Destination

En poursuivant la route au-delà de Métis-sur-mer, on entre dans la Matanie par les jolis villages de Baie-des-sables et de Saint-Ulric.

Le village de Baie-des-Sables est reconnu  pour son patrimoine architectural : les jolies maisons, le quai, l’ancien moulin (1838), le presbytère (1864) et l’imposant clocher de son église, laquelle est ouverte au public pendant la période estivale pour visite et exposition d’artisanat local.

En passant par Baie-des-Sables, arrêtez-vous à l’Atelier Bertrand où l’artiste  vous invite à son atelier-boutique pour découvrir ses créations réalisées à partir de bois flotté (aussi appelé bois de mer ou bois de grève) et d'autres matériaux déposés par les marées sur la grève de Baie-des-Sables.  Ces créations écoresponsables sont réalisées à partir de ressources locales, qui se renouvellent continuellement, jour après jour, saison après saison, à deux pas de l’atelier.

Le village voisin de Saint-Ulric est riche aussi en patrimoine bâti et historique. L’église dont la construction de style néoclassique remonte à 1878, est l’une des plus intéressantes sur le plan architectural dans l’est du Québec.  Mais sa principale attraction, c’est sans contredit le vignoble Carpinteri avec sa villa toscane au beau milieu de la Gaspésie.

Les familles homoparentales trouveront un accueil et un environnement chaleureux au Gite Confort et Chocolat au cœur du village. Ce gite offre des suites bien adaptées aux familles avec enfants qui raffoleront de la chocolaterie et de la crèmerie attenantes pendant que les parents siroteront un café.  Le Gite est voisin du charmant Parc des Rives où les enfants pourront s’amuser tout près de la plage. Au confluent de la rivière Blanche et de la mer, de chaque côté du pont qui enjambe la rivière, deux haltes proposent de très beaux accès publics à la plage.

La présence innue sur le territoire avoisinant l'actuel Baie-Comeau remonte à près de 6 000 ans. Territoire forestier immense, la Manicouagan est une région riche par sa faune diversifiée, ce qui permit aux Innus de prospérer grâce à la chasse des loups-marins, ours, castors, orignaux et plus au nord, de caribous. De plus, la Manicouagan offre un bassin de pêche important. Il semble qu'aux alentours de l'an 1000, les explorateurs vikings se soient 'intéressés à la Côte-Nord et à la région de la rivière Manicouagan. Des traces d'installations temporaires auraient été découvertes près de Baie-Comeau.

Depuis des dizaines de milliers d’années, les rivières des Outardes et Manicouagan ont créé la péninsule sablonneuse de Manicouagan qui s’avance dans l’estuaire. Aujourd’hui, on y trouve une trentaine de km continus de plages parmi les plus belles du Québec.  La profondeur des battures dans la péninsule de Manicouagan permet à l’eau de mer de se réchauffer durant les journées chaudes de l’été, pouvant souvent atteindre jusqu’à 27 degrés à la marée montante. La Route des plages de Manicouagan vous invite à découvrir ces plages des municipalités de Ragueneau, Chute-aux-Outardes, Pointe-Lebel et Pointe-aux-Outardes.

Le Parc nature de Pointe-aux-Outardes est une réserve naturelle de la biodiversité unique au Canada où l’on retrouve huit écosystèmes bien différents. Le Parc occupe toute la pointe ouest de la péninsule Manicouagan et est situé dans la Réserve Mondiale de la Biosphère Manicouagan-Uapishka. Comme pour toutes les réserves de biosphère, elle vise la protection de la diversité écologique et culturelle ainsi que le développement durable de ce territoire. Le parc compte une superbe plage, de ces plages de sable blanc qui ont fait la renommée de la Côte Nord.

À quelques 200 km de Tadoussac, Baie-Comeau, au cœur de la région de Manicouagan, est la deuxième ville de la Côte Nord par sa population avec plus de 22,000 habitants. C’est une ville jeune qui a pris son essor après la grande crise économique des années 1930, d’abord comme centre de l’industrie forestière, puis avec le développement hydro-électrique des rivières aux Outardes et Manicouagan. Sept barrages et centrales hydroélectriques y seront érigés jusqu'à la fin des années 1970 dans ce qu'on appelle le complexe Manic-Outardes. 

La centrale de Manic 5 est une attraction touristique de Baie-Comeau, bien      qu’elle soit située à 214 km au sud de la centrale et du barrage. Hydro-Québec organise quatre visites guidées quotidiennes à l'intention des visiteurs, de la Fête nationale du Québec au 31 août.

En périphérie de Baie-Comeau, le Jardin des glaciers promet une rencontre unique avec la dernière glaciation, les changements climatiques et la thématique des peuples. En bordure du Saint-Laurent et en plein cœur de la réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka, le Jardin des glaciers est un site intégré d'interprétation, d'exploration et d’éducation dont les valeurs reposent sur un contenu scientifique, dans un environnement inusité et exceptionnel.

Pour un séjour homosympa, l’Hôtel Le Manoir au cœur de Baie-Comeau, le seul hôtel 4 étoiles à l’est de Tadoussac, vous offre le meilleur d’hier et d’aujourd’hui. Ceux qui recherchent le confort y retrouvent un service personnalisé, une table raffinée et le fleuve à leurs pieds. On est ici à proximité de la Place Lasalle, le principal pôle de sorties au cœur de la ville qui s’anime l’été avec ses terrasses. C’est l’occasion d’aller faire un tour à la microbrasserie Le Saint-Pancrace pour y découvrir les meilleures bières de la région.

En route vers la Basse-Côte-Nord, le Gite La Richardière à Godbout est une halte des plus homosympa où l’hôte se fait chef pour vous offrir des déjeuners et soupers mémorables ou vous accueillir pour le thé en après-midi.

La rivière Saguenay tire sa source dans le lac Saint-Jean, le troisième plus grand lac du Québec avec une superficie de plus de 1000 km carrés. Alimenté par plusieurs bassins hydrographiques dont ceux des rivières Péribonka, Ashuapmushuan et Métabetchouane, cette véritable mer intérieure est fort appréciée par les touristes qui ne peuvent se résigner aux eaux froides de l’estuaire.

Après la dernière glaciation, la fonte des glaciers a provoqué l'apparition d'une vaste étendue d'eau appelée la mer de Laflamme connectée directement au  Saint-Laurent. Au fil du temps, les eaux se sont retirées pour former le lac que l'on connaît aujourd'hui. Nommé Pékuakami (qui signifie le lac plat en langue innue) par la nation des Porc-Épic qui habitait ses rives, le lac Saint-Jean fascine par la beauté de ses paysages. Des montagnes du Saguenay, on passe ici aux plaines très largement agricoles des terres basses de l’ancienne mer de Laflamme.

Chaque année, les plages et les campings autour du lac Saint-Jean accueillent des milliers de campeurs et de baigneurs pendant la saison estivale. Le plan d'eau se transforme alors en une véritable station balnéaire avec des eaux pouvant atteindre une température de 25 degrés Celsius durant les chaudes journées de l'été.

Au mois d’août, ne manquez pas de vous régaler des bleuets, ces myrtilles du Québec qui ont fait la renommée de la région et qui ont donné aux habitants le surnom affectueux de beluets. Amateurs de vélotourisme, la Véloroute des bleuets vous permet de faire le tour du Lac et comme elle a 256 km… de vous reposer dans ses gites hospitaliers tout en savourant les produits du terroir.

À moins de 75 km de Gaspé, Percé est certainement la destination touristique par excellence de la Gaspésie. Du pic de l’aurore ou au détour de la Côte surprise, c’est un site d’une beauté exceptionnelle reconnu internationalement.  Le site naturel est enchanteur avec son célèbre Rocher Percé qui avait déjà été décrit et cartographié par Samuel de Champlain en 1603, et l’Ile Bonaventure, ce sanctuaire d’oiseaux juste en face, de l’autre côté de la baie.

Percé donne accès au Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé , refuge d'une colonie de fous de Bassan accueillant plus de 120 000 de ces oiseaux du mois d'avril au mois d'octobre, faisant de cette colonie la plus importante au monde, en plus d'être facile d'accès.

Au coeur de Percé, le nouveau Géoparc offre aux amateurs de géologie, d'aventures et d'émotions fortes une occasion unique de remonter le temps de 500 millions d'années. Sous le signe de la nouveauté et du plaisir, facilement accessible, c’est l’endroit pour se divertir au coeur des beautés exceptionnelles qu'offre Percé et tomber sous le charme de secrets méconnus. Fin août, Percé convie les cinéphiles aux Percéïdes, un festival international de cinéma d’auteur et d’art.

Percé compte d’excellentes tables et plusieurs établissements homosympas, du gite à l’hôtel. C’est un arrêt incontournable lors d’un voyage en Gaspésie. La boutique Wazo, dont les créations ont suivi Guy Laliberté lors de son voyage dans l’espace, maintenant relocalisée rue De L’Église, offre aux visiteurs des bijoux originaux tous faits avec des pierres de la Gaspésie.

C’est au Coin-du-Banc, huit km au nord du cœur de Percé, que se trouve la plus belle plage de la région. La plage du Coin-du-Banc s’étend sur plusieurs km et les eaux peuvent y prendre une couleur turquoise qui tranche avec le bleu de la mer au loin. On y contemple le Rocher Percé, l’Anse de Canne-de-Roches et ses falaises rouges et grises. Au bout de la plage, on pratique le naturisme depuis des décennies. Cette plage incite à la promenade  à la recherche d’agates et les levers de soleil et de lune y sont exceptionnels.

C’est aussi au Coin-du-Banc que se trouve la rivière du Portage, qu’on appelle ici la rivière aux Émeraudes. Ce site magnifique constitue l’un des points de départ du sentier des Rivières qui s’étend sur 27 kilomètres à travers la forêt jusqu’à L’Anse-à-Beaufils au sud de Percé. On pourra admirer sa chute et s’y baigner. On l’appelle rivière aux émeraudes à cause de la profondeur des eaux et de la couleur des pierres au fond qui lui donne une apparence verte.

Côté culturel, il ne faut pas manquer de visiter au sud de Percé l'ancienne usine de transformation de poissons, la Vieille Usine de l'Anse-à-Beaufils, devenue depuis des années le carrefour culturel de la région avec ses salles de spectacles et son bar et bistro sur le quai. À proximité, le Magasin historique fait revivre l’époque du magasin général, tenu souvent dans cette région par des jersiais. De l’autre côté de l’anse, juste en face de la Vieille Usine, s’est installée la Microbrasserie Pit Caribou où vous pourrez découvrir les bières locales tout en profitant de la terrasse sur l’eau.

À quelques km au sud de l’Anse à Beaufils, la plage de Cap d'Espoir est facile d'accès à partir de la route 132 et très populaire auprès des visiteurs et des gens de la région.

Plus vous poursuivrez votre route vers l’est, plus la montagne se rapprochera de la côte et vous découvrirez les paysages uniques de la Gaspésie entre mer et montagne. Sur 150 km, les quelques villes et villages de cette région peu peuplée sont blottis au fond des baies.

Passé Matane, la Haute-Gaspésie est le pays par excellence des éoliennes qui se dressent sur les montagnes. À Cap-Chat, Éole Cap-chat vous fait découvrir cette industrie verte en plein essor dans la région. À quelques km, Ste-Anne-des-monts est la principale ville de la région et le principal pôle de sorties. À proximité, il faut visiter la mine d’agates du mont Lyall. Sainte-Anne-des-Monts et Cap-Chat, deux villes voisines qui regroupent à elles seules les trois quarts des habitants de la Haute-Gaspésie, comptent plusieurs adresses homosympas.

En Haute-Gaspésie,  ce contact mer et montagne a fait de Mont-Saint-Pierre la capitale du vol libre, et des ailes multicolores viennent habiller son ciel durant l’été. En juillet, la Fête du Vol libre se veut une rencontre internationale de pilotes de deltaplane et de parapente.

De Sainte-Anne-des-Monts ou de Mont-Saint-pierre, vous pouvez accéder au parc national de la Gaspésie. Haut lieu de la randonnée pédestre, ce parc donne accès à un environnement montagnard exceptionnel. Parmi les monts qui traversent le parc, se trouve le mont Jacques-Cartier, le deuxième plus haut sommet du Québec. L'altitude de ces montagnes influence profondément le climat qui modèle tout le paysage et crée une diversité d'espèces unique au Québec et même au monde. Plantes arctiques-alpines et paysages de toundra constituent l'habitat d'un troupeau de caribous des bois, derniers représentants de cette espèce au sud du Saint-Laurent.

Chicoutimi est l'un des trois arrondissements de la ville de Saguenay, au centre géographique de son vaste territoire. C’est le plus urbanisé des trois arrondissements et le siège des principales institutions publiques dont l’Université du Québec et l’Hôtel de ville de Saguenay. En langue innue eshko-timiou signifie « jusqu'où c'est profond ». Le vocable autochtone, considéré comme descriptif, désignait déjà un lieu géographique avant toutes tentatives d'établissement. L'endroit constituait, ce qu'il est convenu d'appeler, « la tête de la navigation en eau profonde » sur le Saguenay.

Si chacun des trois arrondissements a son propre centre-ville, le centre-ville de Chicoutimi, autour de la rue Racine, est le plus ancien et le plus urbain. Comme dans tant de petites villes du Québec, la plupart des commerces de détail ont déserté le centre-ville et se sont installé dans les centres commerciaux près des quartiers résidentiels, et les restaurants et bars ont remplacé les anciens commerces sur la rue Racine qui est maintenant le premier pôle de sorties de Chicoutimi.

La ville de Saguenay ne compte plus pour le moment de bar gai depuis la fermeture du Tunnel. Autour de la rue Racine, on trouve parmi les meilleures tables de la ville et plusieurs établissements homosympas. En août, la rue Racine accueille le Festival des Rythmes du Monde, un festival de musique du monde où les artistes se produisent sur les scènes dressées aux deux bouts du tronçon central de la rue commerciale.

À proximité, le musée de la Petite Maison Blanche raconte l’histoire du déluge du Saguenay, une catastrophe naturelle survenue en 1996 et à laquelle cette résidence de 125 ans a survécu alors que le terrain autour d’elle était emporté par les eaux.

La Pulperie de Chicoutimi est un vaste complexe d’animation culturelle et touristique destiné à la préservation et la mise en valeur du patrimoine du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Situés aux abords de la rivière Chicoutimi, les bâtiments qui composent cet ensemble touristique appartenaient autrefois à la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi, qui transformait mécaniquement le bois en pâte à papier pour répondre à la demande des marchés européens jusqu’en 1930.

Saguenay, la plus importante ville de tout l’Est du Québec, offre un large éventail de tables accueillantes.

À La Baie, elles se concentrent autour du Plateau Victoria, près du terminal de croisière. Une adresse branchée, le Bistro-café Summum allie bistronomie et culture et est très courue. Non loin de là, dans l’atmosphère chaleureuse d’une maison centenaire, le restaurant L'Opia propose une cuisine du moment qui combine fraîcheur et audace dans une ambiance accueillante et chaleureuse où les couleurs vives du décor et la musique se mélangent à la vue sur la baie. Tout près du terminal de croisière et jouissant d’une merveilleuse vue sur la baie,  le resto-bar Le Pavillon Noir se spécialise en viandes fumées et grillades. Vous pouvez y prendre un verre et accompagner votre 5 à 7 de grignotines, nachos ou calmars frits.

Plusieurs auberges homosympas offrent aussi des services de restauration. Sur les rives du fjord  au coeur de La Baie, l’Auberge des 21 propose à son restaurant Le Doyen une fine cuisine régionale actualisée. Depuis 26 ans, cette auberge occupe une place de choix parmi les relais gourmands du Québec. Au gré des arrivages, elle privilégie les produits régionaux, notamment des aliments sauvages méconnus, dont quenouilles, pimbina, chicoutées, violettes sauvages et fleurs de mai pour créer une cuisine actualisée, qui s'inspire des traditions locales et des mets autochtones.

Les auberges nichées sur le bord du fjord offrent aussi  d’excellentes tables. Fière de son virage écologique, l’Auberge de la Rivière Saguenay propose une cuisine faisant largement appel à ses propres légumes et fruits, ainsi qu’à des produits équitables. L’Auberge des Battures mise de son côté sur une fine cuisine mettant à l’honneur les produits du terroir. D’inspiration française ponctuée par l’environnement québécois, sa table a été primée lors des grands prix du tourisme québécois. La salle à manger O Batillage offre une vue panoramique sur le fjord.

Avec ses 7,000 habitants, la ville de Sainte-Anne-des-Monts regroupe la majorité de la population de la Haute-Gaspésie. Dès la fin du XVIIe siècle, on y concède une seigneurie avec l’objectif d’y établir un poste de pêche permanent. C’est cette industrie qui permettra l’établissement d’un village permanent. Les premiers Annemontois s'y installent en effet en 1815 principalement attirés par la pêche. Aujourd’hui largement une ville de services et récréo-touristique, la ville a gardé ce cachet propre aux villages de pêcheurs.

La 1ère avenue qui suit le front de mer compte plusieurs belles auberges et restos homosympas souvent logés dans des bâtiments historiques comme le Château Lamontagne qui domine la baie ou l’Auberge La Seigneurie des Monts dont la partie ancienne date de 1790. L’été, les terrasses des auberges et restos de la 1ère avenue permettent de casser la croûte ou de prendre un verre en bord de mer.

À Sainte-Anne-des-Monts, on peut emprunter la route 299 communément appelée la Route du Parc, qui relie Sainte-Anne-des-Monts à New Richmond, en traversant complètement la Gaspésie par les terres. La route 299 donne accès au Parc national de la Gaspésie.

Percé est certainement l’endroit qui reçoit le plus grand nombre de touristes chaque été en Gaspésie. Inutile de préciser que les attractions comme le Rocher Percé et l’île de Bonaventure, le Géo Parc de Percé, le réputé Festival des Percéides, entre autres, y sont pour quelque chose.

D’autres attraits ne sont pas négligeables et contribuent largement à cet engouement pour Percé par les visiteurs de partout dans le monde, tels les restaurants, les hôtels, auberges et autres hébergements, les plages, les sites de camping et de glamping, les bars et microbrasseries, les galeries d’art, etc.

Percé hors saison

Toutefois, une fois l’automne installé, Percé retrouve une période d’accalmie qui permet aussi aux gestionnaires et travailleurs de l’industrie touristique locale et régionale de s’offrir une pause bien méritée. Dès la Fête du travail en septembre et ce, jusqu’à la fin du mois de mai suivant, la plupart des établissements d’accueil, d’hébergement et de restauration, souvent en raison de la réduction du personnel disponible, mais aussi parce que l’affluence touristique diminue fortement, affichent FERMÉ TEMPORAIREMENT.

Il subsiste quand même quelques établissements irréductibles qui poursuivent leurs activités toute l’année, ou encore pour des périodes déterminées en automne et en hiver.

En voici quelques-uns que nous avons répertoriés, avec des détails sur leurs opérations pour ces périodes. Il pourrait y en avoir d’autres qui s’annonceront plus tard à l’automne. À surveiller si vous souhaitez visiter Percé et les environs au cours de l’automne et de l’hiver.

Hébergement

Camp de base Au coin du banc : un peu en retrait de la ville, en direction de Gaspé, directement au bord de la longue plage du Coin du banc qui va jusqu’au Barachois, l’Auberge du Camp de base propose un type d’hébergement unique et original. Ouvert à l’automne en chalets (sans service de déjeuner) et ensuite en janvier pour les activités hivernales. Possibilité d’utiliser le spa.

315, QC-132 Est, Percé, G0C 2L0 - (418) 645-2907

Domaine Renard : loger toute l’année dans un des six dômes géodésiques au sommet de la montagne, en formule glamping, c’est excitant. Certains dômes avec vue sur mer. Promotion automnale en cours.

425, Rte d'Irlande, Percé, G0C 2L0 - (418) 782-4560

Le Nordet : profitez d’un séjour dans un hôtel écoresponsable à Percé, avec vue sur le golfe et la Pointe-St-Pierre. On y offre hébergement, comptoir alimentaire et buffet déjeuner, spa et plein air. Diverses formules offertes. Ouvert toute l’année.

1600, QC-132 est, Saint-Georges-de-Malbaie, G0C 2X0 - (418) 645-2223

Restauration

Maison du Pêcheur : ce restaurant réputé directement en face du Rocher Percé, qui fêtera son 40e anniversaire en 2025, a terminé ses activités saisonnières au début d’octobre. Toutefois, on a décidé d’accueillir la clientèle pendant quatre fins de semaine en décembre, jusqu’à Noël.

157, QC-132 O, Percé, G0C 2L0 - (418) 782-5331

Restaurant Black Whale : si on fait relâche en automne, la direction annonce que le restaurant-boutique qui propose toujours un menu mettant en vedette fruits de mer et produits du terroir, sera de retour en décembre avec un menu hivernal selon un horaire à établir. On surveille la page Facebook pour les détails.

170, QC-132 O, Percé, G0C 2L0 - (418) 782-4561

Café Nath & Cie : le café-librairie poursuit ses activités toute l’année selon l’horaire habituel… ou presque. On peut y déguster muffins, viennoiseries, croque-monsieur en plus des succulents cafés. Mercredi au dimanche de 10h à 17h.

224, QC-132, Percé, G0C 2L0 - (418) 782-4561

Bistro Les Sacs à vin : ce sympathique restaurant à la sortie ouest de la ville a terminé ses activités avec la fin du mois d’octobre. Toutefois, le bistro-bar demeure ouvert jusqu’en fin d’année cinq jours par semaine, du mercredi au dimanche, dès 15h.

50, route 132 Ouest, Percé G0C 2L0 - 418 782-1414

Activités de plein air

Aventures Camp de base : sur le site de l’Auberge du Camp de base, au Coin du banc, on peut s’adonner à diverses activités de plein air jusqu’à la fin de l’été, puis ensuite dès la fin de janvier pendant l’hiver. Fat Bike, escalade de glace, Ski Hok, ski nordique, etc. Forfaits offerts avec hébergement. Possibilité d’utiliser le spa.

315, QC-132 Est, Percé, G0C 2L0 - (418) 645-2907

Le Nordet : Les activités de plein air estivales se sont terminées en septembre. Celles d’hiver, dont les randonnées en raquette et le camping d’hiver se tiendront avec l’arrivée de la neige, possiblement en janvier. Le Thuya Spa est ouvert toute l’année, mais du vendredi au dimanche en basse saison.

1600, QC-132 est, Saint-Georges-de-Malbaie, G0C 2X0 - (418) 645-2223

GéoParc mondial Unesco : l’automne et l’hiver, les 18 kilomètres de sentiers pédestres sur le mont Sainte-Anne sont accessibles en tout temps et ce gratuitement (sauf la plateforme suspendue à 200 mètres qui n’est plus accessible). Les autres activités et services du Géoparc (incluant le Pavillon d’accueil) sont offertes du 16 octobre au 2 novembre 2024 les mercredi, vendredi, samedi et dimanche. Par la suite, ils sont fermés en saison hivernale jusqu’en mai.

180, QC-132 ouest, Percé, G0C 2L0 - 418-782-5112
Percé hors saison

Au XIXe siècle, les vacanciers allaient en Gaspésie, mais les touristes se faisaient rares. C’était difficile de s’y rendre, et pire encore, de s’y déplacer.

Tour Gaspésie
Les villages le long de la côte n’étaient accessibles que par bateau. La route reliait une poignée de villages, mais la plupart restaient isolés. Et là où passait une route, elle était souvent érodée, parfois impraticable ou même carrément dangereuse, en raison des fissures et crevasses majeures et des ornières nombreuses. Dans bon nombre de secteurs, il n’y avait tout simplement pas de route.

Par ailleurs, des visiteurs de plus en plus nombreux s’y rendaient pour découvrir les attraits naturels de ce coin de pays ; toutefois le tourisme n’y était nullement organisé. Le changement est arrivé avec les bateaux à vapeur qui assuraient les services maritimes sur le Saint-Laurent et s’arrêtaient à Gaspé. L’industrie et le commerce se sont développés, ouvrant de nouveaux horizons aux entrepreneurs locaux qui rendraient service aux voyageurs épuisés qu’il fallait accommoder. On s’est donc mis à construire des hôtels.

Puis les touristes ont débarqué en grand nombre lorsque le chemin de fer Intercolonial fut achevé en 1876. Ce réseau ferroviaire longeait la Matapédia et traversait la section ouest de la péninsule. Les voyageurs pouvaient ainsi se rendre aux frontières de la Gaspésie.

La Gaspésie a dû se battre pour avoir des routes. Les maires et les députés ont harcelé le gouvernement pour qu’il en construise afin de relier les villages côtiers.
Dans les années 1920, les infrastructures du siècle précédent ne convenaient plus et devaient mieux répondre à l’augmentation de la circulation automobile naissante.

Tour Gaspésie
Ainsi, la Gaspésie a été l’une des premières régions du Québec à se doter d’un réseau routier moderne et à profiter de la popularité grandissante des escapades routières. De plus en plus de vacanciers, au volant de leur rutilante automobile neuve, ont entrepris de sillonner les routes de l’Amérique du Nord.

Celle de la péninsule gaspésienne ayant été terminée en quelques mois seulement, elle deviendra, dès 1929, la destination numéro un pour le tourisme québécois grâce à cette première génération de conducteurs hardis et enthousiastes. Il ne s’agissait pas simplement d’une route de vacances. La Gaspésie offrait beaucoup plus : une route longeant la côte et formant une boucle de 550 milles, bordée de paysages parmi les plus spectaculaires, au plus grand ravissement des conducteurs et de leurs passagers.

Construire le réseau routier a représenté de nombreux défis. Le littoral rocailleux et les collines escarpées offraient un paysage sauvage qui attirait les visiteurs dans la région, mais les constructeurs devaient trouver des solutions créatives pour rendre cette route nationale sécuritaire.

Tour Gaspésie
Après avoir achevé la route de la péninsule, il fallait en faire la promotion. Diverses instances se sont regroupées : agents gouvernementaux, concepteurs publicitaires et photographes dégourdis. Les intervenants ont travaillé avec les hôteliers et les restaurateurs, les premiers cherchant à louer leurs chambres, les seconds souhaitant remplir leurs tables.

« Away to the Gaspé » et « Allons faire le tour de la Gaspésie » sont alors devenus un appel populaire pour des générations de vacanciers.

(D’après une histoire d’Alexander Reford, directeur, Jardin de Mitis)