensemble de la province », avait déclaré Magella Landry lors du lancement de la campagne.


Après toutes ces années d’engagement, et afin de pouvoir mieux s’occuper de sa famille, l’aubergiste pense éventuellement trouver un acheteur pour son auberge. Il n’y a pas de relève familiale qui puisse en assurer la suite, il doit donc se tourner vers d’autres ressources. Il espère qu’un acheteur local ou régional se manifestera le moment venu. L’auberge est ouverte toute l’année et jouit d’une localisation exceptionnelle, autant pour les amateurs de beaux paysages en été que pour les motoneigistes en hiver.

Natashquan
Et avis aux intéressés : l’eau de la baie à Natashquan est parfois plus chaude pour la baignade que peut l’être l’air ambiant pendant la belle saison.

Auberge Port d’Attache
aubergeleportdattache.ca70, rue du Pré
Natashquan (Québec) G0G 2E0
418 726-3569

* Macacain : Selon certains, le gentillé «Macacain» serait un dérivé d'«Acadien», peuple à qui l'on doit la descendance des habitants de Natashquan.


Ces dix dernières années, le Parc nature de Pointe-aux-Outardes est devenu une des attractions les plus visitées de la Côte-Nord. Alors qu’il avait accueilli 1800 visiteurs en 2012, ils étaient plus de 17,500 en 2021. Et pour cause! Ce coin de la péninsule de Manicouagan est unique par sa biodiversité. Neuf écosystèmes distincts s'y succèdent, de la forêt boréale aux battures, en passant par la plage et les dunes, en plus d’accueillir le deuxième plus grand marais salé du Québec.

Parc nature 2
Basé sur une pointe de sable qui s’avance dans la mer, au bout de la rivière aux Outardes, le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes offre des paysages grandioses, accessibles à tous grâce à différents types d’activités, une aire de camping avec 10 sites de camping pour tentes en bord de mer et 10 sites de motorisés comme de l’hébergement inusité en chalets ‘’nichoirs’’ et un réseau de sentiers offrant des boucles de marche variant de 1 à 5 km.
Parc nature
Les haltes de découverte et de ressourcement présentes dans les sentiers permettent de se reposer en toute quiétude et d’en apprendre davantage sur ce site incontournable sur la Côte-Nord. Sans parler de la plage et de sa longue batture qui vous feront découvrir le secret fascinant des eaux de mer plus chaudes et baignables sans se geler de la péninsule de Manicouagan qui à elle seule vaut le détour de la 138.

Parc nature 2
La diversité de la faune et de la flore fera plaisir aux naturalistes aguerris. Une randonnée guidée de 2,5 km vous permettra de partir à la découverte des petits fruits comestibles et des vertus médicinales des plantes nord-côtières. Le Parc Nature est aussi classé parmi les cinq meilleurs sites d’observation d’oiseaux au Québec. Avec 255 espèces d’oiseaux répertoriées en période de migration, vos jumelles seront très occupées. Vous vous sentirez libre comme l’air en profitant du cadre enchanteur du Jardin d’oiseaux où 300 espèces végétales en permaculture trônent dans un décor créatif en matériaux recyclés. Pour compléter l’expérience vous pourrez dormir comme un oiseau dans un des cinq nichoirs d’oiseaux au décor inspirant. La nuit venue, le ciel étoilé, les astres et les planètes danseront sous vos yeux et un télescope de 45 cm vous permet d’explorer la Voie lactée.

Parc nature
La passion de Denis Cardinal
Son directeur-général actuel Denis Cardinal n’est pas étranger à ce développement. Il fait en effet partie des fondateurs de la Corporation en 1986, alors qu’il était nouvellement prof au cégep, lui qui est originaire de Pointe-aux-Trembles. Et il en parle avec passion. C’était à l’époque un parc régional et une aire de récréation polyvalente qui avait été créé sur le site du premier village à la Pointe aux Outardes fondé vers 1850 avant qu’un incendie le déplace vers le village actuel. Les premiers bâtiments du Parc construits en 1974 datent de cette époque.
Après avoir été pendant six ans directeur de Tourisme Manicougan de 2004 à 2010, il revient au parc en 2012 comme directeur-général pour en assurer la relance, C’est alors que le Parc régional devient le Parc nature de Pointe-aux-Outardes. Son objectif est d’en assurer le développement et la pérennité, tout en maintenant son statut d’OBNL indépendant de la SÉPAQ et des parcs nationaux. Les résultats sont là. Dix ans plus tard, le tourisme sur la Côte-Nord ne s’arrête plus à Tadoussac et il pousse l’exploration de la région jusqu’au Parc. C’est maintenant une des destinations principales des visiteurs qui poursuivent vers l’Archipel de Mingan et jusqu’à Natashquan.
Sur cette lancée, Denis Cardinal caresse maintenant un projet de développement de plus de 3 millions $ pour refaire le bâtiment d’accueil dès 2024 et un autre projet d’hébergement offrant tous les services dans des œufs d’oiseaux géants, un projet d’1,5 million $.
Il souhaite aussi créer au large une aire marine protégée en rappelant l’importance du phytoplancton et du zooplancton qui sont responsables de plus de 50% de la production d’oxygène en ces temps de grands défis climatiques. Ce ne sont pas les projets qui manquent.

Par Gaëtan Vaudry

À l’annonce de ma visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les plus érudits m’ont rapidement dressé une liste des meilleures tables à ne pas manquer dans la région. Parmi celles-ci figurait la table du restaurant O'Batillage, qui propose une fine cuisine du terroir à même l'Auberge des Battures de ville de La Baie. Le chef Étienne Trottier s’assure d’un approvisionnement local qui nous fait découvrir le meilleur de la forêt boréale et des producteurs régionaux. Même si nous étions dans la basse saison du mois de novembre, l’équipe du O'Batillage nous a drôlement bien accueillis. Pour ma part, j’ai eu droit à un repas trois services, comprenant le saumon fumé de la Boucanerie d’Henri en entrée. Outre ce saumon de la meilleure boucanerie au Québec, à mon humble avis, le plat comprenait un coulis de Frambleu (du Domaine Le Cageot), concombres, huile de lin (de la Ferme Tournevent), câpres, framboises et riz sauvage soufflé. Une entrée incontournable !

Pour le plat principal, j’ai opté pour les pâtes aux fruits de mer qui proposaient des tagliolinis frais (La Prod LP) sauce Mornay, crevettes de Matane, moules de l'Île-du-Prince-Édouard, pétoncles des Iles-de-la-Madeleine, poisson blanc et laitue de mer. Une généreuse portion pouvant rassasier les bonnes fourchettes. On garde bien évidemment une place pour le dessert, me laissant tenter par une excellente crème brûlée. Je ne pouvais mieux choisir !

Faire l'expérience du restaurant de l'Auberge des Battures en est certes une fort positive pour les papilles, mais elle l'est tout autant pour les yeux. Tout au long de mon copieux repas, l'établissement dirigé par Monsieur Éric Civel m'offre une vue imprenable sur le Fjord du Saguenay. De quoi réjouir tous vos sens.

Restaurant O'Batillage / Auberge des Battures
6295, boulevard de la grande Baie Sud Saguenay, arrondissement La Baie
418 544-8234
https://obatillage.com

Mashteuiatsh, qui signifie « Là où il y a une pointe », est la seule communauté autochtone au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Plusieurs connaissent cet endroit sous l’appellation de Pointe-Bleue. Elle est située sur la rive ouest du Pekuakami, nom ilnu qui désigne l’immense étendue d’eau que constitue le lac Saint-Jean, à 6 km de Roberval.

 
Désignée autrefois par le nom de Ouiatchouan, la communauté porte le nom de Mashteuiatsh depuis 1985. Les 6780 membres de cette Nation parlent le nehleun et le français.

Mashteuiatsh
Destination incontournable dans la région, Mashteuiatsh bat au rythme des saisons et perpétue sa tradition d’important lieu d’accueil et de rencontre. On y découvre l’histoire, la culture et les traditions de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, en plus d’y vivre une aventure où se côtoient culture et nature.


Au Bureau d'accueil touristique du Carrefour d'accueil Ilnu, sur un site bien aménagé au bord du lac, le superviseur à l’accueil et à l’animation, Pierre Larouche, agit comme un apôtre de cette communauté. Une seule question qui lui est posée débouche sur un long et pertinent discours qui démontre sa profonde connaissance de ce peuple, de son histoire et de ses traditions ancestrales.

 Mashteuiatsh Mashteuiatsh
Depuis l’année 2000, il s’évertue, avec les autres membres de son équipe, à renseigner les visiteurs sur tout ce qui concerne cette communauté qui a tissé des liens forts et dynamiques avec l’ensemble des intervenants politiques, économiques et touristiques régionaux.
Les yeux de Pierre Larouche brillent dès qu’on s’intéresse à ce qui anime sa passion pour cette communauté. Le bureau d’accueil est bien aménagé et on y trouve de l’information sous diverses formes (imprimée, vidéo, balado, artéfacts, etc.). On peut même y apprendre à lire et à prononcer des mots dans la langue nehlueun. On peut également s’informer sur les autres communautés du Québec autochtone.


Une halte à cet endroit permet enfin d’admirer l’immensité du lac Saint-Jean. On y a aménagé des installations qui permettent de profiter des lieux de diverses façons.

Mashteuiatsh
Il ne faut pas oublier de visiter le Musée ilnu de Mashteuiatsh. Ouvert depuis juin 1977, le Musée est reconnu comme étant un lieu privilégié de mise en valeur et de transmission de la culture des Pekuakamiulnuatsh (Innus du Piékouakami) et des Premières Nations du Québec. Son exposition permanente Tshilanu Ilnuatsh (Nous autres) a remporté un Prix de l'excellence de l'Association des Musées Canadiens en 2021. Une visite au Musée, c’est l’occasion d’explorer l’histoire des Pekuakamiulnuatsh, à travers des siècles de transformation, et de prendre contact avec une culture à la fois unique et vivante.

 Mashteuiatsh
Bref, une visite au bureau d’accueil et une discussion avec Pierre Larouche, voilà qui agrémente de belle façon un séjour dans ce coin du Lac Saint-Jean.

Bureau d'accueil touristique de Carrefour d'accueil Ilnu
tourismemashteuiatsh.com
1516, rue Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC G0W 1G0
(418) 275-7200

Le nom de l’hôtel ne fait aucun doute lorsqu’on arrive sur le vaste terrain qui borde le méandre de la rivière Mistassini, sur le boul. Panoramique. En plein centre de la municipalité de Dolbeau-Mistassini, au nord du Lac Saint-Jean, coule la majestueuse rivière Mistassini qui offre un panorama sur l'immense chute des Pères.

Chutes des Pères
C’est le site choisi par les concepteurs de l’hôtel Chute des Pères en 1966. Le territoire du parc régional des Grandes rivières, d’une superficie de 58 hectares, est bordé par les rivières Mistassibi et Mistassini. C’est sur la pointe de ce site que fut bâti le premier monastère des Pères trappistes. On y voit des vestiges du Village-des-Pères, premier établissement européen du secteur. On y trouve des points de vue dont certains donnent sur la rivière Mistassini et l’île Talbot, ainsi que sur la chute des Pères, haute de 15 m, et la Première chute.


C’est dans cet environnement grandiose que Julie Painchaud, adjointe à la direction de l’hôtel, travaille à assurer le confort et la satisfaction de la clientèle provenant de divers milieux et secteurs d’activité. Les 70 chambres de quatre catégories, dont certaines suites avec cuisinette, accueillent travailleurs saisonniers ou temporaires, touristes en toutes saisons et cyclistes de la véloroute des Bleuets, entre autres. L’hôtel emploie de 25 à 30 personnes et pratique des politiques d’inclusion autant pour le personnel que pour la clientèle.

 Chutes des Pères
Les propriétaires de l’établissement depuis 1970 ont apporté des rénovations et améliorations dans plusieurs des chambres de cet établissement, au cours des 10 dernières années. En plus du confort supérieur, elles incluent : planchers de salle de bain chauffants, couettes modernes, nouveau mobilier, nouveaux planchers, télévisions à écran plat, systèmes de chauffage et de climatisation silencieux.
Doté d’une terrasse avec vue sur la rivière, Le Méandre bar et salle à manger est l’endroit tout désigné pour passer de bons moments entre amis ou en famille. On peut y déguster la meilleure soupe aux gourganes, tourtière et tarte aux bleuets du Lac St-Jean. Aussi, les grillades et fruits de mer sont très appréciés de tous.

Chutes des Pères 
Julie Painchaud rappelle que l’hôtel organise des réceptions de mariage, de baptême, des fêtes d’anniversaire, des réunions d’affaires et des congrès, grâce à des salles modulaires et des équipements spécialement conçus pour ce faire. Les propriétaires de l’hôtel Chutes-des-Pères possèdent un autre établissement hôtelier à Dolbeau-Mistassini, l’auberge La Diligence.


L’hiver, les motoneigistes nombreux dans la région et provenant aussi d’ailleurs grâce aux circuits aménagés profitent du confort de l’hôtel et de la nourriture de la salle à manger lors d’une étape dans leur périple.

Chutes des Pères
Enfin, les amateurs de chocolat et d’histoire profiteront certainement de leur passage à Dolbeau-Mistassini pour se rendre visiter la réputée Chocolaterie des Pères-Trappistes. Depuis 1978 on y fabrique du chocolat, dont le fameux chocolat incrusté de bleuets au mois d’août de chaque année. Les visiteurs sont invités à plonger dans l'univers des Pères Trappistes et de la Chocolaterie et de son Économusée du chocolat. Le tout sur un site enchanteur présentant des faits historiques sur la vie des Pères Trappistes et sur la Chocolaterie.

Chutes des Pères

Hôtel Chute des Pères
hotelier.qc.ca
46, boul. Panoramique
Dolbeau-Mistassini, QC G8L 5G9
(418) 276-1492