Lorsqu’on se présente devant les étalages de la boulangerie Le Farinographe au centre-ville de Rimouski, on sent tout de suite qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel derrière ces grandes vitrines qui nous permettent de voir le personnel et le proprio à l’œuvre.
De plus, avec son déménagement de l'autre côté de la rue Saint-Germain, dans un local plus grand et mieux adapté à ses activités et à sa croissance, en mai 2024, la boulangerie-pâtisserie-café a pris des allures de modernité qui lui vont à merveille.

Ici on prépare les chocolatines, là-bas on enfourne les baguettes qui vont s’envoler plus tard « comme des petits pains chauds », pour reprendre l’expression populaire. À l’accueil, le sourire du personnel qui connaît par cœur le nom et les saveurs des produits en étalage, ajouté aux bonnes odeurs diverses qui émanent de l’endroit, font titiller nos papilles gustatives sans même avoir goûté à rien.
De plus, le comptoir propose dorénavant le café sous plusieurs formes, au grand plaisir de la clientèle qui s'y présente toute la journée, dès 7h et ce jusqu'à 18h (sauf le lundi où on prend congé).

Originaire de Mont-Joli, le propriétaire Rémi Bélanger a toujours œuvré dans le domaine alimentaire, avec un intérêt marqué pour les aliments biologiques, ce qui l’amena à exploiter une petite ferme maraîchère biologique à St-Octave-de-Métis dans les années 80, avant de faire un retour aux études et à l’enseignement dans les années 90.
De fil en aiguille, avec le goût de revenir au bercail après une quinzaine d’années dans la formation en transformation des aliments à La Pocatière et le désir de démarrer à nouveau un projet d’entreprenariat, il analysa le potentiel de lancer une nouvelle boulangerie artisanale à Rimouski.

Installé d'abord dans le complexe abritant la Coop Alina, qui songeait à agrandir sa section de produits frais et manifestait un grand intérêt pour y inclure un service de boulangerie, c’est dans ce contexte qu’on a pu assister au démarrage de la Boulangerie Le Farinographe en juillet 2019, un beau « projet de retraite » précise-t-il.
En plus d’une importante gamme de pains, allant des plus légers aux plus denses, on y propose viennoiseries, pâtisseries et sandwichs variés. Le pain au levain demeure une spécialité de l’endroit qui plaît grandement aux nombreux restaurants qui s’en approvisionnent.
Rémi Boulanger ne s'en cache pas : le déménagement a permis de se doter de plus d'espace pour la production, une meilleure accessibilité avec pignon sur rue, et d'une meilleure autonomie pour desservir la clientèle. On peut désormais offrir les déjeuners et on y a aménagé un coin pour permettre de s'attabler pour consommer sur place. De plus, on en a profité pour revisiter certains produits, dont le prêt-à-manger, les mets végan, les sandwiches et la variété de pâtisseries.
Enfin, ces changements dans la production ont contribué à porter le nombre d'emplois à 19.
Boulangerie Le Farinographe
lefarinographe.com
110, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski, QC G5L 4B5
418.725.5297
Rimouski, rue Saint-Germain ouest, une façade qui n’indique que très peu ce qui attend le visiteur à l’intérieur. Un vaste espace « cozy », de petits fauteuils autour d’une table basse, une section bistro, et au fond une grande salle aux éclairages tamisés où de petits groupes viennent y discuter où s’y réunir tout en profitant des produits uniques et spécialisés du torréfacteur.
Et puis ce grand comptoir derrière lequel on trouve deux douzaines de silos remplis de grains de cafés divers prêts à être emportés, moulus au goût du client ou dégustés sur place en une variété de choix et de formats, grâce à un personnel de baristas formés et connaisseurs.
On n’y sert pas de repas, précise Nathalie Gagnon, la directrice générale. On y sert en plus des cafés, des thés, des bières de micro-brasserie, des vins, des pâtisseries d’un commerce local. On peut y apporter un lunch et le faire réchauffer. À l’occasion, on y tient des vernissages, des conférences ou des spectacles.

La torréfaction, au cœur de l’entreprise
Le Moussonneur, ce n’est pas que l’endroit qu’on vient de décrire plus haut. C’est encore et surtout une entreprise qui importe et sélectionne des cafés d’un peu partout dans le monde, et qui opère dans le parc industriel de Rimouski un atelier de torréfaction parmi les mieux équipés, grâce à l’expertise de plus de 32 années de Richard O’Neil, l’associé de Nathalie Gagnon.
Et le nom de cette entreprise rimouskoise provient du terme « moussonné », qui constitue en fait une gamme de cafés dont le Moussonneur en a fait sa spécialité. En fait, on dit d'un café vert obtenu à partir de café non lavé qui a été exposé en atmosphère humide afin d'absorber de l'eau, gonfler et changer de couleur jusqu'à devenir brun clair doré, qu’il est moussonné.
La vedette de cette gamme, c’est le Moussonné des Îles-de-la-Madeleine, un café vert trempé dans l'eau de mer des Îles, ensuite séché au soleil et aux vents salins, avant d'être torréfié au fur et à mesure de la demande. Pourquoi cette idée folle ? « Parce que le sodium de mer, cristallisé à l'intérieur de ce grain, se mélange aux huiles du café lors de sa torréfaction, ce qui crée une réaction réduisant grandement l'acidité des autres cafés avec lequel il est mélangé, en plus de faire ressortir leurs arômes spécifiques qu'on ne découvrirait pas sans lui », explique Richard O’Neil. Il s’agit d’un procédé découvert au 17e siècle. Ces produits sont reconnus pour leur finesse, leur saveur supérieure et leur texture onctueuse. Afin de concevoir ces cafés exceptionnels, Richard O’Neil s’est plus qu’inspiré de la nature : il l’a intégrée à son procédé.

Par sa façon unique de choisir et de torréfier nos cafés d’origine, l’artisan torréfacteur Richard O’Neill sait atteindre des saveurs exceptionnelles et remarquables. D’ailleurs, il se rend lui-même sur les plantations afin de mieux comprendre le quotidien et les particularités des producteurs, leurs procédés spécifiques ainsi que l’environnement distinct qui entoure chacune des cultures.
Il développe également plusieurs mélanges aux saveurs précieuses, parfaites et sans pareil qui savent plaire aux fins connaisseurs, qu’on appelle les Incontournables. L’atelier produit aussi des cafés pour des chaînes d’épicerie et des restaurants.
Par ailleurs, les cafés Privés sont des cafés ayant obtenu un grade au-dessus de 87 sur une échelle de 100 définie par la SCA (Speciality Coffee Association), une note attibuée selon différents critères : les arômes, le corps, l’acidité, la balance, l’arrière-goût, la netteté de la tasse. De l’éclairage de la salle, au Ph de l’eau en passant par les niveaux d’humidité du grain, tout est pris en compte pour assurer une uniformité des résultats lors de la dégustation.
C’est en découvrant ces détails et les méthodes de travail du torréfacteur qu’on peut dire qu’il est au café l’équivalent du sommelier pour le vin.

L'avenir est prometteur
On ne peut terminer ce profil sans parler d’un nouveau produit qui occupe un créneau particulier : on l’appelle le Cold Drip Brew. Ce café est infusé à froid selon une méthode artisanale japonaise de goutte à goutte, le style Kyoto. Ce procédé permet d'obtenir un café infusé à froid d'une extrême richesse permettant le développement des saveurs et arômes spécifiques au terroir de chaque café d'origine. Il est offert en cannette prêt à servir ou à être intégré à un alcool ou à un breuvage fruité, par exemple, sur glace.
Ces dernières années, les boissons froides à base de café sont devenues de plus en plus populaires pendant les mois d'été aux États-Unis et au Canada. L'infusion à froid a connu une croissance exponentielle au cours des dix dernières années. Cependant, parallèlement à l'infusion à froid, on a également assisté à l'essor du café « cold drip », une boisson qui présente des similitudes et des différences essentielles. C’est ce procédé que le Moussonneur utilise pour fabriquer ses cinq variétés, dont le Costa Rica Terrazu et le Jamaica Blue Mountain.

Par ailleurs, à l'automne 2024, Nathalie Gagnon installera à l'entrée de son commerce une boutique spécialisée en accessoires pour le café, incluant des cafetières, des tasses et autres articles pertinents et exclusifs. Elle y présentera aussi des formations pour les amateurs de café sur l'utilisation des machines, les techniques de préparation, et autres sujets reliés au café et à ses particularités.
Le Moussonneur va également développer une division commerciale pour desservir les restaurants, les hôtels et les divers établissements servant du café à leurs clients. Un expert du domaine s'associe à l'entreprise pour coordonner ce service. On pourra également s'y procurer des sacs de café sans mouture en gros.
Le Moussonneur emploie une équipe de quatre personnes à l’atelier en plus de quelques baristas au café du centre-ville.
Le Café du Moussonneur
lemoussonneur.ca
173, rue St-Germain Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4B8
418 721-7776
.
On dit souvent qu’on ne change pas une formule gagnante. Même si celle de la boutique Péchés Mignons de Rimouski connaissait des succès depuis 1991, les nouveaux propriétaires depuis 2019, Céline Bilodeau et René Landry, y ont apporté leur touche personnelle à leur arrivée.

La boutique située dans un petit centre commercial de la rue Saint-Germain Ouest a des airs de librairie où tout est bien classé et répertorié selon un ordre bien établi. Pas étonnant, puisque tous deux ont travaillé pendant longtemps dans le monde des librairies, d’abord à Lévis, puis plus récemment dans une succursale de Rimouski. C’est en voyant que le commerce était à vendre qu’ils ont décidé de se lancer.
Péchés Mignons offre du bonheur à sa clientèle. Chocolat haut de gamme, pâtisseries, vaste variété de thés et tisanes en vrac et en sachets, bon choix de confiseries fines, bubble tea et limonades glacées, crème glacée et sorbets. "La meilleure crème glacée en ville", assure René Landry. Et tout ça mise d’abord sur la qualité des artisans d’ici ou d’ailleurs qui les produisent. On propose aussi des exclusivités dans certains produits. Les confiseries européennes y sont également à l’honneur.
Il faut voir l’immense étalage de contenants de thés en métal blanc, tous de même forme et format dès l’entrée par le mail. On ne peut faire autrement que d’aller voir les étiquettes pour en mesurer la diversité. La vitrine de chocolats fins vaut à elle seule un petit détour. Et que dire des croustilles Brets importées de France et offertes en 17 saveurs différentes.

Céline et René y ont investi tout leur cœur et toute leur âme depuis trois ans pour que la clientèle puisse toujours y trouver un accueil chaleureux, mais aussi les produits qu’ils viennent chercher, pour s’assurer qu’ils reviennent. Ils savent qu’ils détiennent une bonne partie de la recette du bonheur sur cette terre. Ils ont bien l’intention de la conserver et de l’entretenir encore longtemps.
Leur fils participe aux opérations du commerce et pourrait constituer la relève lorsque les parents décideront de se retirer, graduellement, mais sûrement. Pour que le "marchand de bonheur" poursuive son oeuvre auprès d'une clientèle qui l'apprécie.
Péchés Mignons
facebook.com/pechesmignonsrimouski
119, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4B6
418.725.5707
À Carleton-sur-Mer, on a développé une culture du bien manger et du bien se loger depuis de nombreuses années. On y vient de partout pour profiter de ce magnifique décor dans la Baie-des-Chaleurs gaspésienne, mais aussi et surtout, pour profiter de l’offre de restauration devenue des plus intéressantes.
Parmi, cette offre, il y a celle du Marin d’eau douce, rue du Quai, de la famille Benhamidou, qui célèbre en 2024 ses 25 ans d’établissement. Pour son anniversaire, le restaurant a proposé une série de soupers-spectacles offerts aux clients tout l'été.

Depuis 1999, on y sert des menus inspirés par le terroir gaspésien, la cuisine française et marocaine. Le chef propriétaire Mohamed Benhamidou, longtemps séparé de son père Mustapha, mais qui l'a finalement retrouvé à Carleton-sur-Mer, a pris la relève en 2023 et partage son amour de la cuisine du terroir Gaspésien et Québécoise, mais toujours avec une pincée d’inspiration Marocaine.
Dans les années 1990, après avoir travaillé dans de grands établissements québécois, le chef Mustapha Ben Hamidou décide d’installer sa petite famille à Carleton, dans la baie des Chaleurs. C’est en 1999 que Mustapha, un immigrant Marocain, a racheté le café l’Indépendant pour en faire Le Marin d’eau douce, maintenant un incontournable de la gastronomie Gaspésienne. Aujourd'hui, son fils Mohamed, sa femme Iman, ses filles Fatima, Assia et Aicha et une belle équipe de passionnée sont là pour le meilleur de la cuisine du terroir.

Le Marin d’eau douce loge dans une maison construite en 1820 par Narciss Leblanc dit « Buck Wheat ». Il était forgeron et avait sa boutique face à la mer. Après lui quelques autres propriétaires se sont succédés. En 1980, Pierre Landry l’acheta et en fit un café restaurant « Le Café l’Indépendant ». Dix ans plus tard, soit en 1990, trois amies de la région rachetèrent et gardèrent la vocation du café restaurant.
Puis, en 1999, Mustapha Benhamidou se porte acquéreur du bâtiment situé à deux pas d’une plage de la Baie des Chaleurs, offrant une vue renversante qui s’accorde avec justesse à la cuisine raffinée et ensoleillée du chef Mohamed, maintenant aux cuisines depuis 2023, après y avoir été maître d'hôtel et directeur général pendant quelques années.. On s’efforce toujours aujourd’hui d'en faire un incontournable pour les amateurs de poissons et de fruits de mer, ainsi que viande et gibier. Voilà un endroit chaleureux et sympathique. Sans oublier une carte des vins digne des meilleurs celliers.

Parmi les spécialités au menu, Mohamed propose les délicieux produits de sa terre d’accueil, le tout avec une touche propre à ses racines marocaines : pieuvre grillée au fenouil et au citron vert; pétoncles des Îles et lentilles safranées; jarret d’agneau aux épices d’Orient.

Le Marin d’eau douce a reçu un certificat d’excellence en 2005 par le Guide Debeur, revue gourmande annuelle. L’établissement fait partie des 500 meilleurs restaurants du Québec sélectionnés parmi environ 15 000 établissements existants. Cette distinction lui a été décernée en regard de la qualité de ses produits et de son service.

Soulignons qu’avant d’acheter son propre restaurant, Mustapha Benhamidou n’était pas un inconnu du domaine de la restauration, avec ses 29 ans d’expérience dans la cuisine que ce soit au Maroc, en Europe, au Québec et au Canada. Son fils Mohammed a pris le relais avec honneur et confiance, sachant que l'institution a toujours sa place dans l'univers gaspésien.
Le chef-propriétaire rappelle que le restaurant est ouvert toute l'année, même durant la période des fêtes de fin d'année. C'est en janvier que l'équipe prend une pause bien méritée. Il mentionne aussi qu'il est toujours préférable de réserver pour s'assurer d'être bien accueilli.

Le Marin d’eau douce
marindeaudouce.com
215, rue du Quai
Carleton-sur-Mer, QC G0C 1J0
418-364-7602
Depuis 17 ans, la microbrasserie Pit Caribou fait partie du décor de Percé, en Gaspésie. Ses fondateurs ont vu juste en implantant cette entreprise appelée à devenir un symbole incontournable du tourisme brassicole au Québec.
Pit Caribou fait partie de la Route des bières de l’Est du Québec, la preuve qu’il y a un réel engouement pour ce genre de produits.
Aujourd’hui, Vincent Coderre, un expert en finances et administration des affaires, et Jean-François Nellis, diplômé en administration, en relations industrielles et en ressources humaines, entre autres, en plus d’une expérience dans le domaine des breuvages, se réjouissent de l’acquisition en 2019 de l’entreprise Pit Caribou, dont l’usine de production et le siège social se trouvent sur le merveilleux site à L'Anse-à-Beaufils, une ancienne usine de transformation de loup marin.

Vincent et Jean-François cherchaient une entreprise avec une bonne notoriété qui avait un potentiel de croissance intéressant dans le domaine de l’agroalimentaire. Dans le cas de Pit Caribou, « tous les voyants étaient au vert », assurent-ils. Les deux Gaspésiens opèrent maintenant la microbrasserie et le pub de Percé, nouvellement installé dans un nouveau site stratégique et plus vaste au cœur de l’activité touristique et commerciale, en plus d’être partenaires dans le pub du Plateau Mont-Royal, à Montréal.
Impossible de dissocier Pit Caribou de ses racines gaspésiennes. Son identité de marque est intrinsèquement liée à la région, incluant le nom des nouvelles bières. La toponymie gaspésienne est une source inépuisable d’inspiration !

Pour celles et ceux qui n’ont pas la chance de faire un séjour en Gaspésie, le pub Pit Caribou situé sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal, permet de goûter aux bières artisanales avant de se les procurer en épicerie ou dans les boutiques spécialisées.
Puis il y a eu la pandémie…
Même si bon nombre de personnes ont choisi de s’établir en région lors de la pandémie, la pénurie de main-d’œuvre demeure un casse-tête pour la microbrasserie. L’automatisation de certaines opérations manuelles, comme l’empaquetage, viendra résoudre en partie ce problème.
En mars 2021, avec la contribution de Développement économique Canada (DEC), Pit Caribou a pu investir dans les infrastructures et la mise à niveau de ses équipements brassicoles, un projet de plus de 1,3 million de dollars. Elle sert à l’achat d’une ligne canneteuse automatisée et à son installation. Ainsi, la capacité est passée à 7 000 mises en canettes à l’heure. La canette d’aluminium permet une commercialisation à plus grande échelle. Elle facilite aussi l’automatisation du processus « d’embouteillage ». Elle prend de 30 % à 40 % moins d’espace d’entreposage et coûte moins cher à transporter que la bouteille.

Durant cette même pandémie, Vincent et Jean-François ont multiplié le nombre de points de vente de Pit Caribou sous de grandes bannières comme Maxi, Provigo et IGA et étendu leur réseau de distribution avec des agences régionales.
À la conquête de la France
« C’est une fierté pour les gens de la Gaspésie, peu importe où ils sont, de voir qu’un produit gaspésien se retrouve sur les tablettes à Montréal, à Québec et dans d’autres régions », croient les entrepreneurs gaspésiens de Pit Caribou. Ces « autres régions » ont pris une tournure internationale récemment alors que les bières de Pit Caribou ont commencé à être distribuées en France. Les deux Gaspésiens ne comptent pas s’arrêter là et prévoient déjà courtiser le reste de l’Europe, de même que l’Asie et les États-Unis.
« Nous sommes présents dans la grande région de la Gaspésie ainsi que dans le reste du Québec pour aider la communauté avec différents soutiens sous forme de commandite monétaire et de produits. Que ce soit pour les jeunes ou pour aider les personnes en difficulté ou simplement pour promouvoir la région de la Gaspésie », explique le vice-président Jean-François Nellis qui assume les responsabilités du marketing et de la promotion de la microbrasserie, entre autres. Pit Caribou participe de plus en plus à des événements et des festivals, contribuant ainsi à l’expansion de sa notoriété un peu partout au Québec et faisant valoir davantage la marque en la rendant disponible.

Pit Caribou est une entreprise fièrement Gaspésienne qui mise sur ces valeurs locales depuis le début. La mobilisation de la communauté est puissante et les Gaspésiens l’ont souvent démontré. Rappelons que l’entreprise emploie environ 35 personnes à plein temps à son usine de l’Anse-à-Beaufils, qui brasse en plus de la douzaine de classiques, une cinquantaine de bières en rotation chaque année. On trouve une dizaines d’autres employés.es à son pub au cœur de Percé, en haute saison touristique. La popularité de l’endroit, depuis son déménagement dans des installations plus vastes et plus modernes presqu’en face de l’ancien pub, ne cesse d’augmenter.

En plus d’une belle sélection de bières de microbrasseries, le pub offre quelques grignotines locales, inspirées du terroir ou de la mer, afin d’assouvir les fringales. On se laisse tenter par les bouchées fumées, les planchettes des Artisans de la terre ou encore, inspirées du Saint-Laurent. On y sert jusqu’à 700 couverts par jour à la salle à manger et sur la terrasse, avec une cuisine ouverte jusqu’à 20 heures durant l’été. On y présente également des spectacles de musique régulièrement.

Fait à signaler, l’entreprise a transformé un ancien motel du secteur en une auberge pour y loger ses employés, facilitant ainsi la venue de personnel de l’extérieur.
Microbrasserie Pit Caribou
(Usine et terrasse)
27, rue de l’Anse
Anse-à-Beaufils (Qc) G0C 1G0
pitcaribou.com
418 782-1444
Percé (Pub et boutique)
155, route 132 Ouest
Percé QC G0C 2L0
418 782-1443
Montréal (Pub)
951, Rachel-Est
Montreal, Qc H2J 2J4
Pit Caribou, ça vient d’où ?
« Pit Caribou, c’était un personnage des Belles histoires des pays d’en haut. Quand j’étais petit, ma mère écoutait ça, mon grand-père aussi. Ç’a vraiment marqué mon enfance et j’ai toujours adoré l’émission. Dans le fond, Pit Caribou, c’était l’alcoolique du village. Ça a toujours été un personnage qui me faisait à la fois rire et réfléchir ! Même s’il se faisait manipuler, c’était vraiment un bonnasse au fond de lui. »
– Francis Joncas, fondateur de Pit Caribou.
Depuis le mois de juillet, une nouvelle enseigne orne le bâtiment situé coin Sainte-Catherine et Papineau dans le Village : la Maison des bières. Vous n’y trouverez pas de hamburger ni de croquettes de poulet… on se rappellera que le dernier locataire fut un MacDonald. On y trouve maintenant de la bière, du cidre, du vin, des kombuchas et plusieurs autres breuvages alcoolisés ou non.
La Maison des bières a pignon sur rue depuis juillet 2013 sur le Plateau Mont-Royal. Son propriétaire, Marc Antoine Gagnon, avait un intérêt flagrant pour le monde brassicole bien avant cette date. Après plus de trois ans d’études de marché, un cours de sommelier en bière et de dégustation en dégustation, il s’est enfin lancé en affaires.

Il aura fallu attendre exactement 11 ans avant qu’il ne décide d’aller de l’avant avec un second point de vente. Maintenant associé avec sa conjointe Barbara Aburtto Alarcon, elle est aussi passionnée par le monde des microbrasseries du Québec et aux produits artisanaux du terroir, la Maison des bières s’attaque maintenant au marché du Village et des quartiers environnants. Avec son éthique de travail et son expérience dans le domaine du commerce, elle a complètement révolutionné le design et le marketing de la boutique.

Rencontré dans son nouveau local le jour de l’inauguration, Marc Antoine Gagnon explique qu’il cherchait un local dans le secteur depuis plus de 2,5 ans. Conscient que le développement immobilier amorcé depuis quelques années dans le centre-sud, avec les divers projets comme ceux de l’ancienne maison de Radio-Canada, le nouveau bâtiment voisin de son magasin qui accueillera sous peu un supermarché Maxi et des appartements aux étage supérieurs, tous les immeubles résidentiels qui poussent comme des champignons à l’est du Pont Jacques-Cartier, et d’autres encore, va amener quelques dizaines de milliers de nouveaux résidents avec de bons revenus, le potentiel de développement est bien présent.
Lui et sa conjointe voient les choses bien au-delà des problèmes actuels que plusieurs dénoncent et critiquent dans le Village. Pas question de jouer à l’autruche, au contraire. Ils croient pouvoir amener une dynamique nouvelle intéressante dans ce coin du quartier pour y attirer une clientèle qui favorise le type de produits qu’il propose.

La Maison des bières propose un immense choix de bières de microbrasseries du Québec et fait valoir les produits fabriqués par les artisans d’ci. On y offre un choix de plus de 1200 bières différentes provenant de plus de 120 microbrasseries du Québec (et d’Ontario), en plus des autres produits. Aucun produit commercial tel que ceux vendus dans les épiceries et les dépanneurs. La clientèle bénéficie en tout temps des services de conseillers disponibles 7 jours sur 7.
Une visite des lieux convaincra les plus sceptiques (il y en a plusieurs) qu’un tel commerce est viable dans le quartier. On y rencontrera également la mascotte canine de la Maison des bières, un magnifique jeune Akita américain qui accueille la clientèle sagement et tendrement, malgré sa taille imposante.

La Maison des bières
maisondesbieres.ca
1703, rue Sainte-Catherine est
Montréal (Qc) H2L 2J5
514 419-1591
Plateau Mont-Royal
4485, rue de Lanaudière
Montréal (Qc) H2J 3P3
514 564-3100
Ari Roach et Gary McLaughlin ont uni leurs efforts et leurs compétences pour créer un nouvel espace devant accueillir la communauté LGBT+ à Moncton. C’est ainsi que le Aris Bar & Nightclub a officiellement ouvert ses portes le 9 août dernier dans un vieil immeuble historique rénové, tout près du centre culturel Aberdeen.
Ce projet mijotait depuis 2022 dans la tête de la jeune étudiante à l’Université Mount Allison de Sackville, Ari Roach, originaire de Dieppe, alors qu’elle avait 19 ans. Pour sa part son nouvel associé, Gary McLaughlin, originaire de Tracadie, est revenu à Moncton avec son conjoint après plus de 20 ans d'absence. Une rencontre entre lui et Ari en février dernier, dans une activité qu’il avait organisée, a été le déclencheur de leur association.
Gary et Ari, les deux associés.
À Montréal, il a été constamment impliqué dans de nombreux événements queer et s'est bâti un parcours impressionnant dans l'organisation de la vie nocturne. Il a récemment conclu son événement électropop populaire "LUVHAUS", qui a réuni de nombreux queers de Montréal pour des soirées dansantes très énergiques, mettant en vedette un mélange éclectique des meilleurs DJ de la ville.
Apportant cette expérience et cette passion à Moncton et étant un joueur dans l'âme, il a déjà créé 1UP Moncton, qui propose des événements de jeu pour la communauté LGBT+ locale, afin que les personnes queer puissent se connecter autour du monde des jeux vidéo et POPROCKZ, un événement de danse axé sur certains artistes pop avec des performances de drag.
Gary espère offrir un espace permettant à chacun de danser et de se sentir en confiance et en sécurité tout en le faisant. Depuis la fermeture du Triangles, en 2018, puis du Flamingos, en 2021, la communauté LGBT+ de Moncton et du sud-est du Nouveau-Brunswick s’est retrouvée sans plus aucun bar, plus aucun espace dédié. C’est ce qui a motivé les deux entrepreneurs pour mener à bien leur projet.

Le Aris Bar & Nightclub propose une ambiance décontractée et un espace sécuritaire. Situé à peu de distance du secteur animé de la Main avec ses bars et restaurants, il se veut ouvert à tout le monde, en français et en anglais. Le personnel est bilingue, une volonté ferme des copropriétaires qui sont tous deux des francophones. Ils espèrent ainsi y attirer des touristes francophones.
Ouvert 6 jours par semaine, du mardi au dimanche, on y présentera diverses activités musicales de même que des spectacles. Une salle privée permet aussi d’accueillir des groupes pour des activités spéciales.
Nul doute que la communauté queer et ses alliés de Moncton et de la région adopteront cet endroit qui promet d’être des plus populaires.
Fait à signaler, le Aris est situé tout près du restaurant Brumes du coude, qui a fourni des bouchées pour les invités lors de la soirée d’ouverture.

Aris Bar & Nightclub
arisbarnightclub.com
184 Rue Alma Street
Moncton, NB E1C 2A4
(506) 388-2618
Situé à l'entrée ouest de Rivière-au-Renard, un secteur de la Ville de Gaspé, à 5 km seulement du magnifique parc national Forillon, l'Auberge Le Caribou propose un séjour confortable en harmonie avec la mer. Cet établissement comprend 39 chambres de motel et deux chalets, ainsi que le Resto-Pub La Révolte, où on peut profiter d'une terrasse chauffée avec vue sur la mer en été. À quelques pas du port et de la marina, on se laisse facilement envoûter par cette ambiance chaleureuse et cette invitation à la détente dans un environnement particulièrement agréable en toutes saisons.

Celui qui a pris la direction de l’endroit en janvier 2020, juste avant que la pandémie de COVID ne sévisse et se transforme en une fermeture générale des commerces non essentiels, ne s’est pas laissé abattre par les événements. Mathieu Samuel a commencé à travailler à La Révolte, le restaurant de l’auberge Le Caribou, dès ses 18 ans, en 2011. Au fil des ans, il a appris les rouages d’un tel établissement, jusqu’au jour où le propriétaire lui fasse connaître son intention de vendre.
Dans le village d’environ 3000 habitants où il est né et a grandi, et où sa famille a déjà une tradition d’entrepreneuriat, peu d’entreprises touristiques sont ouvertes à l’année, et il se verrait bien reprendre celle-ci. « Le Caribou existe depuis 1930 ; plusieurs générations sont passées par là, explique-t-il. L’entreprise m’intéressait. J’ai donc dit au propriétaire de venir me voir lorsqu’il voudrait vendre. Mais ça a vraiment été plus rapide que prévu », raconte-t-il en entrevue.
Après avoir accepté le poste de directeur des opérations au printemps 2019, tout en poursuivant des études en gestion d’entreprises à l’Université Laval, il va devenir officiellement propriétaire en janvier 2020.
Grâce à une bonne gestion, la bonne volonté des employés et le retour des touristes en Gaspésie dès l’été 2021, l’entreprise s’est bien tirée d’affaires. On en a profité pendant cette période pour rénover toutes les chambres et les deux chalets. On voulait passer d’un « motel de bord de 132 » à un lieu de destination apprécié.
Le nouveau propriétaire ambitieux prévoit également ajouter de 6 à 8 chalets pour répondre à un besoin exprimé par une certaine clientèle, entre autres les familles.
Avec une trentaine d’employés, dont certains sont dans l’entreprise depuis très longtemps, il se sent en bonne position pour maintenir le succès de l’établissement. Le restaurant qui opère toute l’année, sept jours semaine, avec trois repas par jour, embauche aussi des travailleurs immigrants, notamment des Africains et des Malgaches. Ce Gaspésien convaincu essaie au quotidien d’apporter une touche de jeunesse à La Révolte, notamment dans les menus, et d’attirer la clientèle de son âge en suivant les tendances du marché.

Le patron ne se cache pas d’avoir de grandes ambitions pour son entreprise : « Je veux que tout le monde connaisse l’établissement comme un incontournable où s’arrêter. Je veux que les touristes viennent profiter de ce qu’on a à offrir. » Comme de la vue qu’il a depuis son auberge, au bord du golfe et à deux minutes de la plage.

Une salle privée est disponible pour des repas ou des rencontres d'affaire, familiales ou entre amis. Un service de repas, de boissons, de collations et de buffet est possible sur demande.
Et pour ceux et celles qui se demandent d’où origine le nom du restaurant La Révolte, il faut retourner dans l’histoire de ce village. En août 1909 , les compagnies de pêche réduisent par 30 % le prix offert au quintal de morue salée séchée, principal produit commercé par les pêcheurs renardois. Il y a plus de 150 ans, une partie de l’Auberge Le Caribou existait comme étant la William Fruing and Company. C’est donc sur le terrain actuel de l’Auberge Le Caribou que des pêcheurs se sont révoltés contre les compagnies jersiaises. Nommer le Resto-Pub La Révolte en l’honneur de cet événement allait donc de soi.
Auberge Le Caribou
Resto-bar La Révolte
aubergelecaribou.ca
82, boulevard Renard Ouest
Gaspé (Qc), Canada
G4X 5H1
(418) 269-3344
Saguenay, la plus importante ville de tout l’Est du Québec, offre un large éventail de tables accueillantes.
À La Baie, elles se concentrent autour du plateau Victoria, près du terminal de croisière. Tout près du terminal,
jouissant d’une merveilleuse vue sur la baie, le resto-bar Le Pavillon Noir se spécialise en viandes fumées et
grillades. Vous pouvez y prendre un verre et accompagner votre 5 à 7 de grignotines, nachos ou calmars frits.
Juste à côté, la Microbrasserie du Pavillon Noir a vu le jour en décembre 2022. La microbrasserie offre une
belle nouveauté à La Baie aux amateurs de bières de microbrasserie et aux amoureux du rhum.
Plusieurs auberges offrent aussi des services de restauration. Sur les rives du fjord au cœur de La Baie,
l'Auberge des 21 propose à son restaurant Le Doyen une fine cuisine régionale actualisée. Depuis plus de 30
ans, cette auberge occupe une place de choix parmi les relais gourmands du Québec. Au gré des arrivages, elle
privilégie les produits régionaux, notamment des aliments sauvages méconnus, pour créer une cuisine
actualisée, qui s’inspire des traditions locales et des mets autochtones.
L’Auberge des Battures mise de son côté sur une fine cuisine mettant à l’honneur les produits du terroir.
D’inspiration française ponctuée par l’environnement québécois, sa table a été primée lors des grands prix du
tourisme québécois. À son restaurant O'Batillage, le chef Étienne Trottier s’assure d’un approvisionnement
local qui vous fait découvrir le meilleur de la forêt boréale et des producteurs régionaux. La salle à manger offre
une vue panoramique sur le fjord.
Depuis juin 2019, le restaurant fait le bonheur de la clientèle qui grandit constamment. Même la pandémie n’a pas eu raison de leur ardeur et de leur passion. Puis le voisin d’en face, en bas de la ville à Sept-Îles, près de la marina et du port, l’épicerie fine Mel&Lau, est sauvée de la fermeture par les restaurateurs.
Démarrer, faire croître, récupérer, sauver et poursuivre l’opération de deux commerces du monde de l’alimentation en 5 ans, dont le dernier en l’espace de quelques mois seulement, ça relève presque de la magie. Ou encore de la folie, diront certains ! Tout cela permet quand-même à plus de 35 personnes d’y trouver un emploi toute l’année.

Le Bavard et l'Ivrogne, Pierre-Olivier Simard (à droite) et Billy Tanguay-Labrie (à gauche), se sont rencontrés dans un autobus scolaire il y a bien des années. C'est lors d'une soirée bien arrosée que l'idée de leur propre restaurant leur est venue. Les connaissances en cuisine italienne acquises à l'ITHQ et en Italie de Billy (l'Ivrogne) jointes à l'entregent et à la loquacité de Pierre-Olivier (le Bavard), davantage un technicien en télécom qu’un restaurateur, c'est exactement ce qu’il fallait pour établir un endroit si unique.

Le but des deux propriétaires est simple : de la nourriture faite maison, des produits locaux en majorité, des portions pour tous les appétits, le tout dans une ambiance où l'on se sent comme à la maison. Le menu propose une variété de mets originaux, savoureux et uniques en leur genre, du mardi au samedi.
Les groupes peuvent profiter d’un menu-dégustation spécial permettant de profiter au maximum de l’expérience de l’endroit. On y propose deux services plus un dessert dans une variété de choix.

À travers les années, les aventures, les projets et les différentes entreprises, l'équipe du Bavard & l'Ivrogne est rapidement devenue une famille. « Une belle famille étant maintenant une trentaine à en faire partie », ajoute Pierre-Olivier. Depuis le début, les deux propriétaires s’entendent pour créer un environnement de travail agréable, dans la rigolade, où l'on se sent chez soi.
« Offrir des salaires compétitifs et de bonnes conditions de travail, proposer des rabais sur les produits des commerces et promouvoir les emplois disponibles auprès d’étudiants internationaux : voilà ce qui est notre approche en matière de ressources humaines. On réussit à garder nos employés et on réussit à en développer de nouveaux. On a des gens qui sont des piliers qu’on peut affecter un peu partout, qui restent avec nous et avec lesquels on peut se développer », expliquait Billy Tanguay en entrevue récemment.
Un nouveau « bébé » à faire grandir.
Par ailleurs, en février 2023, la propriétaire du Marché MelLau annonçait qu'elle devait mettre la clé sous la porte en raison d'une surcharge de travail due au manque de main-d'œuvre. Il s'agissait du seul commerce à Sept-Îles qui offrait des plats préparés à emporter et qui faisait office d'épicerie fine. « La poursuite des activités du marché sous le nom de Mel&Lau permet de consolider l'offre alimentaire de la ville », assure Pierre-Olivier.
« C'est un projet qu'on tenait à cœur depuis longtemps », témoigne Billy Tanguay. « On s'est dit qu'on voulait essayer de le maintenir en vie, d’en faire un projet phénix un peu. La ville a un besoin de ce genre de commerces », souligne-t-il. Non seulement on y poursuit maintenant l’offre de produits cuisinés selon les recettes du Bavard & l’Ivrogne, mais on y offre également pains et pâtisseries, viennoiseries, salades et autres spécialités, dont des produits vegan, sans viande, sans gluten ni produits laitiers. Quant aux produits d’épicerie fine, les tablettes se regarnissent un peu plus chaque semaine.
Chaque semaine, on propose un menu du jour différent au quotidien, pour consommer sur place ou pour emporter. De plus, les produits de Fumeur en Nord qui annonçait lui aussi sa fermeture, en avril dernier, sont maintenant offerts chez Mel&Lau.
Le Bavard & L’Ivrogne
lebavardetlivrogne.ca
14, rue Père Divet
Sept-Îles (QC) G4R 2X1
(418) 962-4011
Mel&Lau
facebook.com/MarcheMelLau