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Avec son climat adouci l’hiver quand la masse d’air de l’Atlantique franchit les Appalaches, les Cantons de l’Est comptent plusieurs microclimats qui ont permis l’émergence d’une industrie viticole florissante depuis une trentaine d’années, industrie qui est venue s’ajouter aux vergers et aux cidreries qui sont une tradition aussi ancienne que la Nouvelle-France. Dans Brome-Missisquoi, du Lac Brome jusqu’à Frelighsburg en passant par Dunham , vous trouverez plus de vingt vignobles et un réseau de 140 km, la route des Vins, vous amènera dans sept charmants villages de la région. Vous êtes ici dans la principale région viticole du Québec qui produit à elle seule 60% de toute la production québécoise. Des vins blancs, rouges, rosés, des vins de glaces, fortifiés et tous les autres produits alcoolisés du cidre au gin.

La Route des vins compte plus d’une centaine de partenaires surnommés « les amis de la route des vins ». Vous y trouverez des lieux d’hébergements, des restaurants et de nombreux attraits agrotouristiques, d’arts et de culture et de plein air pour enrichir et compléter votre séjour. Idéal pour faire un pique-nique dans un vignoble agrémenté d’une visite libre ou guidée pour découvrir l’univers viticole ou encore une escapade gourmande pour découvrir les produits du terroir et les bonnes tables de la région. À travers montagnes, collines et vallées, une vingtaine de vignobles vous attendent pour vous faire partager leur amour du bon vin. Certains sont vignerons depuis plus de trente ans alors que d’autres se sont ajoutés tout récemment. Pas un n’est pareil, chacun a sa personnalité propre, mais ce qu’ils ont en commun c’est la passion qui les anime pour fabriquer du bon vin.

Au tout début de ce circuit, à quelques km de l’Autoroute des Cantons de l’Est, le Domaine Les Brome à Lac Brome bénéficie d’un site champêtre exceptionnel avec une vue à couper le souffle, un chai magnifique et moderne. Avec ses 18 hectares de vignes plantées sur des coteaux plongeant vers le Lac Brome, ce vignoble surélevé bénéficie d’un microclimat qui permet de vendanger tard en automne au moment où le raisin atteint une belle maturité. Son sol pauvre, caillouteux, argileux avec un peu de calcaire constitue un terreau fertile et permet le développement de vins typés, expression d’un terroir remarquable.

Le village de Dunham, au cœur de ce circuit regroupe plusieurs vignobles et cidreries dont les doyens, le domaine des Côtes d’Ardoise et le vignoble de l’Orpailleur. Le Domaine des Côtes d'Ardoise, le premier vignoble de la région est un véritable site champêtre. Vous serez charmés par ses jardins, ses bâtiments historiques sans oublier l'exposition des oeuvres d'art. Le vignoble de l’Orpailleur, pionnier lui aussi de son industrie au Québec, a planté ses premières vignes en 1982 dans la belle vallée de Dunham. Il offre aux amateurs de vin une famille de dix vins qui jouissent d’une reconnaissance nationale et internationale grandissante auprès de nombreux experts. Le vignoble compte plus de 140 médailles d’or et d’argent, reçues lors de concours internationaux, un témoignage évoquant bien le soin que le vignoble met à l’élaboration de ses vins.

Juste en face, la cidrerie et vignoble Union libre offre des cidres de feu exquis, produits d’une technique toute différente du cidre de glace. À ses cuvées de cidre de feu, cidre de feu fortifié et cidre de glace, s’ajouteront bientôt ses premiers vins. Un nouveau venu aussi, le Vignoble Centaure vous invite savourer des goûts uniques, un harmonieux mélange de vin traditionnel avec du vin de paille qui est la marque de commerce de la maison. Vous trouverez aussi dans la région le célèbre Domaine Pinnacle dont les cidres de glace, les crèmes et whiskys à l’érable, ainsi que le gin sont réputés.

En auto ou à vélo, vous pouvez découvrir tout sur sa production et découvrir la diversité des produits de notre terroir chez l’un ou plusieurs des 21 vignobles du circuit officiel de la Route des vins.

Maison-lavande

Au nord de Montréal, les Laurentides sont certainement la destination première des citadins de la métropole à la recherche de quiétude et de grand air. Il faut s’hasarder sur l’autoroute 15 au nord de Montréal un vendredi ou dimanche soir pour s’en convaincre.

Pour les visiteurs et grands voyageurs, c’est aussi une région des plus touristiques où la plaine du Saint-Laurent fait vite place aux collines et montagnes des Laurentides.

Sur le bord de la rivière des Mille-Iles, la conurbation qui va de Pointe-Calumet à Bois-des-Filion, avec son quart de million d’habitants, s’est développé en périphérie de Montréal.

Les passionnés d’histoire et de patrimoine prendront plaisir à visiter les différents noyaux villageois à partir desquels cette conurbation s’est développée. Le Vieux-Saint-Eustache est le plus chargé d’histoire de ces anciens villages de campagne. Le Musée de Saint-Eustache rappelle l’histoire des Patriotes de 1837-38 et de leur tragique défaite aux mains de l’armée anglaise qui incendia et pilla le village.

Les amateurs de musique électronique, de plage et de soleil ne manqueront pas d’aller faire un tour de piste au Beachclub de Pointe-Calumet. Profitant de la plage sur le lac des Deux-Montagnes qui lui donne des airs d’Ibiza, le Beachclub rassemble les beaux jours d’été des milliers de danseurs toutes orientations sexuelles confondues qui vibrent au son des meilleurs DJs locaux et internationaux.

Un peu plus à l’ouest, les amateurs de naturisme affectionnent tout particulièrement la plage d’Oka où plusieurs gais se donnent rendez-vous. Non pas que l’eau soit particulièrement claire à cet endroit où l’Outaouais rejoint le Saint-Laurent au Lac des Deux-Montagnes, mais la plage recèle d’autres merveilles.

Un riche terroir

Plage naturiste d'Oka

Sitôt qu’on quitte ces développements urbains, l’agriculture reprend ses droits d’ainesse. Les Basses-Laurentides se démarquent par la diversité et la qualité des produits de son terroir. De la saison des sucres à l’auto-cueillette de pommes, courges, raisins, prunes, poires, les producteurs, vergers, vignobles et champs de lavande vous ouvrent leurs portes.

À Saint-Eustache, il faut visiter deux joyaux du terroir laurentien. Le Vignoble Rivière du Chêne, fondé en 1998, s’étend sur 16 hectares et produit plus de 11 500 caisses de vins annuellement. Ses vins ont été honorés lors de prestigieux concours internationaux,

Le vignoble offre une ambiance unique que ce soit pour un mariage, un souper, un anniversaire, un 5 à 7 ou un vins et fromages.

Un peu plus loin, il faut aller se promener dans la grande lavanderaie de La Maison Lavande. L’été, la visite des champs en fleurs est vraiment bucolique. Vous y trouverez des aires de pique-nique et de repos, sentiers de marche, un bistro et même un poulailler. Sa parfumerie et sa boutique gourmande offrent des produits originaux à la lavande faits sur place et des produits du terroir de la région.

À St-Joseph-du-Lac, le vignoble Les Vents d’Ange s’étend sur trois hectares. La montagne qui le protège, crée un microclimat qui le protège lors d’intempérie. Une terre sablonneuse et rocailleuse concède une minéralité qualitative à ses produits. Depuis 2013, le vignoble s’est doublé d’une microbrasserie. L’orge qui pousse dans les champs est maltée sur lace de façon ancestrale dans la malterie. La microbrasserie offre des bières blonde, rousse, rousse forte ainsi qu’aux potimarrons.


Si la ville de Maisonneuve apparut d’abord comme un ambitieux projet de développer un Westmount francophone avant d’être annexée à Montréal, Hochelaga s’est d’abord et avant tout développé comme un quartier ouvrier près du port et de ses industries. La faillite des projets grandioses de Maisonneuve a fait de cet arrondissement au XXe siècle un quartier résolument populaire et francophone.

Avec la désindustrialisation de tous les quartiers centraux à la faveur des nouveaux modes de transport et d’un urbanisme favorisant les parcs industriels à l’écart des zones résidentielles, ce quartier est en mutation, mais demeure un quartier résolument populaire et francophone et ce même si la mixité sociale est de retour. Ceci se reflète dans la restauration et la gastronomie. Longtemps dominée par les casse-croûtes et la restauration rapide, elle fait peu à peu place à une cuisine toujours largement québécoise ou d’inspiration française, mais beaucoup plus recherchée, laissant place aux produits du terroir.

Durant les vingt dernières années, la revitalisation du Marché Maisonneuve, vestige des projets de grandeur de Maisonneuve, et l’aménagement de la Place Valois ont permis l’installation de boutiques spécialisées, boulangers, pâtissiers, charcutiers, bouchers et attirés de nouveaux cafés et bistros. Rue Ontario, Antidote est le premier café et épicerie entièrement végane, alors que le Marché 4751, rue Ste-Catherine, propose des produits bio, équitables et du terroir qu’on peut déguster sur place. À quelques coins de rue, Les Cabotins proposent dans le cadre humoristique d’une ancienne mercerie une cuisine française revisitée, déclinée aux produits du terroir. Les amateurs doivent essayer le cassoulet et même les plus rébarbatifs seront réconciliés avec le boudin.

Mais c’est surtout sur la rue Ontario que le renouvellement se fait. Le bistro La Cervoise, près de la place Valois, offre un menu à base de gibiers, de produits du terroir et de la mer responsables, déclinés en burgers, en tartares ou en poutines. Non loin, La Mâle Bouffe offre sandwichs et poutines gourmandes avec une spécialité en viandes fumées. Le Café Bobby McGee offre des déjeuners et brunchs copieux , un excellent café et de vastes rayons de bibliothèque pour bouquiner et des spectacles musicaux en soirée. Les noctambules qui regagnent leurs foyers de l’Est, s’arrêtent souvent au Miami Deli, un resto dans la tradition du delicatessen ouvert 24h dans un décor floridien rétro.


Un petit creux à combler avant ou après le spectacle ou les emplettes? L’axe de la rue Saint-Joseph offre d’excellentes tables. Essayez Le Cercle pour sa cuisine à base de produits locaux, son ambiance éclectique et sa programmation d’événements culturels. À moins que vous n'ayez un penchant pour le bistro du Clocher Penché? C’est toujours un réel plaisir de s’attabler dans cet irréductible bistro qui échafaude son art autour de produits d’artisans d’ici. Au brunch, les becs salés se régalent de mets uniques en ville, telles la tarte à l’endive ou la brouillade d’œufs au maquereau fumé. Le midi, le classique bistro du jour rameute plusieurs affamés. Et le soir, la carte se veut rassembleuse, forte de plats gorgés d’amour qui semblent s’être encanaillés. Une valeur sûre.

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Vous cherchez un endroit bien branché pour prendre un verre en fin de journée? Le Versa Resto-bar à deux pas sur Du Parvis vous offre une carte des vins exclusive, un bel éventail de mojitos et l’unique bar à huîtres de Québec. Vous découvrirez la cuisine bistronomique du chef Benoit Poliquin. Des plats savoureux : pétoncles poêlés, bavette de bœuf, arrivages de poissons frais, avec un style et des saveurs gastronomiques à des prix raisonnables.

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Un peu plus loin sur Saint-Joseph, Les Sales Gosses proposent une cuisine travaillée et goûteuse, influencée par la France et Italie. Le restaurant se trouve dans un local tout en longueur où le noir et le blanc sont de véritables accessoires qui contribuent à rehausser les différents plats au menu. Les clients apprécieront l’aspect épuré du resto, sans compter l’immense banquette de la salle à manger, ainsi que le vaste bar qui permet à la clientèle de manger sur le pouce ou d’apprécier une soirée entre amis.

Les amateurs de bières artisanales, eux, souhaiteront étancher leur soif à la micro brasserie La Barberie, qui a atteint le stade d'institution dans le quartier. À moins que ce ne soit chez la petite dernière, Korrigane Brasserie Artisanale. Rue Saint-Vallier, on raconte que vous pouvez croiser Robert Lepage aux Salons d’Edgar.

L'homosexualité est pré-sente à Montréal depuis le début de la colonie. Déjà sous le Régime français, on retrouve dans les archives des condamnations pour ‘bougrerie’, le terme utilisé à l’époque pour parler du sexe entre hommes.

Mais c’est vraiment au milieu du XIXe siècle que les Archives gaies du Québec ont retracé les premiers lieux de rencontre gais au cœur du Vieux-Montréal. À la brunante, on peut s’imaginer ces hommes se promenant au Champ-de-Mars bordé alors comme aujourd’hui de peupliers contre lesquels les mecs racoleurs s’adossaient pour attendre leurs partenaires. Avec son port de mer, rendez-vous de tous les plaisirs pendant la Prohibition américaine, Montréal, alors métropole du Canada, s’est tôt affirmé comme une ville ouverte et le centre de la vie gaie au Québec. À proximité du centre-ville, les gais et lesbiennes affectionnent ce quartier où on replonge dans l’histoire coloniale de Montréal. Selon un sondage réalisé il y a une quinzaine d’années, c’était le -deuxième quartier à Montréal à compter le pourcentage le plus élevé de personnes s’identifiant comme homosexuelles ou bi-sexuelles… après le Village. Ce quartier hautement touristique est l’un des rares quartiers anté-rieurs au XXe siècle encore relativement bien préservé en Amérique du Nord. Vous aime-rez ses rues étroites chargées d’histoire. Pas étonnant qu’on y tourne des films dont l’action se déroule en Europe. Pour plonger dans l’histoire de la ville, visitez le Musée de la Pointe-à-Callière et le Château Ramezay.

Le quartier compte un large éventail de lieux d’hébergement pour ceux qui veulent se replonger dans l’histoire de la ville. Mais vous ne voudrez pas manquer de visiter la Maison Pierre-du-Calvet construite en 1770 et qui sert encore d’auberge et de restaurant.

Cité mémoire

En préparation des festivités du 375e anniversaire de Montréal en  2017, Cité Mémoire, une oeuvre de Michel Lemieux et Victor Pilon, en collaboration avec Michel Marc Bouchard, nous plongera dès mai au cœur de l’histoire de Montréal. Par le biais d’une vingtaine de tableaux de projection, Cité Mémoire vous convie à une rencontre fascinante avec des personnages connus ou inconnus, témoins de la richesse et de la complexité de la ville à travers le temps. Projetée à même des murs existants, des murs aveugles, des arbres ou encore le sol, cette œuvre grandiose ranime le passé de la métropole.

Cette année encore, les soirées gaies mensuelles Drama Queen seront de retour en mai au club Peopl, rue Notre-Dame.

Depuis dix ans, Piknic Électronik, un événement de musique électronique extérieur, rassemble des milliers d’amateurs de musique électronique tous les dimanches de l’été, de mai à octobre. Dans un décor vert et bucolique, c’est au Parc Jean-Drapeau sur les Iles Ste-Hélène et Notre-Dame que le Piknic a élu domicile depuis sa création. Du Vieux-Montréal, le site est facilement accessible par la navette fluviale ou via le pont de la Concorde dans Cité du Havre en transport en commun. Le site compte deux scènes, une principale où se relaient les invités internationaux et une seconde réservée presque exclusivement aux artistes locaux, pour deux ambiances musicales différentes. Il compte aussi une aire de pique-nique, un casse-croûte, plusieurs points de service de bar et de grands espaces de détente où les pique-niqueurs peuvent se rassembler, au gré de l’atmosphère cherchée.

L’hiver, c’est sur le site du Vieux-Port qu’Igloofest réchauffe l’hiver des fans de musique électronique depuis 2007. La caractéristique unique de ce festival de musique électronique urbain est qu’il propose une programmation hivernale extérieure. Le festival a lieu durant les trois derniers week-ends de janvier au Vieux-Port de Montréal. Chaque année, le site du Vieux-Port est aménagé pour pouvoir accueillir les meilleurs DJs et jusqu’à 10 000 danseurs. Le lieu abrite notamment un bar de glace complet, des jeux d’éclairage et des écrans géants.

Peu se souviennent du fait que le premier lieu d’implantation de la communauté italienne à Montréal ce fut la paroisse du Mont-Carmel au début des années 1900, au coin d’Amherst et René-Lévesque dans ce qui est maintenant le Village. Ne reste plus de cette époque que le célèbre restaurant Da Giovanni, rue Sainte-Catherine, et quelques familles maintenant bien enracinées dans ce Faubourg Québec qui a vu naître le Village, comme les Forcillo. Car dès 1911, la communauté migre vers le Nord, vers le territoire vierge où s’établit la paroisse catholique Notre-Dame-de-la-Défense et qui deviendra connu comme la Petite Italie de Montréal. La création du Marché du Nord en 1933 (maintenant le Marché Jean-Talon) à proximité viendra renforcer le caractère bien européen de ce quartier au cœur de l’Ile de Montréal.

La communauté a bien changé depuis le temps où Guido Nincheri peint à la demande de la paroisse dans l’église maintenant presque centenaire  le pape Pie XI et Mussolini à cheval dans l’abside pour célébrer les accords du Latran, passés en 1929 entre le Saint-Siège et le gouvernement italien, qui ont menés à la création de la cité du Vatican. Le poids de la religion catholique et de son homophobie active qui marquaient la famiglia décrite par Galluccio dans Mambo Italiano se sont allégés au fur et à mesure que la société québécoise a évolué.  Depuis les années 1960, la Petite Italie n’est plus le cœur de la communauté italienne qui s’est peu à peu déplacé vers  Saint-Léonard, puis  le nord-est de l’Ile de Montréal, mais le quartier est demeuré la principale vitrine de la présence italienne à Montréal.

La revitalisation du Marché Jean-Talon depuis une vingtaine d’années, ainsi que celle des rues Saint-Laurent et Dante ont créé une atmosphère toute épicurienne dans ce quartier reconnu pour ses excellents restaurants italiens, ses terrasses animées et ses boutiques d’alimentation spécialisées et raffinées.

Le marché Jean-Talon, nommé en l’honneur du premier intendant de la Nouvelle-France, se distingue par son important rassemblement de producteurs locaux de fruits et légumes, et par l’offre diversifiée des nombreux boutiquiers. C’est un des plus gros marchés d’Amérique du Nord, dont l’effervescence est constante puisqu’il est maintenant ouvert été comme hiver. C’est le marché chouchou des Montréalais. Il est toujours agréable d’y aller faire ses courses, puis de s’affaler à une des meilleures tables du quartier pour y goûter la douceur de vivre.

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L’émergence du Village a radicalement changé la restauration de l’ancien Faubourg Québec. Jusqu’aux années 1990, la rue Sainte-Catherine, au cœur du Village, était le paradis des casse-croûtes et de la restauration rapide. La présence de la Cité des Ondes depuis les années 1970 a fait apparaitre les premières bonnes tables à proximité de Radio-Canada. Sur la rue Sainte-Catherine, aux débuts des années 1990, le Saloon et le Planète ont fait figure de pionniers en offrant à la clientèle gaie des tables au goût du jour. Leur cuisine du monde a donné le ton à une diversification de la table et aujourd’hui on peut sans quitter le Village faire le tour du monde dans son assiette. Il n’est pas un continent qui ne soit pas représenté.

Avec Aires libres de mai à septembre, la rue Sainte-Catherine devient piétonnière et les visiteurs adorent s’affaler sur les terrasses pour profiter de bons repas et voir et être vu par la faune bigarrée qui déambule sur l’artère principale du Village. L’atmosphère y est festive et la grande majorité de la cinquantaine de terrasses qui prennent la rue, appartiennent à des restaurants. Vous pouvez en profiter pour faire une expérience culinaire passant des diverses cuisines asiatiques aux rôtisseries portugaises en passant par les spécialités mexicaines ou birmanes.

Pour explorer toute la richesse de la table dans le Village, il faut toutefois ne pas hésiter à quitter la rue Sainte-Catherine pour découvrir les trésors des rues transversales jusqu’à René-Lévesque au sud ou Ontario au nord. Sur Wolfe, les noctambules et les amateurs de cuisine québécoise, se retrouvent au Resto du Village, une véritable institution montréalaise qui attire des clients affamés qui désirent un bon repas dans un resto style déli mais non graisseux à toute heure. Décor rustique, ambiance animée, des tables de taverne et un personnel sympathique, voilà le Resto du Village. On y servirait la meilleure poutine en ville.

Sur De Champlain, La Mezcla offre une cuisine fusion originale alliant spécialités péruviennes et terroir québécois juste en face du parc Campbell, un oasis de verdure. En arpentant le boulevard René-Lévesque, vous découvrirez les tables favorites des artisans et artistes de notre télévision. La gastronomie lyonnaise savoureuse et réconfortante est à l’honneur au Comptoir lyonnais. Quenelles de brochet, petit salé aux lentilles, soupe à l’oignon ou pot-au-feu, les plats sont tous généreux et à prix raisonnables. En été, la terrasse arrière, un oasis de calme, est incontournable

Du côté du boulevard De Maisonneuve, En couleur nous régale de ses crêpes maisons et d’authentiques donairs d’Halifax. Un nouvel ajout à surveiller, le Passé composé dont la réputation n’est plus à faire, quitte son petit local de la rue Roy sur le Plateau pour s’installer dans l’ancien local du Pica Pica qui bénéficie d’une des plus belles terrasses du Village.

Du côté de la rue Ontario, autour des salles de spectacles de l’Usine C et du Théâtre Prospero, on trouve parmi les meilleures tables du quartier. Du réputé Carte Blanche jusqu’à l’excentrique Ma grosse truie chérie, en passant par Tablée Vin et le classique Petit Extra. Ma Grosse Truie Chérie vous accueille à sa table des plus chaleureuses avec des produits du terroir choisis avec le plus grand soin et une sélection de vins d’importation privée qui vous feront vivre une expérience mémorable. Chez Tablée Vin, le décor épuré et élégant de ce resto spacieux vous permet de respirer. Il faut goûter au médaillon de cerf de Boileau ou au carré d’agneau à la sauce provençale, aux crevettes au pastis ou encore à la poêlée de ris de veau au cidre de glace. Pour les amateurs de restauration rapide, Poutineville à deux pas vous offre la plus grande sélection de poutines qui sauront plaire à tous les goûts.

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Même s’il s’agit d’un quartier essentiellement résidentiel, avec la richesse de sa vie culturelle, ses belles rues commerciales, son architecture du début du XXe siècle, le Plateau Mont-Royal est depuis des décennies un quartier couru pour ses bonnes tables abordables. Le renouveau de la gastronomie, est-ce un hasard, s’est amorcé à quelques coins de rue de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, installé depuis le début des années 1970, rue Saint-Denis devant le carré Saint-Louis. L’institution a largement contribué à la formation de nos chefs et cuisiniers.

À quelques de l’Institut, c’est d’abord sur la rue St-Denis que ce mouvement s’est amorcé. Allez faire un tour chez Anga qui propose un voyage vers une cuisine raffinée et surprenante, basée sur des plats internationaux contemporains et des saveurs rares de la forêt amazonienne brésilienne.

Depuis les années 1970, la rue Prince-Arthur est devenue très courue d’abord pour ses brochetteries grecques où on peut apporter son propre vin. Aujourd’hui, la rue piétonnière qui relie le boulevard Saint-Laurent au carré Saint-Louis s’est diversifiée et compte plusieurs bonnes tables avec terrasse sur rue l’été. Les amateurs de cuisine française feront un saut aux Deux Gamins où elle est préparée avec amour par de jeunes chefs novateurs avec les meilleurs ingrédients du marché. Cette tendance s’est reproduite rue Duluth un peu plus au nord.

La rue Saint-Denis du sud au nord de l’arrondissement compte de nombreux restaurants et cafés très courus où les touristes et visiteurs adorent s’affaler dans une atmosphère très européenne. Arrondissement favori de la colonie artistique, il n’est pas rare d’y rencontrer les vedettes du petit et du grand écran. Allez faire un tour au Café Cherrier. Cette tendance a depuis longtemps débordé sur l’étroite avenue du Mont-Royal où L’Avenue fait figure de véritable institution avec ses brunchs.

Plus près du métro et de la rue St-Denis, la Binerie Mont-Royal est une véritable institution depuis 1938, spécialisée en cuisine québécoise traditionnelle fréquentée même par les critiques culinaires. On y raffole bien sûr des fèves au lard, mais aussi de la tourtière, du pâté chinois, du pouding chômeur, de la soupe aux pois et de la bière d'épinette. Vous y plongerez dans l’univers culinaire du Plateau de Michel Tremblay. Le resto a été immortalisé par le film Le matou. Un peu plus à l’ouest, Franck et Wilfrid vous font déguster de succulentes crêpes sucrées ou salées préparées par un vrai chef breton, de généreux brunchs et desserts exquis chez Pause & Vous. Ces français se sont amusés à revisiter notre poutine pour en faire un plat unique qu’on doit goûter.

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Apportez votre vin

Un coin de rue plus loin, sur Marie-Anne, Le P’tit Plateau, un petit resto discret, à deux coins de rue de Saint-Denis, où on peut apporter son vin, une tradition qui a pris naissance sur le Plateau il y a près de quarante ans. Le canard est une de spécialités de l’endroit. Du saumon au cassoulet, en passant par le tartare, tout est préparé avec grande maîtrise.

Dans la même catégorie, à l’écart, sur Rachel, Les Infidèles et Le Poisson Rouge sont deux très bonnes adresses homosympas. Avec son décor intimiste, Les Infidèles offre une cuisine française sans prétention intégrant plusieurs produits du terroir québécois, comme le cerf, le veau, les poissons et quelques fromages. Il faut goûter au feuilleté aux champignons sauvages, au confit de canard, au ris de veau ou au filet mignon sauce au bleu. Le menu dégustation favorisera votre découverte.

Devant le Parc Lafontaine, Le Poisson rouge s’est bâti une solide réputation avec ses spécialités de la mer bien sûr comme la raie, le saumon, le flétan, le thon, pétoncles et homard, mais aussi son steak d’Angus, confit de canard et de ris de veau. En remontant la rue Papineau au bout du parc, arrêtez-vous rue Gilford où loge discrètement le Pégase, l’un des dix meilleurs apportez votre vin à Montréal et un secret bien gardé du Plateau. Ce resto se démarque par la qualité de sa cuisine avec les classiques de la maison que sont le magret de canard, le lapin de Stanstead, le carré d’agneau ou le filet de bœuf.

Maison Saint-Gabriel

En longeant le canal de Lachine, vous pourrez explorer parmi les plus anciens quartiers de la métropole, les seuls, en-dehors des faubourgs à l’est du Vieux-Montréal où a pris racine le Village, à avoir été massivement bâti à l’époque où le cheval était encore maître dans nos rues. Comme dans le Village, vous y verrez des portes cochères donnant accès aux cours où se trouvaient les écuries avant l’adoption de ce mode d’urbanisme bien britannique qu’est la ruelle dans la 2e moitié du XIXe siècle.

Le redéveloppement de Griffintown a profondément transformé la rue Notre-Dame qui avait été au XIXe siècle la principale artère commerciale du secteur. Précédé par le réaménagement de la Petite-Bourgogne au nord qui avait largement gentrifié ce quartier où se concentrait la communauté noire anglophone au début du XXe siècle, un quartier qui avait vu naître le jazz à Montréal, le redéveloppement des abords du Canal au sud de Notre-Dame a transformé cette artère où avaient élu domicile les antiquaires à la fin du XXe siècle. Les cafés, restos, les bars branchés s’y sont multipliés, donnant une nouvelle vie à cette artère. Ce renouveau est très visible des limites du centre-ville, rue Peel jusqu’aux abords du Marché Atwater dans Saint-Henri.

Dans Pointe-St-Charles, il faut faire un détour par la Maison Saint-Gabriel. C'est l'un des rares bâtiments du XVIIe siècle encore debout sur l’Ile de Montréal. C’est la plus ancienne maison de ferme de l’Ile de Montréal. Construite par François Le Ber vers 1660, cette belle maison de ferme sert alors à accueillir les filles du Roy jusqu'en 1673. Elle est aussi utilisée comme ouvroir et petite école. Détruite par un incendie en 1693, seuls la laiterie et l'appentis-est résistent aux flammes. En 1698, elle est reconstruite sur les fondations du bâtiment d'origine. C’est aujourd’hui un musée qui rappelle le mode de vie à Montréal à l’époque de la Nouvelle-France.

Au sud du Canal, c’est vers Verdun que beaucoup de gais se sont dirigés. D’abord à l’ile des Sœurs où ont élu domicile plusieurs créateurs et artistes dans les nouveaux développements au bord du fleuve depuis une quarantaine d’années. Puis au cœur de cette ancienne banlieue maintenant annexée à Montréal, attiré par les grands logements à prix abordable. Ceci a grandement contribué à redynamiser la principale artère commerciale du quartier, la rue Wellington.

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La vieille ville, autrefois emmurée, construite sur le port, a une tradition gastronomique qui remonte aux débuts de la colonie. C’était l’époque des auberges qui accueillaient les visiteurs venus de tout le continent et d’outre-Atlantique. La Maison Pierre-du-Calvet construite en 1771 témoigne de cette longue tradition. C’est le plus vieux bâtiment de Montréal à toujours accueillir les visiteurs et à leur offrir sa table copieuse dans la tradition des auberges du XVIIIe siècle.

Depuis cette époque, l’offre gastronomique s’est bien sûr diversifiée et on trouve d’excellentes tables partout dans ce quartier historique. Près de l’Église Notre-Dame, il faut découvrir la cuisine moléculaire de Fibo. C’est toute une expérience. On peut aussi débuter ou terminer sa soirée au-rez-de-chaussée dans l’atmosphère branchée de L’Assommoir où les produits du terroir sont à l’honneur. À quelques pas, Le Chat Noir propose des plats typiquement français tels le pâté chinois au canard, les rognons ou le foie de veau, le boeuf bourguignon ou la bavette de boeuf dans l’atmosphère très détendue et feutrée et romantique d'un petit resto sans prétention dans l’atmosphère chaleureuse d’un bâtiment historique

Avec le redéveloppement du Faubourg aux Récollets à l’ouest du Vieux-Montréal, la rue McGill qui mène du Vieux-Port au square Victoria, est devenu un nouvel axe couru avec ses beaux restos et bistros. Dans un décor décontracté, chaleureux et convivial, Ikanos invite à redécouvrir les classiques de la cuisine de la Grèce et de la Méditerranée réinventés par Constant Mentzas, son chef-propriétaire. Ici les fruits de mer et poissons sont sélectionnés avec soin en fonction des arrivages et grillés sur feu de bois dans un four à braise. Aménagé sur le site de l’ancien couvent des Sœurs Grises plus près du Vieux-Port, le Bistro Brasserie Les Sœurs Grises propose des bières artisanales, des bières brassées sur place et un menu composé de produits locaux. Non loin de là, l'Atelier d'Argentine est un endroit au style et au menu typiquement argentin, qui vous donnera l'impression de vous retrouver au coeur de Buenos Aires. Le menu mets l'accent sur la qualité des ingrédients utilisés, et reflète fidèlement la nourriture argentine contemporaine. L’aventure se prolonge en découvrant la route des vins d’Argentine.

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