Le Village, comme dans beaucoup de villes du monde, s’est développé à partir des années 1970 dans un quartier en déclin de la métropole. Le Faubourg Québec, comme on l’appelait à l’époque, est l’un des plus anciens quartiers de la métropole, ainsi nommé parce qu’il s’était développé dès la fin du XVIIIe siècle autour de la porte contrôlant le chemin menant à Québec lorsque ce qui est maintenant connu comme le Vieux-Montréal était une ville emmurée. Au XIXe siècle, c’est près du tiers de la population de la ville qui habitait le Faubourg Québec et le Faubourg à m’lasse plus à l’est. C’était aussi le principal quartier industriel de la ville à cause de la proximité du port, un quartier couvert de manufactures où s’entassait une classe ouvrière venue des campagnes environnantes à la faveur de la révolution industrielle. La rue Sainte-Catherine devint dès la 2e moitié du XIXe siècle la principale artère commerciale qui, partant de ce quartier, traversait la ville d’est en ouest. C’est dans ce quartier que nait ce qui deviendra le premier grand magasin de l’Est, Dupuis & Frères en 1868.
Avec le déplacement des activités manufacturières vers les parcs industriels dans la 2e moitié du XXe siècle, le quartier se désindustrialise et s’appauvrit. Sous l’administration du maire Jean Drapeau, la Ville entreprend de ‘nettoyer’ ce quartier devenu malfamé en en rasant des pans entiers au sud de la rue Ste-Catherine pour élargir d’abord la rue Dorchester (maintenant le boulevard René-Lévesque), construire l’Autoroute Ville-Marie, puis la Maison de Radio-Canada. En y installant le diffuseur public, la Ville souhaite y consolider une Cité des Ondes à l’Est du centre-ville où est déjà installée Télé-Métropole. Avec le déclin de la population du quartier environnant résultant de ces expropriations massives, la rue Ste-Catherine bat bientôt de l’aile et les locaux commerciaux peu coûteux sur cette artère bien desservie par la ligne verte du métro inauguré en 1966, à proximité de la station de correspondance Berri-UQÀM, attirent les nouveaux clubs gais, alors que les grands logements peu coûteux sont convoités par les jeunes gais qui s’installent autour.
C’est ici que s’installe la boutique érotique gaie Priape dès 1974, puis le premier bar gai, La Boite en Haut, en 1975 dans l’immeuble où se trouve aujourd’hui le Complexe Sky, alors que le bar lesbien Les Ponts de Paris est déjà installé plus à l’Ouest sur la rue St-André.
Mais le Village connait son véritable élan en 1982 lorsque trois nouveaux bars gais voient le jour : le 1681, les 2R et le Max. Le Nouveau Village de l’Est (par analogie avec l’East Village new-yorkais)) était né et deviendra bientôt connu simplement comme le Village. C’est aujourd’hui, sur un km et une quinzaine d’intersections de long le plus grand Village gai au Canada et l’un des plus grands dans le monde.
Un peu comme cette jeune fille de province qui rêve de devenir une grande vedette à Montréal ‘entourée de fourrures et de tapettes’ dans Demain matin, Montréal m’attend, la comédie musicale de Michel Tremblay, beaucoup de jeunes hommes et de jeunes femmes de province sont ainsi venues s’installer à Montréal pour pouvoir y vivre leur homosexualité, contribuant à dynamiser la vie gaie de la métropole et à développer le Village.
Depuis les OutGames de 2006, la rue Sainte-Catherine devient piétonnière l’été sous la canopée de boules roses qui sont devenues sa marque. L’événement Aires Libres qui se tient cette année du 5 mai au 26 septembre, est un moment estival très attendu où Montréalais et touristes profitent des terrasses ensoleillées des bars et restaurants qui s’installent sur la voie publique. Se greffent à cet événement les festivals qui animent le Village l’été, le Festival Montréal en Arts, Fierté Montréal et le Week-end Fétiche durant la Fête du Travail.
Ironiquement, c’est dans ce quartier où Starmania, l’opéra rock de Luc Plamondon et Richard Cocciante où Marie-Jeanne suit le DJ Ziggy pour aller ‘danser dans des endroits très très gais’, fut présenté pour la première fois à Montréal en 1980 à l’ancienne Station C. Cet immeuble patrimonial qui a accueilli il y a 25 ans le premier complexe de bars gais autour du légendaire KOX, est toujours un endroit ‘très, très gai’ où la nouvelle génération vient danser.
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Reconnue pendant longtemps au XXe siècle pour la construction navale alors que les grands bateaux en partaient pour transporter le bois outre-mer, l’industrie des pêches y a aussi connu un important essor au point de faire de Shippagan le plus important centre de pêche du Nouveau-Brunswick.
Rien d’étonnant que chaque année, Shippagan invite ses amis à venir fêter lors du Festival des pêches et de l’aquaculture du N.-B. qui attire des milliers de personnes. Aujourd’hui, c’est l’industrie de l’exploitation des tourbières qui connaît un essor important
dans l’économie de la ville et de sa région et qui crée des centaines d’emplois.
L’Université de Moncton y administre et anime un campus où des centaines d’étudiants.es provenant de diverses régions et de l’étranger, y complètent des programmes comme un Bacc. en développement durable et zone côtière, en gestion de l’information, en science infirmière,
en technologie, information et leadership, et des Diplômes en administration des affaires et en sciences de la santé, entre autres.

Un peu en retrait, à environ 15 km de l’autoroute 11 qui mène de Caraquet, capitale régionale, à Tracadie-Sheila, la ville de Shippagan offre l’embarras du choix pour vos activités de plein air, que ce soit pour le camping, le surf cerf-volant, la voile, le cyclisme, la natation en eau de mer ou tout simplement pour la détente sur des plages sablonneuses.
Entre la baie Saint-Simon et le bras de mer de la baie des Chaleurs menant au golfe du Saint-Laurent, Shippagan présente de magnifiques paysages que l’on peut découvrir grâce à ses nombreux circuits cyclables et au sentier du rivage longeant l’arrière du centre-ville. De plus, la Véloroute Péninsule Acadienne, donne accès à l’ensemble de la Péninsule, et comprend des aires de détente tout au long de son tracé.

Shippagan héberge l’Aquarium et le Centre marin du Nouveau-Brunswick. De magnifiques aquariums permettent de découvrir la riche collection de poissons et d’invertébrés du golfe du Saint-Laurent. On y présente également plusieurs phoques gris on peut y toucher des fruits de mer et d’autres créatures marines.
Le secteur de Haut-Shippagan accueille un site de villégiature des plus originaux : Cielo Glamping. On peut y dormir sous des dômes tout équipés, incluant une terrasse avec un spa, avec accès direct à la baie. L’endroit est l’un des privilégiés pour déconnecter tout en profitant
pleinement de tout ce que la nature a à offrir. Venez y partager un repas à son Hub où le chef cuisine avec des produits locaux, y déguster un café de la brûlerie ou déguster une bière locale.
Située au bout du majestueux fjord du Saguenay et sous l’oeil omniprésent du massif des monts Valin, la ville de Saguenay s’impose comme la septième plus grande ville au Québec avec ses quelque 145 000 citoyens ,soit plus de la moitié de la population de 280,000 habitants de la région du Saguenay Lac-Saint-Jean, et son territoire de 1 165 km2 qui couvre deux fois la superficie de l’île de Montréal.
Née principalement de la fusion des villes de Chicoutimi, Jonquière et La Baie, c’est une ville universitaire, industrielle et de services, la plus importante agglomération de tout le Québec maritime. C’est bien sûr là que la vie gaie et lesbienne a pu avoir pignon sur rue depuis des décennies.
Ce n’est toutefois pas encore une ville dont la trame urbaine est pleinement intégrée chacun des trois arrondissements conservant son centre-ville, des centre-ville isolés les uns des autres par une dizaine de km, séparés par des zones parfois encore rurales. Aussi, il ne faudrait pas vous surprendre de voir dans la signalisation routière chacun de ces centre-ville être indiqué.
L’arrondissement de La Baie, certes le plus ancien, est aussi le plus touristique et pittoresque avec son paysage du fjord et son terminal de croisière. Le véritable centre-ville de Saguenay est dans l’arrondissement de Chicoutimi là où se trouve autant l’Hôtel de Ville que l’université. Plus à l’ouest, l’arrondissement de Jonquière, qui comprend en plus de l’ancienne ville de Jonquière, les villes fusionnées d’Arvida et Kénogami, est le cœur industriel de la ville avec ses usines de papier et d’aluminium.
À mi-chemin entre Rivière-du-Loup et Rimouski, Trois-Pis-toles est au cœur de la région des Basques–région qui doit son nom aux pêcheurs basques qui venaient à l’Île-aux-Basques au XVIIe siècle. Bien avant que Jacques Cartier n'explore les eaux du fleuve Saint-Laurent, des pêcheurs venus des Pays Basques parcouraient déjà les côtes de la région pour chasser la baleine et faire du commerce avec les Premières Nations. Ils ont laissé au fil des années des traces de leur passage qui ont été découvertes en 1990 sur l'Île-aux-Basques grâce à des fouilles archéologiques. Ceci avait donné naissance au Parc de l'aventure basque en Amérique en 1996. Mais le site n'est pas ouvert en 2020 et son avenir est incertain.
Des contes et des légendes Chaque année depuis un quart de siècle, Trois-Pistoles accueille le Rendez-vous des Grandes Gueules, un festival des contes et récits de la francophonie. Le festival aura lieu à la salle de spectacles de la Vieille Forge à Bérubé, et cette année, aux alentours aussi : sur le fleuve, en plein air, et dans des lieux cachés.

Le festival de contes et récits de la francophonie de Trois-Pistoles, Le Rendez-vous des Grandes Gueules, célébrera ses 25 ans du 2 au 10 octobre 2021. Il offrira de nouveau une programmation riche, une parole diversifiée, des rencontres mémorables, de l'imaginaire et du conte dans ce qu'il se fait de meilleur.

Amateur d’art et de légendes, allez visiter le Jardin des Légendes. Vous serez conquis par ce jardin secret qui évoque par des sculptures les légendes les plus célèbres de Trois-Pistoles. Dans la cour arrière d'une maison ancestrale, qui abrite la fleuris-terie Déco Fleurs, découvrez une aire de repos avec vue sur le fleuve qui rend hommage aux légendes, une tradition locale riche et haute en couleurs. De Trois-Pistoles, un traversier vous amène aux Escoumins, en Haute-Côte-Nord.
A l'est de La Malbaie, on prend la route vers la Côte-Nord. Du Cap à l'Aigle à Baie-Sainte-Catherine, la route qui serpente en surplombant l'estuaire, offre parmi les plus beaux panoramas de la région. On comprend pourquoi les explorateurs français ont décidé d'y établir leurs premiers postes de traite. C'est d'ailleurs à Baie-Ste-Catherine, à la Pointe aux Alouettes qu'en 1603, au nom du roi Henri IV, Samuel de Champlain conclut un traité avec les chefs des Premières Nations voisines, lui permettant de s'y établir en échange d'une protection militaire. Cette alliance, le premier traité franco-autochtones du Nouveau Monde, a permis l'établissement des Français en Amérique du Nord et la création de la Nouvelle-France. Au large, débute le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, une aire marine protégée reconnue internationalement pour la qualité de l'observation des mammifères marins que l'on peut y faire.
De Saint-Siméon, la route 170 nous mène à travers les terres vers le Saguenay. Au passage, Sagard recèle un joyau inaccessible au commun des mortels, le Domaine Laforest, un immense manoir de style renaissance italienne bâti au beau milieu de la forêt charlevoisienne, propriété de la famille milliardaire des Desmarais.
À Saint-Siméon, un traversier relie aussi Charlevoix au Bas-Saint-Laurent, sur l'autre rive de l'estuaire via Rivière-du-loup. Il faut découvrir au cœur de ce charmant village l'une des plus belles plages de sable de la région, tout près du quai. Un avant-goût des belles plages de la Côte-Nord.
Au centre-ville de Rimouski, vous trouverez plusieurs adresses homosympas. Elle se concentre autour du boulevard Saint-Germain, l’artère du centre-ville autour de laquelle tout se passe.
L’occasion parfaite pour explorer le choix culinaire de Rimouski est lors de l’évènement Les terrasses urbaines. Le boulevard Saint-Germain se ferme à la circulation et s’ouvre aux piétons entre la rue Belzile et l’avenue de la Cathédrale. Les restaurants, bars, et commerçants installent des terrasses, et toute la ville descend pour s’approprier leur centre-ville et profiter des spectacles, de l’animation de rue, des activités pour enfants, et plus. Parfait pour prendre un verre ou deux relaxe à observer la vie urbaine de cette La brasserie artisanale Le Bien et le Malt, sur Belzile, tout près du boulevard Saint-Germain, fut l’une des premières adresses à s’afficher homosympa. Ouverte depuis 2008, Le Bien et le Malt propose neuf bières brassées sur place, en plus d’offrir des hydromels, des cidres, des vins d’importations privées et des scotchs. Au menu, la brasserie vous permet de déguster charcuteries, fromages et poissons fumés issus du savoir-faire local et québécois. Depuis l’automne 2014, directement à la boutique de la brasserie, certaines bières sont disponibles en bouteilles pour emporter.
Tout près, Yin Yan Sushi propose les meilleurs sushis en ville. Quand on est si près de la mer, comment résister à ses nigiri, sashimi, hosomaki, maki, pizzas sushi. Le menu offre aussi des plats thaïlandais, malaisiens et autres classiques d’Orient, du steak de thon, tataki de boeuf, crevettes croustillantes, etc.
Matin, midi et soir, que ce soit à son motel de St-Fabien ou à Rimouski, le resto Bon Voyage se donne comme mission de perpétuer la cuisine traditionnelle en y ajoutant une touche de modernité. Avec l’ambiance chaleureuse de la salle à manger, ses recettes originales qui vous rappelleront des souvenirs d’enfance, vous vous sentirez comme à la maison.
Et en prime, sa boutique vous permettra de faire provisions de produits du terroir de la région pour bien terminer le voyage.
Pour prolonger l’expérience maritime jusque dans le café, il faut déguster les cafés du Moussonneur, boulevard Saint-Germain. C’est du café vert trempé dans l’eau de mer aux Îles de la Madeleine. Ce café est ensuite séché au soleil, avant d’être torréfié au fur et à mesure de la demande. Ce café d’exception se retrouve en grande quantité dans les mélanges espressos concoctés par le Moussonneur. Si vous êtes en visite dans la région avant les fêtes de fin d’année, il ne faut pas manquer le Marché des Saveurs du Bas-Saint-Laurent qui réunit chaque année des dizaines de producteurs artisans de toute la région.
Dans le Bas-du-fleuve, juste avant d’arriver en Gaspé-sie, Rimouski est la principale ville de tout l’Est du Québec avec ses 46 000 habitants. Cette charmante ville universitaire compte plusieurs établissements homosympas et une vie culturelle et nocturne active concentrée le long du boulevard Saint-Germain. Sertie de ces deux joyaux que sont Le Bic à l’ouest et Saint-Luce-sur-Mer à l’est, la région offre un large éventail de tous les plaisirs mari-times, de la plage sablonneuse au kayak sur mer.
Rimouski compte quatre musées qui vous plongeront dans l’univers marin. Le plus important est le Site historique maritime de la Pointe-au-Père. Visitez les anciens bâtiments de la station de phare et ce phare qui a joué un rôle central dans l’histoire de la navigation sur le Saint-Laurent. Érigé en 1909, c’est l’un des plus hauts au Canada. La visite permet d’atteindre son sommet et de profiter d’une vue fantastique.
Le Musée Empress of Ireland raconte l’histoire beaucoup moins connue que celle du Titanic, mais toute aussi tragique de l’Empress of Ireland. De sa construction, en 1906, jusqu’au naufrage qui fit 1012 victimes, en 1914, vous apprendrez tout sur ce magnifique navire. Découvrez la collection d’objets prélevés sur l’épave, des photos, des bornes interactives et des témoignages de passagers. Un spectacle multimé-dia vous plongera dans l’atmos-phère de cette nuit tragique.
Vous pouvez aussi y monter à bord de l’Onondaga, le seul sous-marin accessible au public au Canada. En entrant dans le navire vous découvrirez le quotidien d’une soixantaine d’hommes,
qui vivaient confinés pendant des mois dans un sous-marin de 90 mètres. La visite audioguidée vous plongera dans ce monde fascinant et inconnu. Il est aussi possible de passer une soirée
et une nuit à bord pour vivre l’expérience comme si vous étiez sous-marinier!
En prenant une navette à la marina de Rimouski, on peut accé-der à l’Île Saint-Barnabé, à trois kilomètres au large, un lieu de migration de plus de 72 espèces d’oiseaux dont le cormoran et le grand héron.
À visiter aussi, la maison Lamontagne, une maison à co-lombages pierroté, classée monument historique. Cette demeure, qui représente un des derniers vestiges de ce type d’architecture en Nouvelle-France, fut construite vers 1744. Au plan carré initial, une rallonge est ajoutée en 1819. C’est aujourd’hui un centre d’interpréta-tion de la vie en Nouvelle-France.
En août 2021, malgré la pandémie, Rimouski est l'hôte du premier évènement de fierté LGBT de l'histoire du Bas-Saint-Laurent, Fierté du fleuve, sous la présidence d'honneur de l'auteur Denis-Martin Chabot.
En juillet, la ville s’anime pour les Grandes Fêtes du Saint-Laurent, l’un des plus importants festivals de musique populaire à l’est de Québec, avec les vedettes québécoises et international et les groupes de la relève. Au début d'août, et ça depuis 75 ans, l’Exposition agricole de Rimouski, une des plus grandes au Québec, attire des gens de tout l’est du Québec.
Lors de la fin de semaine de la Fête du Travail, Rimouski s’anime pour son festival de jazz. Depuis plus de 30 ans, l’organisation réussit à mettre en vedette des figures mondiales du jazz, des virtuoses en pleine ascension internationale, des visages incontournables de la scène québécoise, des jeunes musiciens de la relève et plusieurs artistes régionaux du jazz bien en vue. Bravo!
À une dizaine de kilomètres de Rimouski, retournez mil ans en arrière aux origines de la civilisation occidentale à la Feste Médiévale de Saint-Marcellin en août. Trois jours de célébrations, tournois, foire et spectacles sont au programme ainsi que le célèbre banquet du Seigneur des lieux. Visitez le Bourg médiéval soigneusement reconstitué, avec sa tour de guet de quinze mètres, son trébuchet et ses décors qui vous transporteront en l’an mil.
Région largement agricole, le lac Saint-Jean dispose d’un riche terroir. Au cœur d’Alma, la principale ville de la région, les amateurs de microbrasseries se donnent rendez-vous au Lion Bleu. Cette microbrasserie brasse des bières artisanales de grande qualité, offertes dans le bon verre, à la bonne température et un menu bistronomique dans une ambiance festive et décontractée. Sur la rue Collard tout près, La Maison Gourmande est d’abord et avant tout une boulangerie où on peut trouver du pain artisanal, des pâtisseries maison et du chocolat artisanal, mais la maison offre aussi plusieurs plats à saveurs régionales et des produits du terroir jeannois pour emporter ou consommer sur sa terrasse..
En-dehors d’Alma, on trouvera à Roberval et à Saint-Félicien deux restos homosympas. Sur le boulevard Saint-Joseph au cœur de Roberval, le restaurant Emporte-moi offre un menu bistro et salon de thé. Les produits du marché sont à l’honneur et l’été une terrasse permet de profiter de l’animation de cette ancienne rue principale. Le bistro développe aussi une formule souper-spectacle avec artistes invités.
Du côté d’Hébertville, l’Auberge du Presbytère du Mont-Lac-Vert est reconnue pour sa table mettant à l’honneur les spécialités régionales depuis de nombreuses années.
Au Village historique de Val-Jalbert, le Restaurant du moulin vous permet aussi de goûter les couleurs et saveurs régionales. En soirée, le restaurant propose une carte de découvertes gourmandes mettant en vedette des produits du terroir.
Si vous cherchez des produits pour emporter, le Relais du Souvenir aussi à Chambord regorge des plats de la région tels que la fameuse tourtière du Lac.
De passage à Baie-Saint-Paul, découvrez les bonnes tables de cette ville culturelle. En vous baladant au cœur de la ville, vous en découvrirez plusieurs sur les rues Saint-Jean-Baptiste et Ambroise-Fafard à proximité des galeries d’art. L’été, vous ne pourrez manquer de vous attarder à leurs terrasses.

Un incontournable est certes Le Mouton Noir sur la rue St-Jean-Baptiste. Depuis des décennies, l’ancien magasin général, devenu café-boîte à chansons, puis restaurant, est devenu un classique de Baie-St-Paul. Toujours sur Saint-Jean-Baptiste, sous le toit de l’Auberge La Muse, à deux pas des galeries, découvrez l’incontournable Chez Bouquet éco-bistro avec les spécialités du terroir de Charlevoix où l’on vous sert des pièces de chevreau et de bouvillon Galloway élevés dans la région. Non loin de là, le restaurant Le Saint-Pub de la MicroBrasserie Charlevoix offre une table tout à la fois simple et de qualité. Les mets y sont élaborés à partir de produits régionaux, et de bière maison. C’est aussi ici qu’est né, en 1998, la MicroBrasserie Charlevoix et on brasse toujours à l’intérieur des murs du Saint-Pub des bières naturelles savoureuses de tous les styles, pour tous les goûts.
À quelques pas, vous voudrez retomber en enfance chez Fraicheurs et Saveurs. Dans un décor rétro, vous voudrez magasiner vos bonbons et friandises et vous offrir les glaces de vos rêves ou de la barbe à papa faite sur place comme dans les fêtes foraines.
À l’extérieur du village, les épicuriens ne manqueront pas de visiter la Maison d’Affinage Maurice Dufour sur le boulevard Mgr de Laval. C’est là qu’on produit le célèbre Migneron de Charlevoix. Affiné en surface 50 jours, ce fromage à pâte semi-ferme à croûte lavée est fait de lait entier provenant de troupeaux de vaches de la Vallée de Baie-Saint-Paul. Son nom, Le Migneron de Charlevoix, rend hommage à la première femme de l’aïeul des Dufour en Nouvelle-France, Anne Migneron.
Sur le domaine de la famille Migneron, la table champêtre Faux Bergers propose une expérience gastronomique hors du commun: une cuisine au feu de bois, de la pizza, un menu du midi en saison estivale et de la crème molle au lait de brebis, et le soir, l'établissement vous convie à une expérience 7 services unique conçue autour des produits de la région digne des plus grandes tables gastronomiques.
Sur la route 138, la Laiterie Charlevoix fabrique du fromage depuis 1948. Devenue un Économu-sée du fromage en 1998, l'entreprise permet aux visiteurs de voir et d'en comprendre les étapes de fabrication. À la boutique, vous pourrez vous procurer des produits fabriqués sur place, ainsi que de nombreux produits du terroir charlevoisien.
Sur une belle fermette charlevoisienne datant de 1844, Azulée vous fera découvrir son large éventail de produits de lavande certifiés biologiques. En saison, vous pourrez vous promener dans ses champs de lavande.
Sur le rang St-Antoine, Le Domaine de la Vallée du Bras produit un vin apéritif de tomate unique au monde, Omerto. Issu d’une vieille recette familiale conçue en Belgique et jalousement gardée pendant quatre générations, Omerto est maintenant produit à Baie St-Paul.
Sur sa terre natale de Saint-Urbain, Raymonde Tremblay gère la plus grande ferme d'émeus au Canada avec plus de 400 têtes, le Centre de l'Emeu de Charlevoix. Ici, exit tout ce qui est néfaste pour la santé et l'environnement. Favorisant un élevage sans antibiotiques et sans hormones, elle valorise entièrement son produit en offrant la viande rouge extra-maigre pour la consommation et en utilisant le gras pour en faire une huile 100 % pure. Avec cette huile, elle fabrique des produits pour le corps aux propriétés remarquables. Tous ces produits sont disponibles à la boutique ou peuvent être goûtés sur place au restaurant sur la ferme. Toujours à Saint-Urbain, la Ferme Basque se consacre à l'élevage artisanal de canards destinés à la produc-tion de foie gras et de produits à base de viande. L'élevage se fait à l'extérieur quand les conditions le permettent et le gavage se fait de façon tradition-nelle en parcs avec des grains de maïs entiers. À la boutique ouverte à l'année, on propose les produits pour achat ou en mode dégustation.
Partir à la découverte des régions côtières au nord de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, c’est découvrir ces immenses régions où du fleuve on passe à la mer. C’est découvrir ce qui fait du Saint-Laurent qui se termine dans un estuaire sur des centaines de km avant de devenir un golfe sur 1000 km, et de ses affluents qu’on appellerait fleuves sur d’autres continents, un bassin hydrographique absolument unique au monde au point de nous en faire perdre le sens des mots. Si par erreur vous voyez encore des pancartes le long de la route 138 vous indiquer le Fleuve Saint-Laurent, dites-vous bien qu’ici l’eau est salée depuis l’Ile d’Orléans et que le fleuve, c’est déjà la mer.
C’est aussi plonger dans ces lieux historiques des premiers contacts entre Européens et Premières Nations, des premières alliances qui allaient donner naissance au Québec. De Charlevoix à la Basse Côte-Nord, territoire qui recoupe largement le Nitassinan traditionnel des Innus, la côte s’étire sur quelque 1500 km. Des beaux villages de Charlevoix, on remonte vers le fjord majestueux et on part à la recherche de l’ancienne mer de Laflamme qui a laissé ses traces sablonneuses à la fin de la dernière glaciation tout autour du lac Saint-Jean avant de revenir vers la côte où le fleuve laisse place à la mer pour de bon. Une côte qui a hérité de centaines de km de plages de sable fin où on est le plus souvent seuls au monde. Et à quelques km de l’estuaire, du fjord, du lac ou du golfe, il y a la forêt boréale qui s’étend à l’infini. On est ici à l’écoumène de la nation québécoise. Plus au nord, il n’y a plus que les Premières Nations innue et naskapie et les Inuits.
Tadoussac, la plus importante destination touristique de ces vastes régions et sa voisine Baie-Sainte-Catherine sont les témoins depuis plus de quatre siècles de ces rencontres. Le poste de traite fondé en 1600 pour commercer avec les Innus est le plus vieil établissement toujours existant fondé par les Français en Amérique du nord. Et c’est dans la Baie-Sainte-Catherine voisine qu’ils signèrent avec les Premières Nations des deux rives de l’estuaire en 1603 la Grande Alliance qui allait permettre le développement de la Nouvelle-France. Sans surprise, ce sont encore aujourd’hui les régions du Québec où il est le plus facile d’entrer en contact avec les Premières Nations et de découvrir leurs cultures et où le métissage est le plus marqué. Et de village en village, vous découvrirez la diversité des origines du peuplement de ces régions. Charlevoisien largement au Saguenay et au Lac Saint-Jean, largement gaspésien, madelinot et acadien sur la Côte-Nord.
C’est peut-être aussi la raison pour laquelle malgré qu’on soit plutôt loin de la vie LGBT des grandes villes du Sud du Québec, la diversité sexuelle ici ne pose guère plus de problèmes que dans la métropole ou les capitales. La tradition autochtone d’acceptation de la diversité sexuelle incarnée par le respect des êtres bispirituels semble avoir laissé sa trace comme le suggérait le documentaire L’empreinte.
Aussi, vous trouverez des établissements homosympas ou tenus par des gais ou lesbiennes jusque dans les petits villages, de Baie-Saint-Paul à Natashquan, en passant par Dolbeau-Mistassini et Petit-Saguenay. Il ne vous reste plus qu’à vous laisser séduire!
André Gagnon, éditeur