Ces dix dernières années, le Parc nature de Pointe-aux-Outardes est devenu une des attractions les plus visitées de la Côte-Nord. Alors qu’il avait accueilli 1800 visiteurs en 2012, ils étaient plus de 17,500 en 2021. Et pour cause! Ce coin de la péninsule de Manicouagan est unique par sa biodiversité. Neuf écosystèmes distincts s'y succèdent, de la forêt boréale aux battures, en passant par la plage et les dunes, en plus d’accueillir le deuxième plus grand marais salé du Québec.

Basé sur une pointe de sable qui s’avance dans la mer, au bout de la rivière aux Outardes, le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes offre des paysages grandioses, accessibles à tous grâce à différents types d’activités, une aire de camping avec 10 sites de camping pour tentes en bord de mer et 10 sites de motorisés comme de l’hébergement inusité en chalets ‘’nichoirs’’ et un réseau de sentiers offrant des boucles de marche variant de 1 à 5 km.

Les haltes de découverte et de ressourcement présentes dans les sentiers permettent de se reposer en toute quiétude et d’en apprendre davantage sur ce site incontournable sur la Côte-Nord. Sans parler de la plage et de sa longue batture qui vous feront découvrir le secret fascinant des eaux de mer plus chaudes et baignables sans se geler de la péninsule de Manicouagan qui à elle seule vaut le détour de la 138.

La diversité de la faune et de la flore fera plaisir aux naturalistes aguerris. Une randonnée guidée de 2,5 km vous permettra de partir à la découverte des petits fruits comestibles et des vertus médicinales des plantes nord-côtières. Le Parc Nature est aussi classé parmi les cinq meilleurs sites d’observation d’oiseaux au Québec. Avec 255 espèces d’oiseaux répertoriées en période de migration, vos jumelles seront très occupées. Vous vous sentirez libre comme l’air en profitant du cadre enchanteur du Jardin d’oiseaux où 300 espèces végétales en permaculture trônent dans un décor créatif en matériaux recyclés. Pour compléter l’expérience vous pourrez dormir comme un oiseau dans un des cinq nichoirs d’oiseaux au décor inspirant. La nuit venue, le ciel étoilé, les astres et les planètes danseront sous vos yeux et un télescope de 45 cm vous permet d’explorer la Voie lactée.

La passion de Denis Cardinal
Son directeur-général actuel Denis Cardinal n’est pas étranger à ce développement. Il fait en effet partie des fondateurs de la Corporation en 1986, alors qu’il était nouvellement prof au cégep, lui qui est originaire de Pointe-aux-Trembles. Et il en parle avec passion. C’était à l’époque un parc régional et une aire de récréation polyvalente qui avait été créé sur le site du premier village à la Pointe aux Outardes fondé vers 1850 avant qu’un incendie le déplace vers le village actuel. Les premiers bâtiments du Parc construits en 1974 datent de cette époque.
Après avoir été pendant six ans directeur de Tourisme Manicougan de 2004 à 2010, il revient au parc en 2012 comme directeur-général pour en assurer la relance, C’est alors que le Parc régional devient le Parc nature de Pointe-aux-Outardes. Son objectif est d’en assurer le développement et la pérennité, tout en maintenant son statut d’OBNL indépendant de la SÉPAQ et des parcs nationaux. Les résultats sont là. Dix ans plus tard, le tourisme sur la Côte-Nord ne s’arrête plus à Tadoussac et il pousse l’exploration de la région jusqu’au Parc. C’est maintenant une des destinations principales des visiteurs qui poursuivent vers l’Archipel de Mingan et jusqu’à Natashquan.
Sur cette lancée, Denis Cardinal caresse maintenant un projet de développement de plus de 3 millions $ pour refaire le bâtiment d’accueil dès 2024 et un autre projet d’hébergement offrant tous les services dans des œufs d’oiseaux géants, un projet d’1,5 million $.
Il souhaite aussi créer au large une aire marine protégée en rappelant l’importance du phytoplancton et du zooplancton qui sont responsables de plus de 50% de la production d’oxygène en ces temps de grands défis climatiques. Ce ne sont pas les projets qui manquent.
Par Gaëtan Vaudry
À l’annonce de ma visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les plus érudits m’ont rapidement dressé une liste des meilleures tables à ne pas manquer dans la région. Parmi celles-ci figurait la table du restaurant O'Batillage, qui propose une fine cuisine du terroir à même l'Auberge des Battures de ville de La Baie. Le chef Étienne Trottier s’assure d’un approvisionnement local qui nous fait découvrir le meilleur de la forêt boréale et des producteurs régionaux. Même si nous étions dans la basse saison du mois de novembre, l’équipe du O'Batillage nous a drôlement bien accueillis. Pour ma part, j’ai eu droit à un repas trois services, comprenant le saumon fumé de la Boucanerie d’Henri en entrée. Outre ce saumon de la meilleure boucanerie au Québec, à mon humble avis, le plat comprenait un coulis de Frambleu (du Domaine Le Cageot), concombres, huile de lin (de la Ferme Tournevent), câpres, framboises et riz sauvage soufflé. Une entrée incontournable !
Pour le plat principal, j’ai opté pour les pâtes aux fruits de mer qui proposaient des tagliolinis frais (La Prod LP) sauce Mornay, crevettes de Matane, moules de l'Île-du-Prince-Édouard, pétoncles des Iles-de-la-Madeleine, poisson blanc et laitue de mer. Une généreuse portion pouvant rassasier les bonnes fourchettes. On garde bien évidemment une place pour le dessert, me laissant tenter par une excellente crème brûlée. Je ne pouvais mieux choisir !
Faire l'expérience du restaurant de l'Auberge des Battures en est certes une fort positive pour les papilles, mais elle l'est tout autant pour les yeux. Tout au long de mon copieux repas, l'établissement dirigé par Monsieur Éric Civel m'offre une vue imprenable sur le Fjord du Saguenay. De quoi réjouir tous vos sens.
Restaurant O'Batillage / Auberge des Battures
6295, boulevard de la grande Baie Sud Saguenay, arrondissement La Baie
418 544-8234
https://obatillage.com
Mashteuiatsh, qui signifie « Là où il y a une pointe », est la seule communauté autochtone au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Plusieurs connaissent cet endroit sous l’appellation de Pointe-Bleue. Elle est située sur la rive ouest du Pekuakami, nom ilnu qui désigne l’immense étendue d’eau que constitue le lac Saint-Jean, à 6 km de Roberval.
Désignée autrefois par le nom de Ouiatchouan, la communauté porte le nom de Mashteuiatsh depuis 1985. Les 6780 membres de cette Nation parlent le nehleun et le français.

Destination incontournable dans la région, Mashteuiatsh bat au rythme des saisons et perpétue sa tradition d’important lieu d’accueil et de rencontre. On y découvre l’histoire, la culture et les traditions de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, en plus d’y vivre une aventure où se côtoient culture et nature.
Au Bureau d'accueil touristique du Carrefour d'accueil Ilnu, sur un site bien aménagé au bord du lac, le superviseur à l’accueil et à l’animation, Pierre Larouche, agit comme un apôtre de cette communauté. Une seule question qui lui est posée débouche sur un long et pertinent discours qui démontre sa profonde connaissance de ce peuple, de son histoire et de ses traditions ancestrales.

Depuis l’année 2000, il s’évertue, avec les autres membres de son équipe, à renseigner les visiteurs sur tout ce qui concerne cette communauté qui a tissé des liens forts et dynamiques avec l’ensemble des intervenants politiques, économiques et touristiques régionaux.
Les yeux de Pierre Larouche brillent dès qu’on s’intéresse à ce qui anime sa passion pour cette communauté. Le bureau d’accueil est bien aménagé et on y trouve de l’information sous diverses formes (imprimée, vidéo, balado, artéfacts, etc.). On peut même y apprendre à lire et à prononcer des mots dans la langue nehlueun. On peut également s’informer sur les autres communautés du Québec autochtone.
Une halte à cet endroit permet enfin d’admirer l’immensité du lac Saint-Jean. On y a aménagé des installations qui permettent de profiter des lieux de diverses façons.

Il ne faut pas oublier de visiter le Musée ilnu de Mashteuiatsh. Ouvert depuis juin 1977, le Musée est reconnu comme étant un lieu privilégié de mise en valeur et de transmission de la culture des Pekuakamiulnuatsh (Innus du Piékouakami) et des Premières Nations du Québec. Son exposition permanente Tshilanu Ilnuatsh (Nous autres) a remporté un Prix de l'excellence de l'Association des Musées Canadiens en 2021. Une visite au Musée, c’est l’occasion d’explorer l’histoire des Pekuakamiulnuatsh, à travers des siècles de transformation, et de prendre contact avec une culture à la fois unique et vivante.
Bref, une visite au bureau d’accueil et une discussion avec Pierre Larouche, voilà qui agrémente de belle façon un séjour dans ce coin du Lac Saint-Jean.
Bureau d'accueil touristique de Carrefour d'accueil Ilnu
tourismemashteuiatsh.com
1516, rue Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC G0W 1G0
(418) 275-7200
Le nom de l’hôtel ne fait aucun doute lorsqu’on arrive sur le vaste terrain qui borde le méandre de la rivière Mistassini, sur le boul. Panoramique. En plein centre de la municipalité de Dolbeau-Mistassini, au nord du Lac Saint-Jean, coule la majestueuse rivière Mistassini qui offre un panorama sur l'immense chute des Pères.

C’est le site choisi par les concepteurs de l’hôtel Chute des Pères en 1966. Le territoire du parc régional des Grandes rivières, d’une superficie de 58 hectares, est bordé par les rivières Mistassibi et Mistassini. C’est sur la pointe de ce site que fut bâti le premier monastère des Pères trappistes. On y voit des vestiges du Village-des-Pères, premier établissement européen du secteur. On y trouve des points de vue dont certains donnent sur la rivière Mistassini et l’île Talbot, ainsi que sur la chute des Pères, haute de 15 m, et la Première chute.
C’est dans cet environnement grandiose que Julie Painchaud, adjointe à la direction de l’hôtel, travaille à assurer le confort et la satisfaction de la clientèle provenant de divers milieux et secteurs d’activité. Les 70 chambres de quatre catégories, dont certaines suites avec cuisinette, accueillent travailleurs saisonniers ou temporaires, touristes en toutes saisons et cyclistes de la véloroute des Bleuets, entre autres. L’hôtel emploie de 25 à 30 personnes et pratique des politiques d’inclusion autant pour le personnel que pour la clientèle.
Les propriétaires de l’établissement depuis 1970 ont apporté des rénovations et améliorations dans plusieurs des chambres de cet établissement, au cours des 10 dernières années. En plus du confort supérieur, elles incluent : planchers de salle de bain chauffants, couettes modernes, nouveau mobilier, nouveaux planchers, télévisions à écran plat, systèmes de chauffage et de climatisation silencieux.
Doté d’une terrasse avec vue sur la rivière, Le Méandre bar et salle à manger est l’endroit tout désigné pour passer de bons moments entre amis ou en famille. On peut y déguster la meilleure soupe aux gourganes, tourtière et tarte aux bleuets du Lac St-Jean. Aussi, les grillades et fruits de mer sont très appréciés de tous.
Julie Painchaud rappelle que l’hôtel organise des réceptions de mariage, de baptême, des fêtes d’anniversaire, des réunions d’affaires et des congrès, grâce à des salles modulaires et des équipements spécialement conçus pour ce faire. Les propriétaires de l’hôtel Chutes-des-Pères possèdent un autre établissement hôtelier à Dolbeau-Mistassini, l’auberge La Diligence.
L’hiver, les motoneigistes nombreux dans la région et provenant aussi d’ailleurs grâce aux circuits aménagés profitent du confort de l’hôtel et de la nourriture de la salle à manger lors d’une étape dans leur périple.

Enfin, les amateurs de chocolat et d’histoire profiteront certainement de leur passage à Dolbeau-Mistassini pour se rendre visiter la réputée Chocolaterie des Pères-Trappistes. Depuis 1978 on y fabrique du chocolat, dont le fameux chocolat incrusté de bleuets au mois d’août de chaque année. Les visiteurs sont invités à plonger dans l'univers des Pères Trappistes et de la Chocolaterie et de son Économusée du chocolat. Le tout sur un site enchanteur présentant des faits historiques sur la vie des Pères Trappistes et sur la Chocolaterie.

Hôtel Chute des Pères
hotelier.qc.ca
46, boul. Panoramique
Dolbeau-Mistassini, QC G8L 5G9
(418) 276-1492
C’est dans le Roberval du début du siècle dernier que Michel-Marc Bouchard a situé l’action de son drame romantique, Les Feluettes, que le cinéaste canadien John Greyson avait porté sur grand écran en 1996 et dont la version opéra vient d’être présentée par l’Opéra de Montréal en première mondiale. C’était à la belle époque du boum de l’industrie forestière où de grands hôtels étaient construits sur les rives du lac Saint-Jean dont le mythique Hôtel Roberval réduit en cendres il y a plus d’un siècle.
La prospérité de naguère est disparue et la petite ville est aujourd’hui une ville de services. La rue Saint-Joseph a conservé tout le charme des rues commerciales de province. Et vous voudrez volontiers vous y attabler sur la terrasse d’Emporte-moi, ce resto de fine cuisine qui est aussi un salon de thé. À quelques pas, le Club Nautique de Roberval offre un accès direct au lac St-Jean avec une capacité d’accueil de quelque 200 plaisanciers et des services et aménagements qui en font une escale fort agréable.
À quelques km, vous reculerez d’un siècle, à cette époque glorieuse des premiers moulins à pâte du Québec au site historique de Val-Jalbert. Entre les années 1901 et 1927, Val-Jalbert vibrait joyeusement au rythme de son usine de pâte à papier.
Mais l’histoire de Val-Jalbert s’est terminée en 1927 avec la fermeture du moulin à pulpe. C’est aujourd’hui un musée à ciel ouvert où vous vous pourrez toucher du doigt les maisons en bois d’époque, le couvent-école, le bureau de poste et le magasin général qui tenait lieu de « supermarché » et qui abrite aujourd’hui une boutique de souvenirs, un sympathique Café-terrasse et des chambres de grand confort.
Juste à côté de Roberval, Mashteuiatsh (autrefois appelé Pointe-Bleue) vous ouvre les portes de la seule communauté autochtone de la région. Lieu de rencontre des Pekuakamiulnuatsh, premiers occupants de ce vaste territoire, Mashteuiatsh est un endroit de prédilection pour une vue unique sur le Pekuakami, véritable mer intérieure. Vous irez à la rencontre d’un peuple unique par son histoire et sa culture millénaire toujours vivante. Le village recèle une des plus belles plages de la région, la Plage Robertson.
À Lac-Bouchette, à l’intérieur des terres, l’Auberge Éva est un site de villégiature qui propose un séjour en milieu naturel avec une qualité d’accueil supérieure. L’Auberge Éva propose hébergement, randonnée pédestre, location d’embarcation, location de vélo, animation, ainsi qu’un service de restauration. Situé au bord du Lac-Bouchette, le site offre des paysages naturels et plonge les visiteurs dans une ambiance rurale du Nord québécois. En saison hivernale, l’auberge revêt son manteau blanc et devient un relais motoneige, elle offre aussi la location de raquettes, de tubes à glisser et un locateur motoneige est à proximité.
Joseph Simard habite une résidence ancestrale, celle de l’ancien notaire Thomas-Zozyme Cloutier, au centre-ville de Chicoutimi. Une splendeur. « Quand je m’assois à mon bureau, c’est là où tout le secteur de la pulperie a été notarié », a-t-il précisé en entrevue à l’émission Y’a des matins à Radio-Canada.

Quand il nous a rencontré, dans la vaste salle à manger, l’immense horloge grand-père logeant dans un coin de la pièce a subitement fait entendre son carillon impressionnant.
Passionné de maisons anciennes, il pense que l'histoire des bâtiments devrait être protégée. Surtout après qu’il ait vécu l’épisode d’une maison ancestrale qu’il a déjà possédée, démolie au centre-ville peu de temps après qu’il l’ait vendue. Pour en faire un stationnement.
Côté hébergement, il offre depuis 2016 un certain nombre d’appartements touristiques, dont la Résidence touristique Chicoutimi. Située à Saguenay au cœur des centres-villes de Chicoutimi et de La Baie à moins de 500 mètres de la rivière Saguenay, Les résidences touristiques Saguenay offre 4 appartements (2 pers.), 1 appartement (3 pers.) un condo (6 pers.) et une maison de 5 chambres (max. 10 pers.). Tous sont situés au coeur des centres-villes et sont certifiés « Établissement voyage durable ». Ils sont dotés d'une cuisine complètement équipée, d'un téléviseur écran plat avec câble, d'une connexion à Internet sans fil et d'un stationnement gratuit.

Joseph Simard est engagé de diverses façons dans l’offre touristique à Saguenay : hébergement, transport en minibus en combinaison avec la navette du fjord, puis la location de vélos électriques au port de La Baie, avec circuits spéciaux et audio-guides. Comment il est arrivé là il y a 18 ans ? « En observant les oiseaux », répond-il, lui qui est aussi un photographe passionné par les oiseaux. « Mes principaux points d’intérêt sont la faune et les paysages. Amoureux du Québec, je parcours les villages à la recherche de l'instant », ajoute-t-il.
Joseph Simard, un passionné de la nature et du fjord, désire relever de nouveaux défis et devenir son propre patron. Il a donc quitté son poste de représentant bien rémunéré en 2008 pour se lancer en affaires et fonder son entreprise de tours guidés par autobus, Tour Aventure Fjord et Monde.
« L’idée est de faire découvrir le territoire et la beauté du fjord aux touristes québécois et internationaux en partenariat avec les Navettes maritimes du Fjord. En observant l’intérêt de Saguenay pour les croisières internationales, l’entrepreneur y a vu une opportunité d’affaires intéressante pour son organisation.

« Aujourd’hui, lorsque je vois le nombre d’autocars qui attendent les passagers de ces géants des mers, je suis heureux, parce que je sais que ça m’amène aussi une clientèle. Chaque offre est complémentaire et en plus de la clientèle saisonnière, les croisiéristes veulent aussi découvrir le territoire. Avec mes autobus, je sillonne les villages de La Baie à L’Anse-Saint-Jean et une croisière sur le Saguenay conclut l’expérience d’une bonne manière », explique-t-il. « En alliant croisière et tour par autobus, on est assuré de voir les choses qu’une seule fois. L’effet de surprise persiste donc jusqu’à la fin de la journée », insiste-t-il.
Il est actuellement le seul opérateur privé de tours touristiques dans la région. L’entrepreneur sait que pour maintenir le succès des activités qu’il offre, cela passe par un service impeccable, des guides formés, des véhicules confortables et en bon état, sans oublier un effet wow du début à la fin, répète-t-il.
Récemment, Il a ajouté la location de vélos électriques proposant des circuits touristiques avec audio-guides gratuits, au départ du quai des croisières de La Baie ou du bureau de l’entreprise à proximité. Pour faciliter l'aventure et maximiser le temps de location, on a prévu 5 circuits de 2 à 4 heures dans le secteur de La Baie, en empruntant la véloroute du secteur. « Également, entre deux coups de pédale, on invite les gens à flâner à leur rythme et à en profiter pour se gâter chez les commerçants du secteur ». Le service de location de vélos électriques est offert tous les jours du 13 mai au 1er octobre. Il faut réserver à l’avance autant que possible. Le casque, le support à téléphone et un panier à rangement sont aussi inclus avec le forfait.
Comme on peut s’en douter, Joseph Simard est bien présent dans le circuit touristique du Bas-Saguenay. Avec ses divers partenaires du milieu, il souhaite continuer à offrir des services de qualité tout en poursuivant le développement d’autres activités touristiques, si les oiseaux lui envoient de nouveaux signaux en ce sens.
Résidences touristiques Saguenay
residencetouristiquesaguenay.com
174, rue Jacques-Cartier Est
Saguenay (arr. Chicoutimi) Qc G7H 1Y5
418 290.8687
Tours aventure Fjord et Monde
saguenayguidedtours.com
Vélo tour Saguenay
velotoursaguenay.com
Depuis 2008, l’Île d’Orléans accueille une entreprise créée par un couple qui, depuis, n’a cessé d’y mettre leur cœur et leur passion pour en faire ce qu’elle est devenue aujourd’hui. D’abord connue comme « Aux petites douceurs », on y retrouve alors des produits du terroir, des créations québécoises et, comme son nom le dit si bien, « des petites douceurs ».
Tous les deux Européens, mais ayant beaucoup voyagé, c’est à partir de la Martinique qu’ils ont choisi de venir s’installer au Québec en 2006, après l’avoir visité à quelques reprises et en être tombé en amour. Ils sont habités par la culture de la confiserie, et sont en affaires depuis plus de 45 ans dans les domaines de la cuisine et de la pâtisserie.
C’est quelques années plus tard que Caroline Marelli et Patrick Augier ont eu l’idée de produire eux-mêmes toutes ces petites gâteries qu’ils offraient à leur boutique, désormais appelée La Nougaterie. C’est avec le nougat qu’ils ont choisi de travailler, en y associant le miel et l’érable, deux sucres naturels.
Le nougat est confectionné à partir du blanc d’œuf. « Pas de colorant, pas d’additif, pas de chimique », assure Caroline. Les amandes, les pistaches et la fleur d’oranger sont des produits qu’on ajoute à ces confiseries qui viennent sous diverses formes. On le fabrique selon une formule artisanale à l’ancienne.
La Nougaterie propose aussi ses sucreries et ses à-côtés avec des recettes dignes des plus grands, spécialement la meringue, la guimauve, des lunes de miel, les tartinades et confitures, des bouchons de l’île, les beurres (pommes, bleuets, etc.) et des nougats sous toutes ses formes et dans un bon nombre de saveurs fruitées. Caroline s’empresse d’ajouter que le nougat est un produits très énergétique et faible en calories.
À l’île d’Orléans, on produit 14 saveurs de bonbons au nougat, dont ceux au caramel sont les plus populaires. Les lunes de miel ont aussi la cote. Il faut voir tout cet échantillonnage à la boutique de Saint-Pierre, pas très loin du lieu où le grand Félix Leclerc a vécu une grande partie de sa vie.

On peut aussi visiter la boutique en ligne et commander les produits préférés.
La Nougaterie tient également boutique dans le secteur touristique de Québec, au 51 rue du Petit Champlain.

Le nougat connu à l’Antiquité
Confiserie tendre et onctueuse qui remonte à l’Antiquité, il était fabriqué en Orient avec des amandes, du miel et des épices. Sa fabrication était aussi connue des Grecs qui le confectionnaient avec des noix. Au XIVe siècle, les confiseurs de Damas, en Syrie, décident de faire un nougat plus tendre et d’incorporer de la pistache d’Alep, ce qui lui ajoute un parfum agréable.
Diverses variétés tendres et dures sont apparues au fil des siècles. Le véritable nougat, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est apparu au milieu du XVIIIe siècle. Des blancs d’œufs, fondus avec le miel et le sucre ont été ajoutés ce qui permet de bien aérer la pâte.
La Nougaterie de Québec
nougateriequebec.com
1367, Chemin Royal
Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans
(QC) G0A 4E0
418.991.0889
Bois francs et fromages fins
Au cœur des Bois-Francs, cette vaste plaine couverte d’érables et d’autres arbres de bois dur, Victoriaville est le chef-lieu de la MRC d’Arthabaska. La ville est considérée comme le « Berceau du développement durable » au Québec puisqu'on y a vu naître d'importantes préoccupations environnementales (récupération des matières résiduelles, voitures hybrides pour les services municipaux, plantation d'arbres, etc.) et sociales. Cette charmante ville de 45,000 habitants est le lieu de naissance du dramaturge Serge Boucher, mais de façon beaucoup plus notoire du premier francophone à avoir accédé au poste de premier ministre du Canada, Sir Wilfrid Laurier dont on peut aujourd’hui visiter la maison transformée en musée.
Pour les épicuriens, la ville accueille en mai le Festival des Fromages Fins de Victoriaville, un événement fromager incontournable pour les amateurs de fromages et de produits du terroir québécois, qui vous permet de découvrir le fromage d’ici sous toutes ses formes.
Les amateurs de musique ne sont pas en reste. Le Festival International de Musique Actuelle présenté en mai offre des concerts inédits, des musiciens de réputation internationale, de l'art visuel et un circuit d'installations sonores dans l'espace public. Le FIMAV est un laboratoire de musiques contemporaines , jazz, rock, électroacoustique et improvisée. Le festival se veut le plus important événement du genre en Amérique du Nord. En juillet, c’est autour du blues de faire vibrer la ville lors du Festival de blues de Victoriaville. Les noctambules voudront poursuivre la fête au Complexe Évasion avec ses bars, disco et restos au centre-ville. Il y a quelques années, les mêmes promoteurs avaient donné à la région son premier bar gai, une tradition homosympa qui ne se dément pas.
À proximité de la ville, le parc du Mont Arthabaska offre un point d'observation magnifique avec belvédère sur l'ensemble de la région. Vous y trouverez un parc très reconnu des ornithologues, avec aire de pique-nique, sentiers pédestres et un paradis du vélo de montagne. En hiver, les sentiers de ski de fond et raquette, les glissades permettent de profiter de l’hiver.
À 12 km de Victoriaville, la petite ville de Warwick, bien connue pour son industrie laitière et de transformation agroalimentaire serait l'endroit où a été inventée la poutine. Warwick se proclame capitale des fromages fins du Québec. En périphérie de Warwick, il faut visiter la Fromagerie du Presbytère et découvrir ses fromages fins. Et pourquoi pas faire un saut au vignoble des Côtes de Gavet pour accompagner la dégustation des meilleurs vins de la région.
Au nord de Magog, le parc national du Mont-Orford, d'une superficie de près de 60 km carrés, est une des principales attractions de la région. Le mont Orford, haut de 853 mètres, et le mont Chauve, de 600 mètres dominent son territoire. Le Parc du Mont-Orford est une aire protégée du Québec. Toute activité menée sur son territoire doit protéger ses écosystèmes, et les activités de récréation doivent se dérouler à l'intérieur d'un territoire délimité. Un centre consacré à la musique, le Centre d'art Orford, y est installé, tout comme la Station de ski du Mont Orford. Près de 500 sites de camping sont aussi accessibles.
La randonnée est sans aucun doute la meilleure façon de découvrir le parc national du Mont-Orford. C'est l'occasion parfaite d'accéder à de nombreux points de vue qu'on dit parmi les plus spectaculaires de la région des Cantons de l'Est. Le parc abrite, notamment, des cerfs de Virginie et des grands hérons, observables dans leur habitat naturel. Aux abords des deux plages, plusieurs activités sont au programme pour le plaisir des vacanciers. L'hiver venu, le parc devient un incontournable des adeptes de ski de fond et de raquette. Le Mont Orford est le quatrième plus haut sommet skiable au Québec et le plus haut des Cantons de l'Est. Il offre les meilleurs dénivelés de la région, satisfaisant les désirs des débutants comme des plus expérimentés.
Un peu à l’ouest de Magog, Eastman accueille depuis 2003 un festival littéraire assez unique. Les Correspondances d’Eastman sont engagées dans une action de revalorisation de l'écriture et de la lecture. L’objectif de ce festival est de donner le goût d’écrire et de lire. Il rend l’écriture vivante en permettant de rencontrer des auteurs et de célébrer le livre et le travail des écrivains. Au programme, des rencontres informelles avec des écrivains au hasard des activités du village, des inspirations vivantes lors des causeries et spectacles en soirée et aussi des révélations d’écrivains en herbe chez les lauréats du concours de la Poste restante. Tous les grands noms de la littérature québécoise y ont participé. La romancière Francine Ruel établie à Lac Brome tout près en est une abonnée.
À l’est, c’est au lac Magog, dans la villa de Luc Plamondon, qu’il y a trente ans Denys Arcand campa l’action du Déclin de l’empire américain. On se souvient du personnage de Claude, le prof d’université homosexuel, un des premiers personnages gais hors ghetto et non caricatural du cinéma québécois.
La grande gastronomie se concentre à Québec dans le Vieux-Québec où on retrouve le plus grand nombre de grands chefs et des restos réputés. La plupart ont été formés en France d’où ils sont originaires. C’est le cas de Jean-Luc Boulay, l’actuel président de la Fondation Serge-Bruyère. Ce chef plusieurs fois médaillé préside aux destinées de Chez Boulay bistro boréal, ainsi que du Saint-Amour, deux grandes tables dans l’enceinte de la vieille ville fortifiée. Le Saint-Amour se veut une figure de proue du rayonnement de la gastronomie québécoise. Alliant tradition et innovation, ses professionnels en cuisine misent sur les plus récentes techniques pour rendre hommage aux fines denrées de notre terroir.
Sa rencontre avec Arnaud Marchand à l’émission Les chefs en 2010 l’amène à se lancer dans l’aventure gastronomique de Chez Boulay bistro boréal autour d’une même passion qui s’exprime aujourd’hui dans leur menu d’inspiration boréale. La cuisine du nord propose une redécouverte unique de nos produits régionaux, au rythme des saisons. Wapiti, poisson, fleurs de sureau ou thé du Labrador s’invitent au menu d’une table inventive. Un métissage surprenant de traditions culinaires et d’influences internationales. Il vous recommandera lui-même de découvrir les produits du Canard Goulu et les pâtisseries et pains de Chez Paillard.
Dans le même secteur du Vieux-Québec, tout près de la porte Saint-Jean, le chef Stéphane Roth, originaire de Montbéliard en France combine plaisir, découverte et créativité, et partage sa passion par multiple de trois grâce à ses célèbres trilogies du terroir au Patriarche. Lové au coeur du Vieux-Québec, à proximité de la porte Saint-Jean, Le Patriarche offre une ambiance intime dans le décor raffiné d’une belle maison de pierres datant de 1827. Maître Cuisinier de France, son restaurant est côté cinq diamants. Il nous offre depuis l’an dernier dans un autre registre les plaisirs de la rôtisserie à la française au Tournebroche toujours sur la rue Saint-Jean.
Au Château Frontenac, hôtel phare du Vieux-Québec, le chef Stéphane Modat met en œuvre son savoir-faire au restaurant Champlain. Né à Perpignan, France, il nous propose une gastronomie française et continentale dans une atmosphère intime au charme historique et au service attentionné. Les ingrédients locaux les plus frais marient les saveurs du passé avec l’élégance et la modernité d’aujourd’hui dans un décor élégant et luxueux avec une majestueuse salle à manger donnant sur le Saint-Laurent. Stéphane Modat est coauteur du livre de recettes Papilles et Molécules et de la collection Papilles pour tous!, qui a remporté le prix du meilleur livre d’harmonies mets et vins au monde.